Un rumah gadang à Batu Sangkar, Sumatra Ouest avec une maisonette à riz devant la maison
1. Coup d‘œil
Les Minangkabau, un groupe ethnique de Sumatra Ouest, qui ont une philosophie « alam takambang jadi guru » apprennent beaucoup de la nature pour développer leur culture. Inspiré par la nature qui bouge dynamiquement et en harmonie, ils savent penser d‘une manière dialectique, qu‘il nomment bakarano bakajadian ou une relation de cause et d‘effet. La manifestation de cette manière de pensée se voit dans l‘architecture de la maison, le rumah gadang. La construction, la décoration intérieure et extérieure et la fonction sont l‘application de la philosophie des Minangkabau.
L‘harmonie et le dynamisme sont en fait deux choses différentes qui s‘oppossent l‘un et l‘autre. L‘harmonie est liée à un état en ordre tandis que le dynamisme a un rapport étroit avec l‘opposition. Néanmoins, lorsque les deux choses sont comprises comme la philosophie des Minangkabau, elles produiront une culture magnifique. La forme du corps primaire du rumah gadang prend une forme trapezoïdale inverse. Le toit ressemble au corne du buffle dont ses côtés s‘arrondies vers l‘intérieur. Ces formes illustrent le dynamisme. De l‘autre point de vue, en particulier de profil, un mélange d‘un trapèze inverse qui est couvert d‘un triangle recourbé à l‘intérieur illustre l‘harmonie.
Cette maison est désignée comme telle est à cause de ses fonctions qui se manifeste dans le chant ci dessous :
Rumah gadang basa batuah,
Tiang banamo kato hakikaik,
Pintunyo basamo dalia kiasannya,
Banduanyo sambah-manyambah,
Bajanjang naiak batanggo turun,
Dindiangnyo panutuik malu,
Biliaknyo aluang bunian.
Traduction:
C‘est un grand rumah gadang à la fortune
Ses poteaux devient le principe
Ses portes illustrent les allusions
Ses linteaux se nouent
Avec un escalier montant et descendant
Ses murs cachent la honte
De la boule mystique
Outre le fait qu‘il sert comme une maison, le rumah gadang peut servir à un lieu de rencontre familial, un bâtiment de cérémonies traditionnelles et manifester une société matriarcate. En tant que maison, comme ses chambres sont hiérachisées, il a sa propre règle matriarcate. Une femme mariée occupe la chambre privée. Quant à la femme celibataire s‘installe à la chambre du bout et se déplacera vers la chambre du milieu si sa petite sœur est mariée. Alors que les femmes plus agées et les petites filles occupent la chambre qui est près de la cuisine. Les filles adolescentes ont la chambre de l‘autre bout de la maison. Au final, les hommes, généralement, dorment à la mosquée de leur propre groupe.
Le rumah gadang et sa maisonette à riz en 1910
En tant que lieu de rencontre familial, il devient également un endroit où l‘on organise une discussion. C‘est ici où tous les membres de la famille discutent leurs problèmes pour arriver à une délibération. De cette manière, une bonne relation interpersonnelle parmi les membres de la famille se conservera. Le rumah gadang a sa signification religieuse parce qu‘on intronise un chef religieux de la société ou le penghulu, organise un repas et les penghulu reçoit les gens importantes dans cette maison.
Il n‘est pas étonné si les Minangkabau préviligient voire sacralisent ce bâtiment. Comme le rumah gadang a une place considérable chez les habitants locaux, on a donc créé plusieurs règles. Chacun qui voudrait y entrer doit nettoyer ses pieds. En générale, à côté de l‘escalier on dispose une pierre plate ou un batu telapakan, un bassin de pierre ou un cibuk meriau et un seau ou un taring berpanto.
S‘il y a une femme qui y rend visite, avant de passer l‘escalier, elle doit demander s‘il y a quelqu‘un dans la maison. Si l‘hôte est un homme, celui-ci doit tousotter jusqu‘à ce qu‘il entende la réponse de l‘intérieur. Les hommes, qui sont autorisés d‘y rendre visite, sont la famille des habitants de la maison, soit le mamak ‘le parent masculin de mère‘, soit l‘orang semenda ‘la relation de parenté entre les familles respectives d‘un couple marié‘ et l‘homme étant membre de la famille propriétaire de la maison mais actuellement habite ailleurs.
Si la hôte est le tungganai ‘le chef d‘un clan‘, celui-ci est prié de s‘asseoir sur le lanjar antérieur dans la pièce du bout devant la chambre des filles adolescents. Si la hôte est la belle-sœur ou la besan ‘la relation de parenté entre les parents respectifs d‘un couple marié‘, on la demande de s‘installer dans la pièce devant la chambre de la propriétaire de la maison, mais au contraire, si le hôte est le beau frère ou le besan du mari, on l‘installe devant la chambre des filles au lanjar de milieu. Comme cette maison est reservée à l‘intérêt des femmes, alors les hommes, qui veulent discuter avec l‘habitant, devraient en faire dehors la maison. Généralement ils vont à la mosquée ou à la salle comunale ou au bistrot ou warung. Si jamais l‘habitant fait entrer son invité dans la maison, il recevra un mauvais jugement.
L‘usage alimentaire impose plusieurs conditions dans le repas. Bien que les habitants s‘installent ensemble dans un bâtiment, ils ne prennent que le repas ensemble dans certaines occasions telles que la cérémonie traditionnelle. Les femmes célibataires prennent leur repas dans la pièce situé près de la cuisine. Les femmes mariées mangent avec leur mari devant leur chambre. Dans certains conditions, comme par exemple les orang semenda qui y rendent visite, mangent leur repas dans leur chambre. On propose le repas aux tous les invités avant leur départ. On peut le prendre n‘importe quand, car il n‘y a pas de règle sevère par rapport au moment de repas. La chef de la famille ou la femme que l‘on considère comme chef de la famille accompagne les invités pendant le repas. L‘autre femme ayant une relation familiale directe ou le fils de l‘invité (besan) sert l‘invité. Et les femmes restantes accompagnent l‘invité en asseyant dans le même pièce.
2. Matériaux et main-d‘œuvre
Le rumah gadang, qui est bâtie sur une terre héreditaire, est une demeure commune d‘un clan ou une grande famille. On la construit donc de manière collective. Néanmoins il n‘y a qu‘un seul responsable de la construction c‘est le tukang ahli. C‘est l‘homme qui sait bien profiter tous les matériaux disponibles selon leur condition, c‘est pourquoi on l‘appelle indak tukang mambuang kayu en français serait « l‘homme sachant profiter tous les morceaux de bois ». Il considère que tous les morceaux sont profitable à la main d‘un expérimenté.
Voici les matériaux necessaires dans la construction du rumah gadang :
- Le bois, le matériel le plus important dans la construction en particulier pour former les pilotis ou le tonggak tuo. Comme les pilotis sont l‘appui de la maison, il faut bien selectionner l‘espèce de bois. Généralement, toutes les sociétés ont leur propre critère.
- Les fibres de palmier ou l‘ijuk qui sert à couvrir la maison.
- La paille ou le jerami qui sert à former, ensemble avec les fibres de palmiers, le toit.
- Le bambou qui sert des murs de la partie postérieure.
- La planque de 3-5 cm qui sert des murs.

| La partie postérieure du rumah gadang de bambou tresséh. |
3. Installation
Comme le rumah gadang abrite une grande famille, il est construit sur la terre de la famille ou le tanah kaum. L‘emplacement où se situe la terre determinera le genre d‘architecture du rumah gadang. On ne peut que construire le rumah gadang ayant plus de quatre gonjong ‘arête du toit‘ sur la terre nagari ou koto ‘la terre comunale du village‘. Au niveau plus bas, par exemple sur la terre de dusun, on ne peut que bâtir le rumah gadang ayant deux arêtes du toit.
4. Étapes de la construction
La construction d‘une maison traditionnelle de Minagkabau pourrait prendre tellement de temps et s‘achever plusieurs années après le début. Voici l‘ordre de construction.
a. Préparatifs
1). Discussion/planification
La première étape est la discussion ou l‘adok-adok parmi les membres de la famille étendue puis celle qui entraîne les membres de l‘autre clan du kampong. On discute des thèmes techniques de la maison tels que : l‘emplacement, la superficie de la maison, le moment de l‘execution. La délibération sera transmise au chef du clan, qu‘il fait passer aux autres ninik-mamak ou ‘les chefs de l‘autre clan‘ afin que ce plan soit admis par ceux-ci. L‘approbation des ninik-mamak se fonde sur leur conaissance de la tradition, à condition que le plan de construction ne viole pas les principes traditionnelles, comme le dit une expression malaise batuanglah tumbuh dimato (la délibération est prise à la base d‘une reflexion profonde).
2).Approvisionnement des matériaux
Cette étape est plein de barrages et exige beaucoup de temps. Elle s‘appuie sur la tradition par exemple : il est interdit de couper un arbre étant en fleurs. Voici l‘ordre de recherche des matériaux nécessaires à la construction.
- Premièrement, on cherche le tonggak tuo ou les bois dans la forêt. Après avoir défini le moment de recherche de bois, on fait un rite simple pour que celui-ci arrive à sa fin. On achève ce rite par un repas.
- Une fois les bois sont trouvé, on le marque. Cette action a pour objectif de rendre reconnaissable les bois pour que ceux-ci soient reconnus par autrui. On fait de telle manière parce que des fois les bois ne sont pas encore murs. Selon la conaissance traditionnelle des Minangkabau, l‘arbre étant en fleur, à n‘importe quel âge, est risque d‘être rongé par des termites.
- Après avoir découpé les bois, ceux-ci sont débités en fonction de son usage.
- En entraînant les autres membres du clan, on les transportent vers le kampong. Pendant que les bois y transportent, les autres membres, qui ne portent pas les bois, jouent des instruments de musique traditionnelle pour animer la situation et même temps les femmes portent les repas. Les habitants locaux appelle cette transportation des bois en terme maelo kayu littéralement signifie tirer les bois.
- À l‘arrivé dans le kampong, les bois y inclus les bambous sont noyés dans l‘eau généralement dans un cours de l‘eau ayant suffisamment de boue. Ce fait a pour but de les rendre durables et surtout d‘empêcher les termites à ronger le bois. À la fin, l‘équipe transporteur des bois rassemble pour goûter le repas.
- Les planches de bois de 3 à 5 cm sont sechés sous l‘abri.
- La dernière étape de l‘approvisionnement des matériaux est la recherche des autres bois (pour les poteaux et les planches) qui est effectuée sans rites.
b. Construction
Une fois les matériaux de la construction sont prêts, on entame l‘opération de scier des bois. La première étape est le mancatak tunggak tuo qui signifie la préparation des poteaux principaux. Le mancatak tunggak tuo est débuté par un kenduri ou rassemblement des gens qui consiste d‘un repas. Le kenduri a lieu pour que la construction aille très bien et la maison, qui sera construite sur le site, fournisse la sécurité à l‘égard des habitants.
Après l‘installation de tunggak tuo, les travailleurs de chantiers font leur travail en fonction de leur spécialité. Les Minangkabau croient que chaque travailleur devrait avoir une faculté de savoir profiter le bois de manière précise car tous les morceaux ont leur utilité. Une expression locale dit :
Nan kuaik ka jadi tonggak,
Nan luruih jadikan balabeh,
Nan bungkuak ambiak ka bajak,
Nan lantiak jadi bubuangan,
Nan satampok ka papan tuai,
Panarahan ka jadi kayu api,
Abunyo ambiak ka pupuak.
Traduction :
Ce qui est dur sera transformé aux poteaux
Ce qui est droit sera transformé en règle
Ce qui est courbe sera détaché au soc de la charrue
Ce qui est recourbé en dedans sera transformé au faîte
Ce qui est plat sera transformé aux planches
La sciure deviendra un combustible solide
Le cendre sera utilisé comme fertilisant
À la fin de la préparation de pièces menusières, on peut acceder à l‘assemblage des pièces. Comme il exige beaucoup d‘effort, il faut donc en faire ensemble. C‘est un peu plus semblable comme l‘opération précédente celle de l‘érection des poteaux (batagak tunggak). Cet assemblage est précédé d‘un rite et fini d‘un kenduri.
Lorsque tous les poteaux sont attachés, on peut continuer à construire l‘intérieur de la maison ou l‘assemblage des planches du plancher et du mur. L‘opération suivante est la construction de la partie supérieure de la maison, il s‘agit de l‘érection de charpente. Les Minangkabau la nomment manaikkan kudo-kudo. Avant d‘ériger le kudo-kudo, la propriétaire de la future maison organise un kenduri, qui a pour objectif de rassembler beaucoup plus possible de gens, parce que cette opération demande beaucoup d‘energie. La construction de la partie supérieure est fini par l‘assemblage de toit sur l‘ossature du toit.
Une fois la construction de la maison est fini, la propriétaire de la maison est obligé d‘organiser derechef un kenduri. Cette fois-ci, celui de manaiki rumah ou un repas organisé pour remercier tous les gens qui ont travaillé ensemble la maison. Dans ce kenduri, la propriétaire de la maison invite ses hôtes avec le repas qu‘il a préparé.
(l‘ordre de toute l‘opération de la construction de rumah gadang est en cours de recherche)
5. Pièces du bâtiment
Le rumah gadang est divisé en plusieurs parties ayant leur propres rôle. À l‘exception des chambres, toutes les pièces de la maison sont spacieuses. Les parties intérieures est composées des lanjar et des pièces limitées des poteaux. Les poteaux sont rangés successivement de l‘antérieur au postérieur de la maison et du côté droite à côté gauche. Ils sont appelés lanjar dont le nombre depend de la superficie de la maison. Alors que les poteaux de droit à gauche sont formés comme une espace dont le nombre est toujours impair.
D‘après le nombre de lanjar, on peut classer le rumah gadang en trois sortes. La première est le rumah gadang rajo babandiang ayant seulement deux lanjar, ce type est synonimie du rumah lipat pandan. La deuxième est rumah gadang bapaserek/surambi ayant trois lanjar, ce genre a un autre appelatif le rumah belah rebung. La dernière est le rumah gadang gajah maharram qui a quatre lanjar.
La division et les fonctions de la maison du dernier type sont exposées voici :
- Le lanjar belakang se trouve sur le mur postérieure. Ce lanjar sert à abriter des chambres dont le nombre dépend aux habitants feminins de la maison. La chambre est simple car elle ne comprend qu‘un lit, un armoire. Elle fonction comme une pièce de change d‘habillement et de dormir. Pour l‘autre fonction il faur profiter une pièce spacieuse.
- Le lanjar kedua est l‘espace privée des propriétaires de la chambre où elles y mangent et y accueillent leur invités.
- Le lanjar ketiga autrement dit le lanjar tengah sert également à accueillir les invités des propriétaires de la chambre.
- Le lanjar tepi, qui se trouve à l‘antérieur de la maison, est un lanjar reservé aux invités masculins lorsque la propriétaire de la maison organise un événement.
Sur le plan spatial, le rumah gadang gajah maharram est divisé en plusieurs pièces :
- La pièce principale qui sert de la salle de sejour et à accueillir les invités lors d‘une cérémonie et d‘une discussion.
- La pièce de milieu qui est composée des chambres dont occupées par les femmes mariées avec leur mari.
- La pièce élevée dont la partie droite et gauche sont utilisées par les femmes qui viennent de passer leur noces.
- La pièce postérieure, ayant le plancher au même niveau de la pièce principale, sert de la cuisine.
6. Éléments supplémentaires
Les éléments supplémentaires du rumah gadang sont parmi eux : le tabuh larangan ‘tambour de cérémonie‘, le lesung ‘le mortier à riz en bois‘, le kincir ‘moulin à eau pour le riz‘, le pancuran ‘fontaine‘ et le pedati ‘charette‘. La cour du rumah gadang est munie de des puding de couleur jaune, de l‘argent, noire et les batang kemuning qui sert de clôture végétale.
Tous les rumah gadang sont généralement munis d‘un rangkiang ou une maisonette à riz. L‘existence de celle-ci est pour assurer la vie des habitants. Le rangkiang est bâti devant ou à côté de la maison.
Un modèle illustré de rangkiang à l‘échelle
Le caractère architectural de rangkiang est en principe identique au rumah gadang. La toiture est en paille et adopte la forme de corne. Les Minangkabau appellent la forme du toit bergonjong. La mesure des poteaux égale à celle du rumah gadang. La porte de rangkiang se trouve à la hauteur et elle est toujours ouverte. L‘échelle de rangkiah est déplaçable et lorsque celle-ci n‘est pas en fonction on la met au dessous du rumah gadang. Selon la forme, on peut classifier le rangkiang en quatre sortes :
- Sitinjau lauik (si tinjau laut), dont le toit prend la forme de corne, se trouve au milieu de l‘autre rangkiang. Cette maisonette à quatre pilotis sert à conserver le riz que l‘on consacre aux intérêts communales.
Le rangkiang pagarruyung au toit de modèle bergonjong.
- Sibayau-bayau est un grenier qui sert à emmagasiner le riz que l‘on consomme tous les jours. Ce type est plus gros que le type précédent et a six pilotis et se trouve à droite de la maison.
- Si tangguang lapa est destiné à anticiper la manque de riz en particulier à la période de pénurie. La forme de ce type est plus symétrique que les types précédents et a quatre pilotis.
- Rangkiang kaciak est la plus petite maisonette que l‘on profite pour conserver le riz de recompense que l‘on donnera aux travailleurs salariés qui ont labouré la rizière. Sa forme est simple parfois arrondie.
trois exemples de rangkiang (de gauche à droite) : sibayau-bayau, sitangguang lapa, rangkiang kaciak
7. Éléments décoratifs
On embellit généralement avec la sculpture de plusieurs motifs sur les anatomies du rumah gadang. En se fondant sur la philosophie des Minangkabau qui respectent tant la nature, ils font donc des décorations sculptées qui symbolisent les éléments qui constituent la nature. Généralement, on peut citer les motifs végétaux, de racine, mélangés et alternatifs.
| Le mur d‘un rumah gadang embelli des ornements colorés. | 
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a. Motifs végétaux
Ce motif a plusieurs types :
- Le motif de feuilles qui est inspirée des feuilles de bétel, d‘orchidée, etc.
- Le motif floral qui a pris la fleur de girofle, de poivre, de concombre, de courge comme les modèles.
- Le motif de fruits qui prend les fruits de mangoustan, de keladi et de sagou.
- Le motif géométrique. On désigne le pucuk rebung pour la sculpture triangulaire, le siku pour celle de perpendiculaire et le sayat gelamai pour celle de parallélogrammatique car celle-ci a une forme qui rassemble une tranche d‘un gelamai ‘pâté de riz collant préparée avec du sucre de palme et du lait de noix de coco‘ tranché en forme de parallélogramme.
Les sculptures de rumah gadang
b. Motifs de racines
Les Minangkabau nomment le motif de ce type en fonction du modèle. Ils désignent les racines qui se nouent, par exemple, comme le motif jala terakar ou jerat terakar ou tangguk terakar, parce que les racines illustrent un piège d‘animal. Ils nomment celui qui se lient comme le motif seluk laka. Le nom d‘un motif est généralement composé de deux mots, par exemple : akar cina (akar terikat), akar berpilin, akar berayun, akar segagang et akar dua gagang (kembang manis).
c. Motifs associées
Ce motif illustre les comportements des animaux. Les Minangkabau désignent donc les variétés de motif avec les noms d‘animaux, par exemple : le kucing tidur (chat dort), le gajah badorong (éléphants se pousse), le kijang balari (muntjac court) et le rama-rama bertangkap (papillon) et le kelelawar bergayut (chauve-souris suspendu).
d. Motifs supplémentaires
Les motifs supplémentaires sont ceux qu‘on utilise à la place du motif principal. Les Minangkabau ont deux variétés celle de motifs de choses et celle de motifs d‘animaux. Les motifs de choses sont utilisés à la place des motifs floraux et de fruits. Les Minangkabau préfèrent la forme de la perle, de la couronne, de l‘étoile et de l‘éventail. Quant aux motifs d‘animaux, eux, sont utilisés pour remplacer les motifs de feuilles. Le canard et la poisson.
e. Valeurs
Comme un groupe ethnique qui adopte la philosophie « alam sebagai guru » ou la nature mère, les Minangkabau manifestent leur conaissance et leur sagesse à l‘égard de la nature. Par une observation profonde et une comprehension totale, on trouvera l‘ampleur de la connaissance indigène des Minangkabau.
Sur le plan physique, l‘architecture et la forme de rumah gadang montre que bâtiment est apte à l‘adaptation au sein de leur environnement. Les faîtes aigus montre une adaptation du climat tropique. Cette forme permet une coulée aisée de l‘eau, bien que le toit est fait de la paille à plusieurs couches. Ainsi que la forme de corps de la maison ayant la figure inversement cônique dont l‘objectif est de protéger l‘intérieur de la maison des gouttes de la pluie soufflées par le vent.
Le choix d‘élever la maison sur pilotis non seulement pour abriter les habitants de la maison de la menace des animaux sauvages mais aussi l‘adaptation des gens locaux envers le climat tropique qui est chaud. L‘élévation de corps de la maison permet à ses habitants de respirer l‘air frais. Le rumah gadang, qui s‘étale du nord au sud, abrite les habitants de rayon du soleil et le souffle du vent. En d‘autre terme, son architecture montre la connaissance indigène des Minangkabau qui contient les valeurs de l‘unité et de l‘harmonie avec la nature.
Et enfin le rumah gadang est devenu leur moyen pour conserver et assurer les valeurs traditionnelles des minangkabau. Les étiquettes au sein de la maison sont très bien réglées telles que l‘étiquette de manger, de se comporter tant avec les autres membres de la famille qu‘avec les gens de l‘autre famille. Le plus important est de conserver le système matriarcal qui caractérise les Minangkabau. À travers de cette maison, les Minangkabau assurent leur système.
(Ahmad Salehudin/bdy/23/12-07)
Traduit par Arya Seta (3/08-08)
Sites de référence :
- ”Alam Minangkabau”, http://gusdiasdial.multiply.com/journal/item/68 (17 décembre 2007).
- ”Arsitektur”, http://www.cimbuak.net/content/view/697/7/ (14 decembre 2007).
- Elza Peldi Taher, ”Rumah Gadang: Riwayatmu Kini”, http://minang.rantaunet.org/pipermail/palanta_minang.rantaunet.org/2005-November/005913.html (14 decembre 2007).
- Gufron, ”Rangkiang”, http://ranah-minang.info/content.php?article.13, (17 decembre 2007).
- “Rangkiang Pagaruyuang,” http://priyatna.blogspot.com/2007/03/rangkiang.html (17 decembre 2007).
- ”Rangkiang”, http://pipitpadi.blogspot.com/2006/09/rangkiang.html (17 decembre 2007).
- ”Rumah Gadang dan Rangkiang”, http://ukm.unit.itb.ac.id/index2.php?option=com_content&do_pdf=1&id=11 (17 decembre 2007).
- ”Rumah Gadang”, http://ms.wikipedia.org/wiki/Rumah_Gadang (17 decembre 2007).
- ”Rumah Gadang”, http://www.cimbuak.net/content/view/1031/7/ (17 decembre 2007).
- ”Rumah Gadang,” Simbol Budaya Minangkabau, http://www.cimbuak.net/content/view/498/36/ (17 decembre 2007).
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