Histoire d’origine du sagoutier et du palmier
Le sagoutier et le palmier sont les végétaux de climat tropical et de bas plateau que l‘on peut trouver abondamment dans la forêt Dolo au département de Donggala à la province Sulawesi Central, Indonésie. Selon les habitants locaux, ces deux arbres sont originaires humaines ou en d‘autre terme, incarnation d‘être humain. Cette certitude de l‘esprit est fondée sur le récit dont la vérité est admise par les habitants. Comment des êtres-humaines, sont-ils devenus le sagoutier et le palmier ? Voici le récit complet.
***
Il était une fois, à Donggala, vivaient un couple et leur fils. Ils habitaient une vieille maison à bord des bois Dolo. Ils sont aussi pauvres si bien qu‘ils recueillissent des fruits et profitassent des ressources forestières qui sont disponibles dans leur milieu pour se subsister.
Au fur et à mesure que la situation continuait, le mari en eut marre. Il eut une idée d‘ouvrir un champ où il cultiverait des légumes et ferait une culture dérobée. Un jour il exprima ses intentions à sa femme.
« Chérie ! Qu‘en penses-tu si l‘on ouvre un champ ? J‘en ai marre de cette situation, » révéla le mari.
La femme était contente d‘entendre le plan de son mari. Elle eut une conviction que son mari changerait et deviendrait plus travailleur.
« Mais quel champ que l‘on va labourer ? D‘ailleurs, on n‘a pas de champ ? » demanda la femme.
« Ne t‘inquiètes pas, Chérie ! Demain je vais ouvrir un champ dans la forêt, » répondit le mari.
« Je suis d‘accord » approuva la femme à propos du plan de son mari.
Le lendemain, tôt avant le soleil se leva, le mari partit pour la forêt Dolo. Après avoir la parcouru, il a trouvé un site approprié à être transformé en champ. Tandis que, sa femme et son fils l‘attendirent en désherbant la cour de la maison afin de chasser les serpents.
À l‘après-midi, le mari retourna chez lui en apportant des fruits de dîner. Sa femme l‘accueillit en plein d‘enthousiasme. Une fois la femme servit la boisson à son mari, elle demanda à son mari s‘il trouva un champ approprié
« Alors Chéri ? Tu as trouvé un endroit propre à être transformé en champ ? » interrogea la femme.
« Oui, j‘en ai trouvé un et la terre est fertile. » répondit le mari.
Après avoir écouté la réponse de son mari, la femme était comblée de joie. Elle espéra que leur vie tourne mieux un jour grâce au nouveau champ.
« Tu me dis où se trouve-t-il ? » demanda la femme.
« Pas loin d‘ici. » répondit le mari.
« C‘est bien alors ! Il ne nous faut pas de temps alors. Et quand tu ouvras le champ ? » reprit la femme.
« Si tout irait bien, demain je commence. » dit le mari en plein de conviction.
Quelque moment après, la nuit tomba, la femme prépara le dîner ce qu‘il y a. Après cela, le mari se reposa à la suite d‘une longue journée de travail, de même la femme et le fils.
Le lendemain, tôt avant le soleil se leva, le mari partit pour la forêt en portant un coupe-coupe en main et une houe sur l‘épaule. À l‘arrivée sur le site de défrichement, tout à coup son inertie le maîtrisa. Au lieu de défricher les arbres devant ses yeux, il s‘assit sur un tronc de bois et perdit dans sa pensée vide en lançant un regard figé vers les grands arbres verts. Pendant ce temps-là, sa femme et son fils attendirent une bonne nouvelle de sa part. Sa femme voulut qu‘il ait ouvert un champ.
« Mon bien aimé ! Si ton père aura fini son défrichement, on pourra planter des légumes et d‘autres plantes alimentaires dans notre champ. » tint au courant la mère à son fils.
« Je peux vous assister aussi maman ? » demanda le fils.
« Oui évidemment mon chéri ! Ton père sera content de tes efforts » répondit la mère en souriant.
À l‘après-midi le mari fut de retour de la forêt. Un verre d‘eau préparé par sa femme l‘accueillit. En prenant une pause le mari en but. Lorsque son mari ne se vit plus épuisé, la femme qui fut curieuse à propos du travail de son mari, lui demanda.
« Alors, ton travail Chérie ? »
« Non, pas encore fini. » répondit le mari.
Le lendemain, le mari repartit pour la forêt. Et cette fois-ci, à l‘arrivée dans le site, sa paresse lui revint de nouveau. Cette condition se répète de jour en jour. De même que sa réponse auprès de sa femme à propos de son travail, c‘est toujours un énoncé régulier « non pas encore fini ».
Curieuse de travail de son mari, un jour la femme alla vers la forêt pour rejoindre son mari dans le site où il devrait travailler. Elle fut étonnée d‘avoir trouvé son mari s‘assit sous un arbre sans aucun résultat. Provoquée par la déception, elle demanda à son mari parce que un champ qu‘il avait promis ne se réalisa pas.
« Où est le champ que tu nous avais promis ? » demanda la femme.
Couvert de sentiment de mécontentement, le mari se leva et prit la direction vers la maison au lieu de répondre à la question de sa femme. On révèle que son mari fut irrité de l‘action de sa femme qui l‘avait rejoint dans la forêt. Elle le suivit jusqu‘à la maison car elle rendit compte que son mari fut énervé.
À leur domicile, le mécontentement du mari prit le sommet. Il le manifesta en brisant les ustensiles de la maison par terre. Ne purent pas supporter la situation, la femme courut en pleurant vers la forêt. Devant un petit lac, elle décida de se plonger dedans.
Tandis que son mari qui s‘aperçut que sa femme ne fut plus là, a pris son fils dans le bras et l‘emmena vers la forêt pour rejoindre sa femme.
« Allez Chéri, on rejoint ta mère dans la forêt. » mit au courant le père à son fils en prenant la main de son fils.
« Oui père ! » répondit le fils.
Au milieu de la forêt, ils virent par distance que la femme fut au milieu du lac. Peu à peu ils témoignèrent le corps de la femme se transforma en sagoutier. Puis ils se précipitèrent au bord du lac. Alors que le mari regretta ses mauvaises conduites du passé, le fils sentit la disparition de sa mère et voulut se rallier avec elle.
« Je suis désolée Chérie ! Reviens ! » cria le mari.
« Maman…. maman…. emmène-moi ! » implora le fils en pleurant.
« Non mon petit ! Tu restes là ! Ne t‘inquiètes pas ta mère reviendra tout de suite » convainquit le mari.
« Non, je veux ma mère ! » dit le fils en se débattant.
Le mari fit tant qu‘il put pour calmer son fils. Mais le fils résista et se débattit de temps en temps pour rejoindre sa mère. Lorsque le mari perdit d‘attention auprès de son fils, celui-ci courut vers le lac, plongea dans l‘eau et se transforma instantanément en sagoutier comme sa mère.
Après avoir perdu sa femme et son fils, le mari se rendit compte et regretta tous ce qu‘il fit.
En coulant des larmes, il demanda de pardon de sa femme et son fils, « excusez-moi, ma femme, mon fils ! Je suis profondément désolé à propos de mes comportements indignes. »
Le mari implora à plusieurs reprises le pardon à sa femme et son fils, mais ceci ne changea rien, le vin est tiré, on ne peut plus changer les choses. Il ne put plus se lamenter, sa femme et son fils devinrent des sagoutiers. Il a décidé alors de ne plus vivre seul sans eux. Enfin il rejoignit dans le lac et instantanément, il se transforma en palmier.
***
Ainsi le récit de l‘histoire d‘origine de sagoutier et de palmier qui vient de Donggala, Sulawesi Central. Le récit ci-dessus peut être qualifié dans les récits ayant des morales. Il y a au moins deux morales à tirer. Le premier est les effets néfastes de la mentalité paresseuse, ignorante et grossière.
Dans le premier, la fainéantise et l‘ignorance du mari ont conduit sa famille à la pauvreté. Cela se manifeste dans son comportement qui dépense inutilement ses temps et retarde ses travaux obligatoires. Une expression malaise de morale illustre :
berkayuh berat pengayuh,
berladang berat parang
bekerja mengeluh,
makan berpeluh
Explication : Quand on se plaint souvent au travail, on gagnera difficilement de quoi à manger
Le deuxième est le caractère vulgaire du mari qui se manifeste dans ses conduites auprès de sa femme lorsque celle-ci a découvert ce qu‘il fait dans la forêt. Son caractère a mené sa femme de s‘enfuir de la maison et puis de mettre fin de sa vie. Une expression malaise peut illustrer le caractère.
apa tanda kasar langgar,
lidah tajam mulut pun kasar
binasa diri kasar langgar,
binasa badan kurang ajar
Explication : Des paroles vives et violentes représentent le caractère vulgaire.
Le récit a été réinterprété d‘un recueil de contes de Sulawesi Central intitulé Cerita Rakyat dari Sulawesi Tengah.
(Samsuni/sas/104/12-08)
Traduit par Arya Seta (4/12-08)
Bibliographie et site de référence :
- Anonymat, « Sulawesi Tengah », http://id.wikipedia.org/wiki/Sulawesi_Tengah (4 décembre 2008).
- Muhammad Jaruki, Atisah, Cerita Rakyat dari Sulawesi Tengah, Jakarta, Grasindo, 2001.
- Tenas Effendy, Ejekan terhadap Orang Melayu Riau dan Pantangan Orang Melayu Riau, Pekanbaru, Bappeda Tingkat I Riau, 1994/1995.
- ___________, Tunjuk Ajar Melayu, Yogyakarta, Balai Kajian dan Pengembangan Budaya Melayu en collaboration avec la Maison d‘édition Adicita Karya Nusa, 2006.
Read : 20.181 time(s).