Que signifie-t-il un nom pour enfant ? Certains croient que le nom n‘a rien d‘influence à l‘égard d‘un enfant. Mais les autres disent le contraire, le nom pourrait influencer la partie psychologique et le comportement de l‘enfant. Le nom est le premier moyen, donné par les parents, permettant de l‘identifier et le différencier de l‘autre.
L‘attribution d‘un nom à un enfant veut dire une espérance des parents pour que le comportement et la nature de l‘enfant, ressemblent au nom de l‘enfant. En générale, l‘enfant, sachant que son nom est beau, aura un rêve qui représentera son nom comme ses parents espèrent. En plus il évitera des mauvaises conduites qui n‘indiquent pas son nom. Prenons un exemple, celui qui s‘appelle Hassan (qui signifie bon) aura évidemment la honte de sa mauvaise conduite, en autre terme le nom pourrait servir à contrôler le comportement de l‘enfant.
À cause de cela l‘islam prête beaucoup de souci à l‘égard de la dénomination à un enfant. La dénomination faite par les parents à leur enfant est une forme de l‘éducation le plus précoce après la naissance de l‘enfant. En choisissant un nom approprié, les parents espèrent que la nature de l‘enfant reflétera son nom. Mais parfois les comportements des enfants reflètent contrairement son nom et l‘espoir des parents. Par exemple la plupart de gens ayant le nom Sabri tend à avoir la nature patiente comme le montre le nom, néanmoins il y en a qui manifeste la nature contradictoire. Avant tout, il est important que les parents doivent donner le meilleur nom pour que leur enfant ait des natures positives et puisse réaliser les rêves des parents.
À Riau, Indonésie, il y a un conte populaire qui vit au milieu des habitants et qui parle de l‘importance d‘un nom. Autrefois, il y avait une vieille veuve ayant trois fils. Elle appela ses trois enfants en fonction de son espoir. Son fils aîné fut appelé Bujang Perotan ‘chercheur de rotin‘ pour qu‘il devienne un bon chercheur de rotin. Son deuxième fils fut nommé Bujang Pengail pour qu‘il soit un bon pêcheur à la ligne. Quant à son fils cadet, la veuve avait du mal de le dénommer parce que l‘enfant était anormal, il est aveugle dès sa naissance. Elle l‘appela enfin Bujang Buta. Ses trois enfants ont leurs propres natures. Bujang Perotan et Bujang Pengail faisaient de la malignité au cadet, Bujang Buta. Malgré les méchancetés de ses frères, il pouvait être patient.
Un jour, les trois frères allèrent vers le bois pour faire leur propre travail, l‘aîné chercha du rotin et son frère cadet pêcha à la ligne. Avant de finir leur travail, Bujang Perotan et Bujang Pengail avait une idée de quitter leur frère cadet tout seul dans la forêt. Qu‘est-ce qui lui arriverait ? Fut-il devenu la victime des animaux sauvages, le maître de la forêt ? Pour en savoir plus, poursuivons le conte suivant.
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Il était une fois, dans un kampong ‘un bourg indonésien‘ à Riau, Indonésie, habitait une vieille veuve avec ses trois enfants. Son fils aîné s‘appelait Bujang Perotan, le deuxième s‘appelait Bujang Pengail et son fils cadet s‘appelait Bujang Buta. Ils possédaient des différents comportements. Bujang Perotan et Bujang Pengail avaient toujours des mauvaises intentions à l‘égard de leur frère cadet. Bujang Buta par contre était un enfant obéissant et travailleur.
Un jour, ils travaillaient dans la forêt pour chercher du rotin et des poissons en pêchant à la ligne. Lorsqu‘ils plongeaient à la pêche, Bujang Perotan et Bujang Pengail abandonnèrent subitement leur frère cadet, Bujang Buta, tout seul dans la forêt. Quelques temps après, le cadet s‘aperçut que ses frères l‘avait quitté, il les appela en criant, « Hé ho vous êtes où là ? ». Il cria plusieurs fois en vain car il n‘y avait aucune réponse. Jusqu‘à la nuit tomba, Bujang Buta ne trouva aucun indice de ses frères.
En pas chancelant et ait été pris de peur, Bujang Buta marcha sans direction déterminée. Au bout de quelques pas, il sentit son pied appuya sur telle chose. Alors il tâtonna d‘abord et puis prit cet objet. « Il paraît comme une mangue », murmura-t-il. Il en mangea donc et laissa le noyau « Mmm... que c‘est bon cette mangue », dit-il au cœur. Comme il avait encore faim, il en suce encore et encore. Tombé follement dans le goût de la mangue, il avala involontairement le noyau.
« Arrrghh non... Mère ! » exprima-t-il sa douleur. À un moment donné, ses yeux s‘ouvrirent. Il était très étonné lorsqu‘il put voir les feuilles de l‘arbre et ses petites branches titubant soufflées par le vent. Il regarda le ciel et parvint à jouir la beauté de la lumière de la lune. « Toutes les louanges à Dieu ! Grâce à votre puissance oh mon Dieu je puis regarder le monde », récita Bujang Buta en fermant les yeux.
Néanmoins lorsqu‘il ouvrit ses yeux, il regarda deux beruk et un tigre. Soudain, Bujang Buta ait été bouleversé par la peur, il pensa que le tigre l‘emportera. « N‘aie pas peur, mon garçon » dit le tigre. Il tomba en forte surprise puisque le tigre put parler.
« Tu vas où, mon garçon ? » demanda le beruk. Alors Bujang Batu répondit doucement parce qu‘il avait peur « Je suis en train de chercher un kampong ». Le tigre ajouta « Mais pourquoi ? », puis Bujang Buta expliqua ce qu‘il lui arriva.
Après avoir écouté l‘histoire de Bujang Buta, les trois animaux apprirent pourquoi il était seul dans la forêt et ils s‘aperçurent que ce garçon était déluré. Alors ils lui donnèrent des outils.
« Mon garçon ! Comme tu es un enfant généreux nous avons décidé de te munir avec ce terap et ce kriss », dirent les deux beruk en lui donnant les deux outils. « Sache, que ce kriss et ce terap sont capable d‘agir eux-mêmes en fonction de ta volonté » ajoute l‘un des beruk.
Comme si le tigre ne voulut pas manquer l‘occasion de faire du bien à Bujang Buta, « Pour équiper ton parcours je te donne un bâton sachant frapper en fonction de ton ordre », expliqua le tigre en lui confiant le bâton. « Je vous remercie mes amis, vous êtes tous vraiment gentils », répondit Bujang Buta.
Après avoir dit la formule de séparation, Bujang Buta quitta la forêt et prit la route indiquée par les trois animaux qui lui mena vers le kampong. Tout au long de nuit, il marcha en prenant la direction comme il faut. Et puis il vit un kampong par distance. Il l‘approcha et y entra. Il aperçut une vieille dame qui était en train d‘arranger des fleurs, puis il bougea vers elle.
« Qu‘est-ce que vous faites mémé ? Salua-t-il gentiment.
« Je suis en train d‘arranger des fleurs », répondit la vieille dame.
« Qui êtes-vous, jeune homme ? », répliqua la vieille dame.
« Je suis Orang Muda ‘jeune homme‘ mémé » ainsi la réponse de Bujang Buta. Désormais il ne s‘appela plus Bujang Buta.
« Puis-je vous aider mémé ? », il offrit sa main.
« Bien sûr, essaye un peu », dit la vieille dame.
Comme il a de la nature travailleuse et de la gentillesse, il aida ensuite la vieille dame et celle-ci l‘autorisa de vivre avec elle. Depuis ce jour-là, il arrangeait les fleurs pour aider la vieille dame et il la considérait comme sa propre mère.
Un jour lorsqu‘ils étaient à l‘aise d‘arranger les fleurs, la vieille dame lui raconta la situation du pays. « Sache, jeune homme ! Le roi du pays est état de tristesse. Sa fille cadette a été enlevée par Raja Gajah ‘littéralement signifie « roi d‘éléphant »‘ parce qu‘il veut l‘épouser. Jusqu‘à présent personne ne peut libérer la fille de la possession de Raja Gajah ». En réponse de l‘histoire de la vieille dame, l‘intention de faire une mesure héroïque apparut dans l‘esprit de Bujang Buta. « Je peux la libérer, mémé ? » demanda Bujang Buta. « Surtout pas mon petit ! Gajah est très fort à battre. Il possède une puissance surnaturelle exceptionnelle », prévint la vieille dame en empêchant l‘intention de Bujang Buta.
Bujang Buta, qui sentait l‘inquiétude de la vieille dame, resta immobile. Mais il avait toujours de l‘intention de sauver la fille. Quand la nuit tombait Bujang Buta alla vers l‘endroit où la fille cadette du roi était en captivité. Il n‘oublia pas les trois outils confiés de deux beruk et le tigre.
À l‘arrivée sur la planque de bande d‘éléphant, Bujang Buta fut obstrué par plusieurs éléphants y compris leur chef qui ordonna l‘enlèvement de la princesse du roi. Sans réfléchir Bujang Buta braqua ses outils et demanda la direction de Dieu. Il concentra aux trois armes comme s‘il leur demanda d‘agir comme il faut. Quelques temps après, le terap commença son action en enserrant les éléphantes. Lorsqu‘ils étaient bien enroulés le bâton et le kriss effectuèrent leur tâche en frappant et perçant le corps des éléphants, le résultat la bande d‘éléphant moururent en vain.
La princesse qui était la témoigne de la supériorité de Bujang Buta, était heureuse et étonnée à la fois. Après avoir confirmé la mort des éléphants, elle s‘approcha vers Bujang Buta pour remercier. « Merci bien le jeune homme. Vous avez sauvé ma vie. Il vaut mieux que vous mentionnez quelque chose pour que je puisse payer votre gentillesse, le jeune homme. » demande poliment la princesse. « Avec tous mes respects à l‘égard de vous, princesse ! Je ne voudrais de rien » répondit Bujang Buta doucement.
Comme l‘idée n‘épuisa jamais de son esprit, la princesse emprunta le vêtement de Bujang Buta, déchira la manche et puis la garder. Elle le rapporta à Bujang Buta. Au milieu de son parcours vers la maison, il se demanda que signifie-t-il le fait de la princesse.
Le lendemain, la nouvelle de la mort de la bande d‘éléphant s‘étendit sur le pays entier. En réponse de l‘histoire de sa fille le roi du pays invita tous les habitants du pays à son palais. Tous les habitants se rassemblaient au front du palais y compris Bujang Buta qui portait le vêtement ayant une manche enlevée.
Tous les invités furent obligés de montrer leur vêtement qu‘ils portaient. Les gardiens du palais appelèrent les habitants un par un pour vérifiés leur vêtements. Ils vérifièrent presque tous les vêtements des habitants mais rien ne correspondit à la manche que tenait la princesse. Et finalement, un des gardiens trouva un vêtement qui manque une des manches, c‘était Bujang Buta le propriétaire.
Le roi parla clairement, « Jeune homme, comme tu as sauvé la vie de ma fille cadette, dès que je prononce cette déclaration, tu as le droit d‘épouser ma fille, et je vais abdiquer de la trône pour que tu puisse diriger ce pays ». Sans réfléchir, Bujang Buta accepta la proposition du roi.
Quelques jours qui suivent, le mariage se tenait au palais du roi. Après le mariage, Bujang Buta demanda une permission au roi pour chercher sa mère, « Votre Majesté, je vous demande une autorisation de quitter pour quelques jours le palais car je voudrais bien trouver ma mère que je n‘ai pas vue depuis longtemps et l‘emmener dans le pays Votre Majesté ». « Tu es un enfant généreux. Je te donne toute latitude de chercher ta mère, les gardiens t‘accompagneront n‘importe où tu vas » autorisa le roi. « Veuillez accepter mes sentiments de merci Votre Majesté » dit Bujang Buta en s‘inclinant profondément.
Le lendemain, un convoi de Bujang Buta et Putri Bungsu ‘fille cadette‘ quitta le palais vers le kampong de Bujang Buta. Tout au long de mois, le convoi traversa la forêt, à la fin du mois ils arrivèrent à une cabane simple. Devant le cabane, Bujang Buta appela sa mère, « Mère, je reviens, mère ! » cria-t-il. « Entre mon fils, la porte n‘est pas fermée », répondit la mère de Bujang Buta. Il entra et trouva sa mère qui était faible reposa sur le lit.
« C‘est Bujang Buta mère ! » convainquit Bujang Buta à sa mère. « C‘est bien toi mon fils, mais comment tu as obtenu ta vision, mon fils était aveugle », demanda sa mère de manière incroyable. Pour convaincre sa mère Bujang Buta raconta tous ce qui lui arrivèrent.
Sa mère apprit qui avaient une mauvaise intention et séparèrent Bujang Buta d‘elle. Mais comme Bujang Buta était un sage, il pardonna toutes les fautes de ses frères.
À partir de ce jour-là, Bujang Buta, sa mère et ses frères vécurent dans le pays où il dirigea. Son bonheur était complet avec la présence de sa famille, Putri Bungsu et surtout Mak Bunga ‘la vieille dame‘. Le bonheur lui arriva grâce à sa modestie, gentillesse et son obéissance à sa mère.
Lexiques :
Beruk : singe pouvant être entrainé pour récolter la noix de coco
Terap : corde
Kriss : poignard traditionnel malais à lame ondulée
Kampong : bourg indonésien
Récit abrégé de bouquin intitulé « Bujang Buta », Yogyakarta: AdiCita Karya Nusa.
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Le conte ci-dessus est un exemple contenant des valeurs morales comme le fait de pardonner, aider les autres, obéir les parents. Tous ces bons exemples se manifestent dans le comportement et les natures de Bujang Buta. Il montre sa réaction de sensibilité auprès les autres lorsqu‘il offre sa main à une vieille dame et libère Putri Bungsu de la possession de Raja Gajah. Son exemple de pardonner les autres s‘exprime par sa disponibilité de recueillir ses frères qui lui a fait mal et l‘a abandonné dans la forêt et son respect à l‘égard des parents se manifeste lorsqu‘il cherche sa mère bien qu‘il soit un souverain.
Les Malais regardent considérablement les trois natures que possède Bujang Buta sur les autres. Pour leur part aider les autres est une obligation prédominante. Ce fait se fonde sur leur conception que les autres sont leurs confrères, camarades. La relation interpersonnelle les oblige de faire du bien et sacrifier volontairement tous ce qu‘ils pensent logique. Une expression suivante indique cette conception.