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( 20 Januari 2007 )
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Malay Culture

Question de la Réconstruction de la langue mère (Proto-Malais)

1. Introduction

Avant la langue a été écrite et l‘histoire a été notée, il y avait une langue en forme orale. Parce que les langues ayant la tradition écrite ne sont pas née du néant. Elles avaient une forme bien structurée avant de se transformer en langues écrites grâce à l‘invention de moyen d‘écriture. 

Kridalaksana même assume que la langue qui existait, a eu le degré de la complexité quasi identique que la langue d‘aujourd‘hui. Bien que Kridalaksana n‘ait pas expliqué son argument, quoi qu‘il en soit son hypothèse justifie donc l‘opinion sur la longue histoire de la langue.

2. Proto-langue, qu‘est-ce que c‘est ?

Rohaedi dit que la proto-langue n‘a quasi jamais parlée et il convient de la considérer comme une langue présumée ou dans l‘autre terme, la forme du passé d‘une langue se présume ainsi (Rohaedi, 2007 : 100).

Blust affirme la définition de la proto-langue selon le courant de la linguistique comparative (une branche de linguistique qui étudie l‘histoire d‘une langue) :

« La proto-langue est l‘ancêtre hypothétique de plusieurs langues de parenté qui sont attestées issues de la même langue. Elle est ‘reconstruite‘ sur les éléments apparentés qui se trouvent au sein des langues-filles attestées ». 

D‘après Blust, on peut reconstruire ou imaginer la proto-langue en remarquant les éléments voisins au sein des langues actuelles étant attestées viennent de la même famille. En bref, c‘est une langue présumée qui s‘appuie sur l‘hypothèse de parenté.

3. Caractéristiques de la proto-langue

D‘après l‘indication de deux linguistes ci-dessus, on peut conclure que la proto-langue a au moins cinq caractéristiques suivants :

a. Elle est une langue présumée

Elle est dite présumée car sa forme originale est impossible à étudier. Le problème demeure au sein des données, qui étaient en forme de l‘oral et sont impossibles à récupérer. Néanmoins, les linguistes ne manquent d‘idée, en cherchant des langues de parenté ils peuvent déterminer la langue présumée des langues attestées viennent de la même famille.

b. La langue présumée n‘était pas une langue écrite

Il convient d‘écarter les langues écrites de la recherche de la langue présumée et cette condition est plausible. Par conséquent, les langues, ayant une tradition écrite, ne pourraient pas être considéré comme les proto-langues parce qu‘elles ont une histoire. Elles sont donc analysables en reposant sur ses données linguistiques. Or la recherche de la langue présumée exige l‘analyse sur les éléments apparentés des langues actuelles. 

c. (Il est possible) très compliquée

Comme les langues, qui existent aujourd‘hui, ont la tradition écrite, certes elles sont passées plusieurs étapes pour construire son système, alors il est possible que la proto-langue était aussi compliquée.

d. Elle n‘a été jamais parlée car elle n‘est qu‘une langue reconstruite des langues d‘aujourd‘hui

La proto-langue n‘est plus parlée parce qu‘on puisse l‘obtenue en faisant des recherches sur les langues qui sont devenues une langue ancienne.

e. La reconstruction des linguistes comparatifs

La reconstruction est faite d‘après l‘analyse sur les langues d‘aujourd‘hui, après avoir trouvé la conclusion des langues, sur lesquelles les linguistes comparatifs font ses recherches, sont issues du même ancêtre.

Il convient de noter les objectifs de la reconstruction de la proto-langue sont de justifier la parenté des langues existantes, et de reconstruire inversement de haut en bas auprès des langues qui sont issues de la même famille.

4. Langue écrite

D‘après Kridalaksana la reconstruction qui s‘appuie sur les langues venant d‘une famille qui sont dispersées n‘est qu‘une méthode afin de connaître la proto-langue. L‘autre méthode est de faire des recherches qui se fondent sur les données écrites. Selon lui, la langue écrite est très importante dans la reconstruction de proto-malais.

5. Reconstruction de la langue-mère du malais : Une question

Le malais actuel est d‘origine malayo-polynésienne et il appartient à la famille des langues austronésiennes. Les langues malayo-polynésiennes sont divisées en langues malayo-polynésiennes orientales et occidentales, désormais dites Bahasa Nusantara ‘langues nousantariennes‘. Rohaedi a déclare que Brandes avait prouvé les langues malayo-polynésiennes occidentales étaient issues d‘une langue mère. Avec les langues malayo-polynésiennes orientales, les malais malayo-polynésiens occidentaux faisaient partie de la famille des langues malayo-polynésiennes (aujourd‘hui on parle aussi des langues austronésiennes).

La reconstruction sur la famille des langues austronésiennes, qui ont donné naissance le malais, a été faite, et elle est considérée comme un succès par les linguistes comparatifs (bien que l‘amélioration, sur la reconstruction, ait fait plusieurs fois). Quant à la langue mère du malais, la reconstruction n‘a été faite que dans les années quatre-vingt. Initié par la recherche effectuée par Adelaar (1985) qui a essayé de reconstruire la langue mère du malais en se fondant sur six sociolectes qui étaient : sociolecte de Melayu Baku, sociolecte de Minangkabau, sociolecte de Banjar Hulu, sociolecte de Serawai, sociolecte d‘Iban et sociolecte de Jakarta. En faisant entrer le sociolecte Iban et sociolecte Minangkabau, Adelaar a designé la proto-langue qu‘il reconstruit comme le proto-malaïque (Proto-Malayic) non proto-malais (Proyo-Malay) parce que les deux derniers sociolectes n‘appartiennent plus à la famille des langues malaises, mais ils appartiennent à la famille de la langue malaïque (Malayic), un niveau plus haut que la famille des langues malaises.

__________

Langues malaïques de Dyen, qui dériveraient le proto-malaïque.

(1)        Malais

            Langue de Minangkabau

            Langue de Kerinci

            Moyen-Malais

(2)        Langue de Selako

            Langue d‘Iban

(3)        Soundanais

            Langue de Maloh

            Langue de Rejang

(4)        Langue d‘Atjeh

            Langue de Cham

            Langue de Jarai

Cité de Nothofer (1988)

__________

Dans ses recherches ci-dessus, Adelaar exprime qu‘il a fait la reconstruction de phonèmes, de structure des mots, de lexiques et d‘affixes et a formulé une hypothèse sur les modifications du proto-malayo-polynésien (PMP) au proto-malaïques (PM).

6. Deux étapes de Blust :

Ce qu‘a fait Adelaar était en effet convenable au conseil de Blust. Dans un de ses articles, Blust précise lorsque l‘on reconstruit le proto-malais, il y a deux mesures que l‘on puisse effectuer : la première est de délimiter les langues de parenté, et la deuxième est de faire une comparaison systématique parmi ces langues. Toujours selon Blust, la délimitation des langues à analyser posera un problème, par exemple il faut une analyse approfondie sur le procédé phonologique et morphologique. 

7. Collins

La deuxième reconstruction, notamment sur la phonologie, a été effectuée par Collins (1986). Kridalaksana explique que Collins n‘a pas précisé clairement si sa recherche a été faite pour reconstruire le proto-malais. Collins n‘a fait que l‘explication de certains phonèmes au sein des dialectes malais qui sont les dérivés de phonèmes de la langue proto-austronésienne (reconstruction inverse de haut en bas). Sa recherche était sur les phonèmes dans les dialectes régionaux du malais.    

8. Critique de Kridalaksana

Une sévère critique vient de Kridalaksana sur les recherches d‘Adelaar et de Collins. Il a jugé que les recherches de ces deux linguistes avaient manqué quelque chose d‘importante, qui est indispensable dans le cadre de la reconstruction de la proto-langue. Bien que la proto-langue ne soit qu‘une langue présumée, sa reconstruction doit considerer l‘ancien malais, la langue qui était utilisée dans les stèles et les autres anciens patrimoines. D‘après Kridalaksana, la reconstruction de proto-langue ne peut pas se reposer que sur les dialectes synchroniques, comme ont fait les deux linguistes, mais il faut profiter également les langues anciennes qui ont été utilisées. Néanmoins, ses recherches ne sont pas en vain car on peut les utiliser pour faire une comparaison parmi les dialectes malais.

9. Adelaar : Quelques exemples

Pour qu‘on puisse comprendre mieux sur la reconstruction de la langue proto-malaïque qu‘a fait Adelaar, voici quelques exemples de sa reconstruction.

*a                               

> MB, BH, IBN a MIN a/o/e, SWI a/-o, JKT a/-è

*@ deux dernière syllabe

> MB. SWI, IBN, JKT @. MIN, BH a

*@ dernière syllabe    

> MB, BH, SWI, IBN a, MIN a/o/e, JKT @

*i        

> BH, IBN i, MB i/e, MIN i/iẽ/e, SWI i/ie, JKT i/é/è

*u

> BH, IBN u MB u/o, MIN u/uẽ/uy/o, SWI u/ uẽ/o

Explication:

La première ligne: *a signifie le proto-malaïque transmet le phonème /a/ au sociolecte de Baku, de Banjar Hulu et d‘Iban ; transmet les phonèmes /a/, /o/, /e/ au sociolecte de Minagkabau ; transmet les phonèmes /a/, /o/ au sociolecte de Serawai et transmet les phonèmes /a/ et /è/ au sociolecte de Jakarta et ainsi la suite.

(Adelaar, 1994: 53)

Lexique : temps, point cardinal

*pagi (matin) : est reconstruit de tous les sociolectes sauf de Banjar Hulu qui utilise ba/isuk/an.

*timur (est) :   est reconstruit de sociolecte de Melayu Baku, de Banjar Hulu, de Serawai et de Melayu Iban tandis que timue ‘est‘ dans le sociolecte de Minangkabau. Serawai aurait emprunté ce terme, et apparemment les autres sociolectes ont emprunté de Melayu Baku tandis que le proto-malayo-polynésien avait le terme *hatimuR. Ce terme est en fait un dérivé de la proto-malayo-polynésien et existe également dans le sociolecte Melayu Baku.

(Adelaar, 1994 : 173 et 176)

Les mots cardinaux:

MB

MIN

BH

SWI

IBN

JKT

PM

suatu, (@), s@-

cie?, sa-

asa, sa-

so, sa

sa?, s@-

(s)atu, s@-

*@sa?, *sA-

dua

duo

dua

duo

dua

duè

*dua(?)

* = astérisque (MP), MB = Melayu Baku, MIN = Minangkabau, BH = Banjar Hulu, IBN = Iban, SWI = Serawai dan JKT = Jakarta, PM = proto-malaïque.

(Adelaar, 1994: 177)

10. Conclusion

La forme de la langue malaise avant du 16ème siècle reste une équivoque. Tandis que, les linguistes tendent à négliger les formes des langues écrites qui était évidemment utilisées à cette époque-là. Bien que les langues écrites dans les textes anciens aient été utilisées dans la recherche qui ne se repose que sur la découverte des textes anciens malais du 16ème siècle et la suite.

Dans l‘étude des langues austronésiennes, les reconstructions, qui se reposaient sur les dialectes d‘aujourd‘hui, ont été faites par Adelaar(1985) et Collins (1986).

(SR/bhs/45/09-07)

(AR/ter/29/04-07)

Bibliographies :

Adelaar, K. A. More on Proto-Malayic, dans : Rekonstruksi dan Cabang-cabang Melayu Induk (rédacteurs : Mohd Thani Ahmad et Zaini Mohamed Zain), Kuala Lumpur, Dewan Bahasa dan Pustaka Kementerian Pendidikan Malaysia.

Adelaar, K. Alexander. 1994. Bahasa Melayik Purba Rekonstruksi Fonologi dan Sebagian dari Leksikon dan Morfologi, Jakarta, RUL.

Blust, Robert. 1988. Malay Historical Linguistics : A Progress Report, dans : Rekonstruksi dan Cabang-cabang Melayu Induk (rédacteurs : Mohd Thani Ahmad et Zaini Mohamed Zain), Kuala Lumpur, Dewan Bahasa dan Pustaka Kementerian Pendidikan Malaysia.

Kridalaksana, Harimurti. 1988. Masalah Metodologi dalam Rekonstruksi Bahasa Melayu Purba, dans : Rekonstruksi dan Cabang-cabang Melayu Induk (rédacteur : Mohd Thani Ahmad et Zaini Mohamed Zain), Kuala Lumpur, Dewan Bahasa dan Pustaka Kementerian Pendidikan Malaysia.

Nothofer, Bernd. 1988. A Discussion of Two Austronesian Subgroups: Proto-Malay and Proto-Malayic, dans : Rekonstruksi dan Cabang-cabang Melayu Induk (rédacteur : Mohd Thani Ahmad et Zaini Mohamed Zain), Kuala Lumpur, Dewan Bahasa dan Pustaka Kementerian Pendidikan Malaysia.

Rohaedi, Ajat. 2007. Bahasa Melayu: Jejak Sejarah, dans : Masyarakat Melayu, Budaya Melayu dan Perubahannya, (éd : Heddy Shri Ahimsa-Putra). Yogyakarta, Balai Kajian dan Pengembangan Budaya Melayu en collaboration avec Adicita Karya Nusa.

Appendice :

Le groupe des langues Javano-Sumatranais de Dyen:

1. Malaïque Hesion

a. Subfamille malaïque

- Malais

- Langue de Minangkabau

- Langue de Kerinci

b. Madurais

c. La langue d‘Atjeh

d. Subfamille lampungique

e. La langue de Lampung

f. La langue de Kroe

2. Soundanais

3. Javanais

Cité de Nothofer (1988)

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