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Ibrahim gelar Datuk Sutan Malaka (Tan Malaka)

1. Son parcours

a. Enfance et adolescence

Tan Malaka est né à Nagari Pandan Gadang, Suliki, Lima Puluh Kota, Sumatra Ouest sous nom d‘Ibrahim. Sa date de naissance, il reste obscur parce qu‘il n‘y a pas de renseignements fiables. Certains disent que c‘était le 19 février 1896 mais il y en a qui propose le 2 juin 1897. 

Le père d‘Ibrahim, Rasjad était issu de la famille Chaniago, tandis que sa mère, Sinah, était de la famille Simabur. On dit que les ancêtres de Sinah sont venus de Kamang, Bukitinggi et ceux de Rasjad, qui s‘étaient enfuis de la région à cause de la guerre civile de Sumatra éclatée de 1821 à 1837, étaient à l‘origine de Bonjol, une région qui se trouve au nord de la ville de Payakumbuh. Rasjad était vaccinateur du gouvernement colonial et distributeur du sel dans son village. Le revenu mensuel de quelques florins de son père n‘était pas suffisant pour financer les études d‘Ibrahim. C‘est pour cette raison que Rasjad ne put que financer le frais de scolarité de son enfant jusqu‘à la deuxième année de l‘école primaire du gouvernement colonial.

Tant mieux pour Ibrahim, bien qu‘il fût espiègle, Dieu l‘a donné de l‘intelligence. Grâce à son intelligence, les professeurs d‘Ibrahim conseillent son père de faire inscrire Ibrahim dans une école de formation d‘enseignants indigènes à Fort de Kock (actuellement ville de Bukittinggi). C‘était une seule école intermédiaire accueillant les élèves des écoles de deuxième degré qui avaient passé les études de cinq années (Majalah Tempo, 17 août 2008 : 78-79).

L‘opportunité favorable pour continuer les études à Bukittinggi rendit mal Rasjad qui n‘avait pas assez de l‘argent. L‘école à Bukittinggi était très connue sous nom de « Sekolah Raja ». À partir de son nom, cette école avait été initialement destinée pour la noblesse ou les couches supérieures de la société. Comme les professeurs d‘Ibrahim respectaient le talent de l‘enfant, ils essayaient tous les moyens de manière de plus en plus forte afin de pouvoir mettre son nom dans la liste d‘élève de Sekolah Raja.

La trace de noblesse du côté de sa mère fut utilisée pour accéder à l‘inscription. L‘arrière-arrière grand père de Sinah était l‘un des fondateurs de village Pandan Gadang et dirigeait plusieurs datuk ‘chef coutumier chez les Minangkabau‘. L‘intelligence d‘Ibrahim a ouvert les yeux des gestionnaires de Sekolah Raja, même si le comportement d‘Ibrahim était un peu incontrôlable. Ibrahim, dans son temps favori, aimait jouer au football.   

Ibrahim s‘inscrivit enfin comme élève de Sekolah Raja. C‘est la première fois qu‘il effectua son émigration. Dans le nouvel milieu peu occidental, il commença à côtoyer la culture du pays qui occupait le sien. Il apprit la langue néerlandaise, rejoignit le groupe d‘orchestre qui était sous la direction de Gerardus Hendrikus Horensma, un des professeurs d‘Ibrahim à Sekolah Raja. À Bukittinggi, Ibrahim ne laissa pas derrière lui sa passion au football qu‘il jouait avec ses camarades.    

Un an avant son diplômé, ses parents l‘appelèrent de rentrer à Pandan Gadang. C‘est en 1913, il était alors à l‘âge de 17 ans, la famille organisa un rite coutumier pour officialiser la nomination d‘Ibrahim en tant que datuk. Comme Ibrahim était le fils aîné de la famille Simabur, il dut succéder son père pour le titre de datuk avant le décès de ce dernier. À l‘avenir, en tant que datuk, il dirigerait coutumièrement trois familles : Simabur, Piliang et Chaniago.

À la réponse de son élection, Ibrahim provoqua un sentiment de mécontentement au sein des conseils coutumiers parce qu‘il refusa son nomination. Ce jeune homme restait à sa réponse jusqu‘à ce qu‘il ait du affronter à une option difficile ; refuser le titre de datuk ou sortir de son état de célibat. Effrayé de se marier à l‘âge très jeune, il fut contraint d‘accepter le titre le plus élevé au sein de la tradition de Minangkabau. Il s‘appelait alors Ibrahim gelar Datuk Sutan Malaka. Pour célébrer son attribution de titre, on organisa une fête pendant 7 jours et 7 nuits.

La fête fut le dernier événement coutumier pour lui parce que, après ses études à Sekolah Raja, il dut quitter son pays natal et partir pour Pays-Bas pour continuer ses études à une école normale à Harleem. Ibrahim profita une bourse gouvernementale par la grâce de G. Horensma, le professeur qui rendait tellement d‘attentions sur lui. Cette bourse arriva après qu‘il s‘état déclaré non capable d‘en financer bien qu‘il avait collecté une somme de l‘argent de la part des habitants de son village.

Son aventure intellectuelle prend le départ de Bukittinggi puis Tan Malaka est prêt à continuer sa quête de connaissance à Harleem.

b. S‘engager au mouvement nationaliste

À la fin de 1913, Tan Malaka mt ses pieds aux Pays-Bas pour continuer ses études dans une école normale (rijkweekschool) à Harleem. Cette petite ville au nord des Pays-Bas était le centre d‘entraînement de la formation politique de Tan Malaka. Parmi les élèves de l‘école, Tan Malaka n‘hésitait pas à rejoindre dans la discussion estudiantine. À l‘initial, il ne prit pas de rôle actif dans la discussion, mais profita d‘abord les échanges de mots qu‘il entendit. Pour sa part, la politique fut un monde inconnu (Majalah Tempo, 17 août 2008 : 82-83).

La conscience politique de Tan Malaka se mûrit grâce à la situation favorable et à son habitude intellectuelle commune qu‘il partageait avec ses camarades ; lire des quotidiens gauchistes parmi eux, le journal antiallemand, De Telegraaf, et le journal anti-capitaliste et anti-colonialiste. Tan Malaka ne put pas s‘évader de la vague politique qui avait déferlé le discours politique à l‘époque de la Grande Guerre. Il se sentait comme il fut capté par l‘esprit révolutionnaire.

Le jeune amateur du monde politique ne put pas résister à la tentation de politique mondiale. La Grande Guerre, qui se déroulait, changea l‘orientation idéologique de Tan Malaka. En outre les quotidiens gauchistes, il s‘entretint de temps en temps la librairie De Vries. Des livres écrits par Friedrich Nietzsche, Thus Spoke Zarathustra ‘Ainsi Parla Zarathustra‘ et Wille zur Macht ‘La Volonté du Puissance‘ sont les œuvres obligatoires de Tan Malaka. Il lut également La Révolution française de Thomas Carlyle, essayiste de l‘Écosse. C‘est par ce dernier livre que Tan Malaka connut la devise de la république française liberté, égalité et fraternité.

En 1916, Tan Malaka quitta Harleem et déménagea vers Bussum, une ville non loin d‘Amsterdam. Là-bas, son instinct critique s‘accrut. Il se rendit compte qu‘il y avait un écart énorme qui sépara les bourgeois jouissant d‘une vie luxueuse et le prolétaire vivant dans une qualité de vie misérable.

Peu après son installation à Bussum, la révolution Bolcheviks à la Russie éclata en octobre 1917. C‘est par cette révolution qui lui mèna à une idée disant que le pendule s‘oscilla vers le socialisme. La tête de Tan Malaka fut pleine de nouvelles idées qui serviraient à libérer son pays de l‘occupation de la puissance coloniale néerlandaise.

Grâce à Soewardi Soerjaningrat qui lui confia une opportunité pour représenter Indische Vereeniging, une association estudiantine indonésienne faisant des études aux Pays-Bas, au congrès des jeunes des Indes néerlandais et des étudiants d‘Indologie qui fut organisé à Deventer, Pays-Bas. Les idées qui se furent laissées mûrir se canalisèrent enfin. Dans le forum, Tan Malaka profita toutes les occasions pour exposer ses idées qui se furent développées dans son esprit.

À l‘aube de 1918, Tan Malaka se rapproche au monde politique en effectuant les discussions Indie Weerbaar, service militaire pour les Indes néerlandaises, organisées par Indische Vereeniging qui a changé son nom en Perhimpunan Indonesia (PI). En tant qu‘enfant du pays occupé, Tan Malaka se rend compte que c‘est le moment pour changer le destin de son pays en lançant une révolution.

D‘après Tan Malaka, le socialisme était l‘un des voies qui permit les Indonésiens d‘accéder à la libération. Les mesures qu‘avait prises le Minangkabau pour s‘approcher au monde politique en se fondant sur le socialisme se sont souvent heurtées à beaucoup de difficulté, même pour obtenir une licence d‘enseigner la politique dans l‘établissement scolaire aux Pays-Bas.

Comme les difficultés arrivent de temps en temps, il décide de retourner en Indonésie pour appliquer toutes les connaissances qu‘il obtint et pour présenter la doctrine de socialisme. En 1919, il remit ses pieds dans sa patrie après avoir passé six années à la recherche de l‘identité et de l‘idéalisme à la mère patrie, Pays-Bas. Sa seule objectif fut changer le destin de l‘Indonésie.

En Indonésie, Tan Malaka travailla, pendant deux ans, en tant que contrôleur adjoint dans un établissement scolaire à Deli, Sumatra Est (Deli fait partie actuellement de Sumatra Nord après l‘abolition de la province Sumatra Est). Comme instituteur, Tan Malaka se noua une bonne relation avec ses élèves. Il les encouragea à aimer la discussion et en plus il passa son temps à visiter leur maison tour à tour.

À propos de l‘éducation du peuple opprimé, il eut une conviction disant que l‘indépendance du peuple dépendait de leur éducation commune. En dirigeant le peuple vers un progrès, il ne serait plus facilement trompé par autrui. Il aurait assez d‘intelligences pour affronter le pouvoir des étrangers.

À part dans le domaine d‘éducation au sens strict, Tan Malaka se consacra intensivement son temps à aider les coolies de Deli. À cette époque, Deli était très connu de ses plantations gérées par des sociétés étrangères qui employaient des ouvriers qui étaient majoritairement les indigènes. Il fut volontairement à la disposition des ouvriers pour être leur interlocuteur lorsqu‘ils se plaignirent sur les mauvais traitements de leur propriétaire foncier ou de fonctionnaires coloniaux. La plupart d‘entre eux ne savait pas lire et était contraint d‘accepter un contrat nuisible.   

En raison de cette situation défavorable, Tan Malaka rendit publique la souffrance des ouvriers par ses articles parus dans plusieurs journaux tels que Liberal, Medan et Sumatra Post. Cet acte journalistique de Tan Malaka défendant les ouvriers provoque une colère de la part des propriétés des plantations et des fonctionnaires coloniaux.

Tan Malaka trouva un développement significatif au sein du milieu des mouvements indonésiens qui étaient en pleine exaltation de rechercher la justice. Du 2 au 6 mars 1921, il participa au congrès de Sarekat Islam (SI) à Yogyakarta. Au milieu des nationalistes regroupés dans la plus grande organisation de mouvement indonésien, il rencontra pour la première fois les personnages importants de l‘organisation, tels que Hadji Oemar Said Tjokroaminoto, Hadji Agoes Salim, Abdoel Moeis, Semaoen et Darsono.

La situation au sein de l‘organisation était tendue. Le SI fut menacé par une divergence d‘idée fondamentale. Le problème se référa aux idées de Hadji Agoes Salim et Abdoel Moeis, ces deux étaient les partisans de Tjokroaminoto le fondateur de l‘association, sur le statut et le règlement intérieur de l‘association. Leurs idées ne furent pas admises par certains membres surtout les représentants de l‘association antenne de Semarang, Semaoen et Darsono. Cette divergence fut normale parce que ces derniers détinrent également la carte d‘adhésion de l‘ISDV (Indische Sociaal-Democratische Vereeniging) ‘union social-démocrate des Indes‘, un parti politique fondé par Henk Sneevliet en mai 1915 (Shiraishi, 1997 : 115).

Après le congrès, Semaun invita Tan Malaka de se rendre à Semarang. Pour lui, la présence d‘un socialiste comme Tan Malaka futt très important pour le mouvement révolutionnaire aux Indes néerlandais. Il faut noter que Semaun, élu depuis 6 mai 1917, fut le chef de la SI de la succursale de Semarang (Dewi Yulianti, 2000 : 38). À la capitale de Java central, ces deux gauchistes s‘accordèrent pour fonder une école réservée au peuple. Cette école avait pour vocation de former des futurs dirigeants révolutionnaristes de nation qu‘elle avait recueillit du milieu prolétaire.

Chez SI, la situation s‘envenima, le conflit élargit la fosse écartant les deux partis opposés. Les partisans de Tjokroaminoto, nommées le SI putih ‘SI blanc‘, accusèrent clairement Semaoen et ses partisans de Semarang qui se regroupait dans le SI merah ‘SI rouge‘ d‘avoir mené l‘association à la dissolution. Tan Malaka qui s‘était déclaré être un socialiste prit une position à côté de Semaoen. En conséquence, le SI a été dissout parce que les membres de Semarang ne purent plus réaliser leur but tant qu‘ils aient été dans l‘organisation. Les membres qui s‘étaient déclarés sortir de l‘organisation fondèrent alors le parti communiste des Indes néerlandaises. Au cours du développement des mouvements nationalistes indonésiens, le parti communiste des Indes néerlandaises se métamorphosa en parti communiste indonésienne (PKI).

Semaoen, qui était élu en tant que premier dirigeant du PKI, annonça un boycottage de grande ampleur des ouvriers notamment les prolétaires qui travaillaient au service de la société ferroviaire néerlandaise. Le gouvernement colonial qui s‘inquiétait de la situation à la suite de boycottage de PKI porta en justice Semaoen et Darsono qui furent accusés d‘avoir lancé le boycottage. Par conséquent, ces deux dirigeants de PKI durent partir en exil aux Pay-Bas.

Sans Semaoen et Darsono, on confia à Tan Malaka le contrôle de la plus grande organisation de gauche aux Indes néerlandaises. Dans le deuxième congrès du PKI à Semarang organisé le 25 décembre 1921, Tan Malaka fut élu en tant que président du parti à l‘absence de Semaoen.

La manière d‘agir et l‘influence de Tan Malaka en tant que président du plus grand parti communiste du monde après celui de l‘Union soviétique et la Chine en matière d‘adhérents attirèrent l‘attention du peuple. Tan Malaka était différent de ses prédécesseurs, Semaoen et Darsono, dans le domaine de coopération avec les milieux islamiques. Il proposa même une sorte de réconciliation avec eux. La collaboration avec le SI de Tjokroaminoto fut primordiale pour lui.     

D‘après Tan Malaka, la querelle d‘idées séparant les deux parties était provoquée par la stratégie maligne du régime colonial pour diviser l‘unité de la nation indonésienne. Il ajouta que si les communistes et les islamistes perdureraient le conflit en écartant les traits communs de leur lutte contre la colonisation, le gouvernement colonial des Indes néerlandaises, en tant que leur adversaire commun, pourrait prendre l‘avantage de cette situation. Tan Malaka conseilla vivement à la SI afin d‘ouvrir leur bras et accueillir de nouveau les gauchistes pour éradiquer ensemble les colonisateurs néerlandais des Indes néerlandaises. Malheureusement, ses efforts pour réunir l‘islamisme et le communisme dans la même situation —comme à l‘époque où Semaoen et Darsono avaient été dans la direction centrale de la SI— n‘atteignirent jamais son objectif.

Les actions extrêmement courageuses de Tan Malaka, telles que ses efforts pour réunir deux puissances majoritaires du peuple : les communistes et les islamistes et les agitations des membres du Parti Communiste indonésien, provoqueraient une inquiétude profonde de la part du gouvernement colonial des Indes néerlandaises. Déclenché par la grève générale du syndicat de travailleurs des ouvriers de port et de la compagnie pétrolière, le 22 mars 1922 Tan Malaka fut arrêté par les autorités coloniales néerlandaises à Bandung. Les ouvriers qui avaient déclenché la grève se regroupaient dans un syndicat ouvrier baptisé Vaksentral-Revolusioner où Tan Malaka fut le vice-président. En mai 1922, Semaoen qui fut de retour de Moscou trouva que la direction du parti communiste était désorganisée par le régime colonial (Van Niel, 1984 : 264).

Traduit devant le tribunal, il fut accusé d‘avoir troublé l‘ordre public et répandu l‘influence mauvaise en vue de bouleverser le gouvernement légitime, Tan Malaka dut partir de nouveau aux Pays-Bas, cette fois-ci il ne portait pas le statut en tant qu‘étudiant mais comme prisonnier politique en exil. Le 29 mars 1922, il s‘embarqua dans un navire qui lui conduirait à la mère patrie pour rejoindre les autres personnes en exil n‘ayant plus le droit politique aux Indes néerlandaises, Semaoen et Darsono.

Malgré l‘écartement de son pays d‘origine, l‘attrait de Tan Malaka ne disparut pas. Il obtint la confiance de l‘Internationale Communiste (Komintern) pour occuper un poste d‘agent politique pour l‘Asie du Sud-Est surveillant l‘Indonésie, Malaya (actuellement la Malaisie, Brunei et Singapour), la Thaïlande, les Philippines et l‘Indochine. Sous prétexte que Tan Malaka n‘avait pas reçu le droit de veto légitime du Komintern sur, sa nomination suscita la jalousie au sein des partisans indonésiens du parti tels que Semaoen, Alimin et Musso. Alimin désigna Tan Malaka comme l‘homme « d‘important et de pouvoir ».

Malgré les critiques, Tan Malaka assistait quand même les forums organisés par le Komintern en se présentant comme représentant du Parti Communiste indonésien. Au mois d‘octobre 1922, il arriva à Moscou pour participer au Congrès du Communiste international. Il y participerait en tant que conseiller qui ne détenait pas de droit d‘élire. Lors du 4ème congrès du Komintern qui s‘organisa du 5 novembre jusque le 5 décembre 1922, il avait 5 minutes, autant que les autres représentants de l‘Asie, de paroles devant les congressistes. À la présence des dirigeants communistes du monde entier, il présenta son opinion, qu‘il avait rendue public lors qu‘il dirigeait le PKI, sur la nécessité d‘une coopération avec les défenseurs du panislamisme. Toutefois son opinion ne fut jamais été admise.

Après le congrès, Karl Radek, leader communiste de l‘Asie, demanda à Tan Malaka d‘écrire un livre sur l‘Indonésie de n‘importe quel sujet. En 1925, le livre, qu‘il avait rédigé en langue russe et avait fini en réalité deux ans auparavant et c‘était grâce au gouvernement de l‘Union soviétique qui l‘imprima à 5000 exemplaires, rencontra le public. En 1923, sous la direction du Komintern, il s‘installa à Canton, Chine en tant que représentant du Komintern pour Asie orientale.  

À Canton, Tan Malaka et Sun Yat-sen ou Sun Man se tissèrent des liens. Ce dernier fut le dirigeant du parti politique nationaliste chinois Guomindang et le fondateur de la république de Chine renversant l‘entité précédente, le royaume de Chine. Ces deux grands penseurs asiatiques s‘échangeaient des idées. Sun Yat-sen introduit une idée de coopération entre les Indonésiens et les Japonais pour lutter ensemble contre les Néerlandais. Tan Malaka replia avec son propre regard. D‘après lui, les Japonais étaient aussi terribles que les Néerlandais, il ne vit donc aucune mesure probable permettant une coopération avec les Japonais.

Pendant ses séjours en Chine, Tan Malaka essayait d‘établir une relation avec les partisanes du parti Guomindang et ceux de communiste chinois. En juin 1924, il accepta un mandat en provenance de Moscou pour assister une conférence internationale de syndicale ouvrière communiste qui se tint à Canton. Dans la conférence, deux représentants du parti communiste indonésien étaient également présents, Alimin et Boedisoetjitro.

La conférence qui eut lieu pendant six jours fixa l‘objectif sur la discussion de rassemblement de mouvement des ouvriers dans le secteur maritime de la zone pacifique. Tan Malaka fut confié de diriger une discussion au deuxième jour. À la fin de la conférence, il fut élu comme président de l‘Association des Ouvriers de trafic de Canton qui vint de voir le jour. Il publia alors The Dawn, une revue communiste destinée aux matelots. Après la parution de la revue, il publia un petit livre intitulé Naar de Republiek Indonesia qui était le premier œuvre de Tan Malaka parlant d‘un pays indépendant nommé République d‘Indonésie.

Au cours de l‘année 1926, la divergence d‘idées entre Tan Malaka et les autres dirigeants du PKI s‘envenimait. Dans un rencontre à un village de Prambanan, les dirigeants du PKI Semaoen, Alimin, Musso et Darsono préparèrent une insurrection contre le gouvernement colonial. Historien, Mestika Zeid, donne son analyse sur la refuse de Malaka à propos de l‘insurrection de 1926. Tan Malaka, comme un penseur brillant de son époque, avait plusieurs arguments soutenant l‘abandon de projet de l‘insurrection. L‘un parmi eux était que le soutien de mouvement n‘était pas encore mur. Il leur a fallu une restauration du parti afin de pouvoir attirer des partisans de gauche plus répandus et même ceux qui n‘étaient pas de gauche.

Tan Malaka conseilla ses camarades, qui étaient les dirigeants de mouvement, de renforcer l‘organisation et continuer de faire plus d‘excitation politique dans leur zone d‘intervention. Son point de vue fut exposé au groupe de Prambanan. En fait, il avait écrit son regard du plan de l‘insurrection à Singapour dans un essai intitulé Massa-Actie. Par son ouvrage de réflexion, il nia les arguments du groupe de Prambanan en mettant en avant les risques qu‘affronteraient le parti et les autres mouvements nationalistes indonésiens si l‘insurrection nommée faute échouerait. Par conséquent, le PKI fut divisé dans deux camps, l‘un soutint l‘idée de Tan Malaka et l‘autre défendit le fruit du rencontre de Prambanan. Le groupe de Prambanan qui avait mis sa confiance en Komintern dut oublier ses rêves. Joseph Staline, secrétaire générale du parti communiste de l‘Union soviétique renonça à donner son soutien aux communistes indonésiens qui mènerait l‘insurrection mal organisée et probablement sans succès.

L‘insurrection a en effet échoué. Les partisans du PKI lancèrent des grèves, sabotages et violences armées à Batavia, Tangerang, région de Priangan, Solo, Pekalongan et Silungkang, Sumatra Ouest. Ces actions contre le pouvoir politique établi ont pris le début le 12 novembre 1926 et réprimés par les autorités coloniales le 12 janvier 1927. Le bilan, beaucoup de partisans qui les avaient préparé ont du payer le prix, ils ont été arrêté et exilé à Boven Digoel.   

La défaite de l‘insurrection du PKI n‘a pas empêché Tan Malaka de continuer sa lutte contre le pouvoir colonial. Ce qui était en priorité pour lui était les actions pour obtenir l‘indépendance de la nation indonésienne. Bien que le PKI ait été nommé organisation politique interdit aux Indes néerlandaises, Tan Malaka ne cessa pas de réaliser son rêve de l‘indépendance par la voie politique. Avec Subakat et Djamaluddin Tamin, il déclara la fondation de Partai Republik Indonesia (PARI) en juin 1927 à Bangkok, Thaïlande.

En 1931, Tan Malaka rencontra Alimin, ils parlèrent de la coopération, mais ils ne conclurent jamais un accord. Ensuite, l‘histoire d‘Indonésie a noté qu‘il a du regarder les actions des communistes indonésiens de loin. Par ses rivaux, il a été nommé intrigant ou trotskiste, désignation pour les fidèles de Léon Trotski, l‘adversaire de Joseph Staline.

Depuis lors, Tan Malaka ne put pas rentrer aux Indes néerlandais parce que la situation politique indonésienne ne permettait pas les communistes d‘y aller. Le gouvernement colonial était en train de nettoyer sa colonie de l‘influence communiste. Tan Malaka continua son aventure politique dans les pays de l‘Asie du Sud-Est. Peu après la déclaration du PARI à Bangkok, il fut arrêté aux Philippines en août 1927. Il fut expulsé du pays qui était en possession des États-unis et le gouvernement philippin lui confia à un navire qui lui conduirait à île de Amoy, Chine.

En 1930, Tan Malaka se rendit à Shanghai en se déguisant sous nom d‘Ossario, journaliste philippin pour la revue Bankers Weekly. En octobre 1932, il se réfugia à Hongkong à la suite de la guerre sino-japonaise. Pas longtemps à Hongkong, il fut arrêté et en décembre 1932 il fut expulsé de nouveau à Shanghai. Quelques années plus tard, en 1936, Tan Malaka revint à île d‘Amoy pour établir une école de langue anglaise et allemande. Un an plus tard, Tan Malaka fut contraint de se réfugier vers la Birmanie parce que le Japon avait attaqué l‘île d‘Amoy.

Dans la route vers la Birmanie, Tan Malaka avait une occasion de se débarquer à Singapour, mais il ne le fit pas au risque de perdre 25 dollars américains. Selon l‘accord conclu entre lui et le capitaine du navire, Tan Malaka dut se débarquer à Rangoon à une somme déterminée. Le 31 août 1937, il débarqua à la capitale de la Birmanie. Son séjour dans la colonie asiatique de la France ne dura qu‘un mois, puis il descendit vers Singapour. Dans l‘île qui était sous l‘administration britannique, il enseigna l‘anglais et la mathématique dans une école chinoise. Lorsque le Japon répandit son territoire impérial, il put enfin entrer aux Indes néerlandaises en traversant l‘île de Penang en mai 1942.

De Penang, Tan Malaka se dirigea vers la plus grande ville portuaire de Sumatra, Medan le 10 juin 1942 en utilisant le nom de Legas Hussein. Puis ce grand révolutionnaire fit escale à Padang en portant le nom Ramli Hussein. Il continua son voyage vers Lampung, la dernière région avant de gagner Java. Quelques mois après l‘invasion du Japon sur l‘ensemble des Indes néerlandaises, il s‘installa à Jakarta en juillet 1942 et se logea à Rawajati près de Pancoran, Jakarta Sud. C‘est ici qu‘il produit ses chef-d‘œuvres, Madilog et son roman Aslia.

Un an après, il déménagea à Banten et devint un employé de bureau dans une mine de charbon à Bayah. Il y travailla pendant deux ans en utilisant Ilyas Hussein. Il y resta jusqu‘à ce que Sukarno-Hatta au nom des Indonésiens ait proclamé l‘indépendance de l‘Indonésie le 17 août 1945.

c. Période de l‘indépendance et derniers moments de la vie

Deux mois avant la proclamation de l‘indépendance d‘Indonésie, Tan Malaka s‘était en effet rendu à Jakarta. Au début du mois juillet 1945, Tan Malaka en se déguisant sous nom de Ilyas Husein qui vint de Bayah, Banten Sud, se rendit chez Sukarni un jeune révolutionnaire qui habitait Jalan. Minangkabau, Jakarta. Dans la maison il y avait déjà des personnages qui ont représenté de groupe des jeunes d‘Indonésie tels que Chaerul Saleh, B.M. Diah et deux fils de Tjokroaminoto, Anwar et Harsono Tjokroaminoto. Les invités de loin s‘y sont présentés pour participer au congrès des jeunes à Jakarta (Majalah Tempo, 17 août 2008 : 30-31).

Parmi les jeunes politiciens, Ilyas Hussein exposa son analyse sur la situation politique de l‘Indonésie de l‘époque. La situation était critique, le gouvernement militaire japonais était au seuil de la défaite dans la scène de la grande guerre de l‘Asie orientale. Son analyse émerveilla Sukarni. D‘après lui, les idées d‘Ilyas était les mêmes que celles de Tan Malaka, qu‘il lisait sur papiers. Grâce à Ilyas, Sukarni était sûr que la déclaration de l‘indépendance de l‘Indonésie aurait prononcé toute de suite.

Le 6 août 1945, Ilyas Hussein se présenta de nouveau à Jakarta, cette fois-ci il cibla B.M. Diah, le président de Angkatan Baru et le rédacteur du journal Asia Raya, le seul quotidien paru sous l‘occupation japonaise. L‘homme de Bayah voulait se renseigner sur la situation actuelle de la guerre pacifique dans laquelle le Japon y participait. Alors Diah lui donna des informations pendant une heure à peu près. En répondant l‘explication de Diah, Ilyas avait pour principe que les jeunes devrait prendre le contrôle sur la révolution d‘indépendance. Le lendemain Diah fut arrêté suite de ses actions revendiquant l‘indépendance et refusant le principe de coopération de Sukarno-Hatta. À cause de cela, Ilyas Hussein se précipita pour rentrer à Banten afin de pouvoir préparer les mesures suivantes.

À Bayah, Tan Malaka prépara la conscience politique des Indigènes. Il organisa clandestinement des discussions avec des jeunes locales. Dans la discussion, Ilyas prit la parole. « Nous ne sommes pas des collaborateurs ! a-t-il dit, l‘indépendance doit venir de nos efforts, ce ne sera pas un cadeau du Japon. » La défaite du Japon, selon Ilyas, n‘était qu‘une question de temps. « Nous les Banten et les jeunes qui sont prêt pour l‘indépendance réalisera la déclaration. » cria Ilyas en terminant son discours. Il montra même son caractère sérieux en se déclarant qu‘il serait être prêt à signer le texte de l‘indépendance si Sukarno et Hatta n‘avaient pas été en mesure de le signer à condition que tous les Indonésiens aient manifesté leur soutien auprès de lui.

Par tous ses partisans de Banten, Ilyas a été confié de regagner Jakarta. On lui a demandé de prendre des contacts avec Sukarni et Chaerul Saleh. Pour montrer leur soutien les partisans l‘ont accompagné à la gare de Saketi, Pandeglang. En ce moment là, Tan Malaka ne savait pas si les jeunes (Sukarni et Chaerul Saleh) ont enlevé Sukarno-Hatta à Rengasdengklok au minuit du 16 août 1945. Ils ont fait cette pression pour que Sukarno et Hatta aient voulu signer le texte de déclaration d‘indépendance. À partir de ce cas-là, Tan Malaka avait joué un rôle très important pour éveiller la conscience d‘indépendance au sein des jeunes indonésiens que la déclaration ait du prononcer le plus vite possible.

Environ trente jours après la déclaration d‘indépendance de l‘Indonésie, le 19 septembre 1945 Tan Malaka fit un autre manœuvre. Il joua un rôle décisif dans le cadre de l‘organisation un grand rassemblement à la place d‘Ikada (actuellement elle est nommée la place de Monas), Jakarta (Majalah Tempo, 17 août 2008). Peu de temps après, les forces armées néerlandaises débarquèrent en Indonésie le 28 septembre 1945. Cette fois-ci, ils étaient regroupés dans les forces alliées la Nederlands Indies Civil Administration (NICA) ‘Administration civile des Indes néerlandaises‘. Tan Malaka continua ses luttes pour défendre l‘indépendance de l‘Indonésie. Le 1er janvier 1946, dans le but de contester la présence des forces armées alliés dans son pays, il se rendit à Purwokerto pour recueillir le soutien de peuple sous nom de Kongres Persatuan Perjuangan.

Deux mois plus tard, Tan Malaka et Sukarni furent saisis par les autorités indonésiens le 17 mars 1946 sous prétexte que le Kongres Persatuan Perjuangan eut l‘intention de renverser le gouvernement de Sukarno et Hatta. Depuis lors les deux nationalistes vécurent de prison en prison tant à Java central et Java Est. En juin 1948, ils furent transférés à la prison à la ville de Magelang, Java central où il écrivit son livre dari penjara ke penjara ‘de prison en prison‘. Tan Malaka ne jouit que la liberté le 16 septembre 1948.

Dès qu‘il soit libéré de la prison, Tan Malaka et Sukarni fondèrent un parti politique nommé Murba (Musyawarah Rakyat Banyak ‘Rassemblement populaire‘) le 7 novembre 1948. Toutefois, les manœuvres politiques de Tan Malaka s‘interrompirent par ses autres compagnons indépendantistes. Lorsque le NICA lança leur deuxième offensive militaire contre le gouvernement de la jeune république indonésienne et Tan Malaka essaya de constituer une force de résistance contre l‘offensive néerlandaise, il fut arrêté par le militaire de la république. Le 21 février 1949, il fut exécuté au village de Selopanggung qui était situé au pied du mont Wilis, Kediri sous prétexte de tentation un putsch contre le pouvoir légitime de Sukarno et Hatta.    

2. Sa pensée

a. Matérialisme dialectique et logique (Madilog)

Il est indéniable que Tan Malaka était très attaché à ses doctrines de pensée « matérialisme, dialectique et logique » ou Madilog, qu‘il avait formulé depuis 15 janvier 1942 jusqu‘au 30 mars 1943 à Cililitan, Jakarta. Madilog, qui a été noté dans un livre de même titre, est devenu son œuvre important. Ce livre propose une nouvelle méthode de pensée aux prolétariats indonésiens. Il communique la mode de lutte de Tan Malaka contre toute sorte de répression. C‘est la voie intellectuelle qu‘a prise Tan Malaka à l‘objectif de désentraver les Indonésiens du colonialisme mental qui les empêche de jouir la liberté. Selon Tan Malaka, le colonialisme mental ou répression mentale est issu de l‘un des principes de féodalisme oriental qui avait mené le prolongement de l‘occupation du pouvoir étranger en Indonésie.

Par Madilog, Tan Malaka offre une voie plus logique pour renverser les modes de pensée passive et dogmatique. Celles-ci sont très attachées à la croyance de la plupart des Indonésiens qui apprécient trop de l‘ésotérisme ce qui leur ramène dans l‘état où ils ne peuvent plus profiter leur capacité intellectuelle et leur propre pouvoir pour conquérir le monde de la matière. Il conteste la mode de pensée dogmatique qu‘il juge non conformée à la société parce qu‘elle peut la mettre dans la situation féodale qui est la raison de soumission de l‘orient à l‘occident.

En plus, Tan Malaka prône la mode de pensée dialectique parce qu‘il permet aux gens de développer continuellement leurs idées et caractères intellectuels. Ainsi la clé de la notion dialectique chez Tan Malaka est de penser activement et continuellement ou en d‘autre terme la mode de pensée dynamique. Mais il ajoute que la mode de pense dynamique doit se reposer sur la pensée rationnelle ou la logique. Dans son développement, la mode de pensée de Tan Malaka affrontera la tradition et la philosophie de Minangkabau.

Le madilog contient la mode de pensée se basant sur le matérialisme (caractère matériel), la dialectique (l‘opposition) et la logique (le raisonnement). Le goût du modernisme est incontestablement caractérisé le madilog et pour cela Tan Malaka suggère avec prudence de ne pas vanter le modernisme. Dans cette mode de pensée, le madilog essaye de nettoyer peu à peu les effets du féodalisme en utilisant le modernisme comme stimulateur. 

Le madilog, qui se base sur la science, est une mode de pensée futuriste. Le créateur a voyagé dans l‘avenir en refusant la mode de pensée dogmatique. Il a écrit le madilog pour combler la lacune de la vision du monde des Indonésiens. Ce qui est intéressant de cet œuvre est que lors de la rédaction du madilog, Tan Malaka était dans son originalité. Le madilog présente non seulement les critiques de Tan Malaka sur la philosophie en tant que science de base mais aussi sur l‘astronomie, la trigonométrie et des inventions modernes.

Le moderniste minangkabau lance des critiques auprès du fonctionnement logique des inventions modernes et propose également des solutions. Ses critiques, qui se fondent sur la dialectique, attaquent les réponses raides des inventions modernes. Il montre aussi que les inventions modernes ne résolvent pas les problèmes de l‘humanité.

Pour Tan Malaka, les réponses par « oui » en tant que réponse affirmative et par « non » en tant que réponse négative se définissent comme celle de raides. C‘est pourquoi il essaye de dénaturer la réponse « oui » par « non » et vice-versa. Le madilog a pour objectif pour faire savoir aux gens que toutes les affirmations qui ne portent pas aucun caractère positif doivent être renoncées. Tan Malaka a pour fondation que toutes les choses sont dialectisables. La dialectique est, pour Tan Malaka, le moyen de renoncer toute forme de stabilité qui est la source de problème de statut quo. Aggravé par le dogme « vivre stable » par lequel la société ne peut pas se libérer, Tan Malaka propose aux prolétariats de penser de manière dialectique. (Tan Malaka, Madilog, 1943).

La dialectique de Tan Malaka ne se rapporte pas à celle de Hegel qui est connu comme le fondateur de la mode de pensée. Le Madilog est en effet inspiré par la dialectique de Marx-Engels qui stipule que cette mode de pensée doit être appliquée dans un mouvement réel. La dialectique chez Hegel qui se fait par processus comportant trois moments : thèse, antithèse aboutissant à la synthèse, est une notion qui s‘applique dans le développement dynamique s‘accroîtrant depuis le niveau de bas en haut. Tout se développant en s‘enchaînant l‘un et l‘autre. Hegel conclut que pour atteindre une vérité absolue, la pensée est beaucoup plus importante que la matière (Rizal Aditya Hidayat, Majalah Tempo, 17 août 2008 : 97).

Tandis que chez Marx-Engels, cette méthode de pensée s‘applique dans le domaine de matérialisme par la voie de révolution qui permettra à une transformation de classe où il n‘y aura plus de classe supérieure de l‘autre ou en d‘autre terme une société sans classe. Voici on trouve la différence entre la dialectique de Hegel qui est apprécié par les bourgeois et celle de Marx-Engels qui accommode le prolétariat qui est pauvre et réprimé.

Par madilog, Tan Malaka essaye de synthétiser la querelle philosophique en vue de transformer la mentalité passive en une nouvelle classe sociale qui se fonde sur la science. Pour lui cette nouvelle classe se définit libre de l‘ésotérisme. La transformation de la mode de pensée des Indonésiens est nécessaire. La logique doit être promue et la créativité doit être exploitée de manière dialectique afin que les couches sociales de bas niveau puissent monter vers le plus haut niveau se développant dans l‘aire de madilog. 

b. Socialisme

L‘idéologie de Tan Malaka est en principe le socialisme. Il l‘utilise comme son moyen de lutte pour éradiquer le capitalisme et l‘impérialisme dans le but de réaliser une Indonésie souveraine. Tan Malaka est initiateur de la république d‘Indonésie. En avril 1925, en Chine, Tan Malaka a écrit son livre intitulé Naar de ‘Republiek Indonesia‘ ‘Vers République d‘Indonésie‘. Dans son avant-propos, il écrit « par moyen de ce livre mon âme est lié aux intellectuels indonésien. » (Tan Malaka, Naar de ‘Republiek Indonesia‘, 1925).

Par cet œuvre, Tan Malaka commence d‘initier la forme réelle de la république d‘Indonésie qui est en train dans le concept abstrait. Pour arriver à la nouvelle forme d‘état, le capitalisme et l‘impérialisme doivent être anéantis de l‘Indonésie, c‘est pourquoi Tan Malaka épluche entièrement les erreurs du gouvernement colonial néerlandais.

« La dispute entre le peuple des Indes néerlandaises (futur Indonésie) s‘attise. L‘insatisfaction du peuple s‘enflamme. La volonté d‘indépendance et la souffrance marchent parallèlement. La notion révolution se répand au milieu du peuple. La dispute, qui s‘envenime et oppose les dominateurs et les dominés, provoque les premiers de traiter les derniers à leur guise ! » a écrit Tan Malaka (Tan Malaka, Naar de ‘Republiek Indonesia‘, 1925).

Tan Malaka cite les mots de Karl Marx, « Le prolétariat ne perdra aucun jamais de sa propriété sauf sa chaîne. » Il utilise alors la phrase du penseur prussien pour le public indonésien. En Indonésie, les éléments non prolétaires sont inclus dans la même catégorie que les ouvriers d‘usine parce qu‘il n y a aucun industrie, en Indonésie, qui devient la propriété nationale et commerce nationale. Dans l‘éventuel querelle opposant les colonialistes néerlandaises et le peuple, personne parmi les Indonésiens n‘a rien à risquer. Il dit, « En Indonésie, on peut crier au peuple qu‘ils ont rien à perdre sauf leur chaîne (Tan Malaka, Naar de ‘Republiek Indonesia‘, 1925).

En tant qu‘ancien dirigeant de l‘organisation communiste Tan Malaka explique également les principes des partis communistes dans le monde. C‘est le renversement du capitalisme par le communisme capitaliste au système communiste. Avant d‘arriver au système communiste, il y aura une période de transformation où le prolétaire règne sur les bourgeois. Cela veut dire que le prolétaire a le droit de conserver le pouvoir de la main de la bourgeoisie qui veut reprendre à plusieurs reprises le pouvoir sur le domaine politique et économique pour qu‘elle puisse utiliser tous les instruments d‘exploitation.   

Pendant le période de transition, les pays capitalistiques se sont convertis en états soviétiques. Le soviet est une entité politique exerçant le dictateur prolétarien. Le but de l‘état soviétique est pour effacer le capitalisme et préparer la naissance du communisme. Bien que l‘état soviétique existât à son époque, Tan Malaka avoue que cet état n‘exerce pas encore le communisme. Pour arriver au communisme, une entité politique doit passer une période assez longue même des dizaines d‘années. La période du communisme ne commence que lorsque l‘état soviétique achève son rôle en tant qu‘instrument de répresseur des couches prolétaires pour opprimer la bourgeoisie. Enfin l‘état soviétique ne sera plus instrument de répresseur lorsque les capitalistes seront transformés en communistes.

Tan Malaka a pour opinion que le capitalisme en Indonésie était en cours de développement parce que les industries lourdes tels que construction mécanique, ferroviaire, navale et même l‘industrie textile n‘existait pas. En même temps, en matière de qualité, les couches prolétaires indonésiennes sont plus basses que leur homologue européen et américain. Il est possible que la vraie dictature du prolétariat puisse mettre en péril la vie économique d‘Indonésie et cette situation peut s‘aggraver si la révolution universelle n‘arrive pas. Tan Malaka formule donc, « en conséquence la plupart des Indonésiens qui n‘est pas le prolétariat est risque d‘être trompé pour lutter le prolétariat qui n‘est pas nombreux. » (Tan Malaka, Naar de ‘Republiek Indonesia‘, 1925).  

À propos du futur état souverain d‘Indonésie, Tan Malaka dresse une liste détaillée de programme de travail couvrant les domaines politique, économie, social, éducation, juridique et militaire. Il prépare aussi les plans de grèves pour en faveur des ouvriers.

Tan Malaka réclame que si le non prolétariat indonésien souhaite participer dans la lutte pour l‘indépendance, il doit nouer une relation avec les ouvriers qui, grâce à leurs syndicats, ont le pouvoir pour anéantir les instruments politiques et économiques des colonialistes. Une forte relation entre le prolétaire et le non-prolétaire permettra l‘indépendance nationale. S‘il n‘y a jamais une relation, le nouvel état sera le nouveau champ d‘esclavage national. Tan Malaka a prononcé « L‘attitude et l‘esprit prolétaire, des paysans et des jeunes atteignent le sommet, cette situation conforme à ce que j‘ai espéré pendant mon exil. » (Tan Malaka, 2005 : 3).

À la fin, il continue, « Si on obtient l‘indépendance, on devra la défendre. Avec toutes nos ressources nous allons mieux franchir vers le communisme international qui nous offre plus d‘espoirs. » (Tan Malaka, Naar de ‘Republiek Indonesia‘, 1925).  

3. Ses œuvres

Voici les œuvres de Tan Malaka que l‘on peut collecter. Ils sont constitués du livre, roman, biographie et des ouvrages en feuilles.

  • SI Semarang dan Onderwijs (1921).
  • Naar de ‘Republiek Indonesia‘ Vers république d‘Indonésie  (1925).
  • Semangat Muda Elan de jeune (1926).         
  • Aksi Massa Action de masse (1926).
  • Patjar Merah Indonesia Amant rouge d‘Indonésie (1938).
  • Madilog (1943).
  • Manifesto Jakarta Manifeste Jakarta (1945).
  • Politik Politique (1945).
  • Rencana Ekonomi Berjuang Plan économique de lutte (1945).
  • Muslihat Stratagème (1945).
  • Merdeka 100%: Tiga Percakapan Ekonomi Politik Indépendante 100% : trois conversations économiques et politiques (1945).
  • Thesis Thèse (1946).
  • Dari Penjara ke Penjara De prison en prison (1948).
  • Islam dalam Tinjauan Madilog Islam du point de vue madilog (1948).
  • Pandangan Hidup Vision de vie (1948).
  • Kuhandel di Kaliurang Je m‘en occupe à Kaliurang (1948).
  • Gerpolek: Gerilya - Politik - Ekonomi Gerpolec : Guérilla-Politique-Économie (1948).
  • Proklamasi 17-8-1945, Isi dan Pelaksanaannya La déclaration d‘indépendance 1945, son contenu et mis en œuvre (1948).

4. Reconstruction de son histoire et récompense

Pauvre Tan Malaka, ses contributions et ses rôles pendant la révolution d‘indépendance se sont évanouis juste à cause de l‘accusation dictatoriale ; putsch contre le gouvernement légitime de la république au cours de l‘offensif néerlandais. Comme son exécution est mystérieuse et mis sous la table par le gouvernement, on ignore de sa mort. C‘est grâce à Harry A. Poeze qui avait consacré plus 36 ans de sa vie pour retracer la mort de Tan Malaka, on a appris la cause de la mort de l‘un des pères-fondateurs de la république (Kompas, 13 août 2007).

Tan Malaka a perdu sa vie par les balles de l‘armée de l‘état qu‘il avait fondé. Selon la recherche de Poeze en 1997, Tan Malaka fut exécuté par les troupes de Tentara Nasional Indonesia ‘armée nationale indonésienne‘ le 21 février 1949 au village de Selopanggung, Kediri sous l‘ordre de sous-lieutenant Soekotjo, qui a obtenu le brigadier-général comme son dernier grade militaire et été le maire de Surabaya. Tan Malaka a été accusé d‘avoir opposé le gouvernement de Soekarno.

En 2009, on a constitué un comité de commémoration de 112ème anniversaire et 60ème de sa disparition. Ce comité est constitué des membres du conseil au ministère des affaires sociales parmi eux Adnan Buyung Nasution, Zulhasril Nasir, Asvi Warman Adam, Imam Suroso, Aulia Rahman, etc. Siégé à la tête du comité le neveu de Tan Malaka, Zulfikar Kamarudin et le directeur de l‘institut de Tan Malaka, DP Asral.

Ce comité a pour objectif de fouiller la tombe que l‘on considère comme lieu de repose du corps de Tan Malaka. Ce fouillage sera fourni l‘examen d‘ADN en profitant l‘échantillon de Zulfikar, le fils de Kamaruddin Rasad, le petit frère de Tan Malaka. Cet échantillon est pris parce que Tan Malaka n‘a pas de descendance. Perturbés par des problèmes, la fouille est retardée deux fois (Tempo Interaktif, 12 mars 2009 et www.okezone.com, 2 mars 2009).

En outre, le comité publie une sorte de « à la mémoire de Tan Malaka » en mettant aux papiers les textes rédigés et inédits par les contemporains de Tan Malaka, les personnages de nos jours de tous les domaines scientifiques.

Pour commémorer et reconnaître les rôles et les contributions de Tan Malaka, on a fondé un Lembaga Penelitian dan Pengkajian untuk Masyarakat ‘centre de recherche dédié à la société‘ Tan Malaka dirig‘e par Datuk Putih Arsal. Le 21 février 2008, on officialise également le musée et la bibliothèque de Tan Malaka en profitant l‘ancienne maison de Tan Malaka à Pandan Gadang, Limapuluh Kota, Sumatra Ouest (www.padangkini.com, 2 mars 2008).  

(Iswara N. R./tkh/02/04-09)

Traduction de l‘indonésien par Arya Seta (5/06-09)

Bibliographie:

Dewi Yuliati, Semaoen, Pers Bumiputera, dan Radikalisasi Sarekat Islam, Semarang. Semarang: Penerbit Bendera, 2000.

Hasan Nasbi, Filosofi Negara Menurut Tan Malaka, Jakarta: LPPM Tan Malaka, 2004.

Hobsbawm, E.J., Nasionalisme Menjelang Abad XXI, Yogyakarta: Tiara Wacana, 1992.

Shiraishi, Takashi, Zaman Bergerak: Radikalisme Rakyat di Jawa 1912-1926, Jakarta: Pustaka Utama Grafiti, 1997.

Tan Malaka, Dari Penjara Ke Penjara Bagian I, Jakarta: Teplok Press, 2000.

_________, Dari Penjara Ke Penjara Bagian II, Jakarta: Teplok Press, 2000.

_________, Dari Penjara Ke Penjara Bagian III, Jakarta: Teplok Press, 2000.

_________, Gerpolek, Yogyakarta: Jendela 2000.

_________, Madilog (Materialisme Dialektika Logika), Jakarta: Teplok Press, 2000.

_________, Merdeka 100% (Tiga Percakapan Ekonomi Politik), Tangerang: Marjin Kiri, 2005.

Van Niel, Robert, Munculnya Elit Modern Indonesia, Jakarta: Pustaka Jaya, 1984.

Articles publiés dans la presse et l‘internet

-------, “Bapak Republik yang Dilupakan, Tan Malaka (1897-1949), dans majalah Tempo Edisi Khusus Hari Kemerdekaan, 11-17 août 2006.

-------, “Harry A Poeze: 36 Tahun Berburu Jejak Tan Malaka”, dans Kompas, 13 août 2007.

-------, “Harry A Poeze: Tan Malaka Sosok yang Terlupakan”, http://www.antarasumut.com, consulté le 28 avril 2009.

-------, “Karya-karya Tan Malaka (1897 – 1949)”, http://www.marxists.org, consulté le 28 avril 2009.

-------, “Tan Malaka, Terlupakan (Bapak Republik Indonesia Jauh Sebelum Proklamasi 17 Agustus 1945)”, dans Singgalang, 20 août 2007.

Arief Destika, “Tan Malaka, Pejuang Revolusioner yang Kesepian, http://ariefdestika.multiply.com, consulté le 28 avril 2009.

Febrianti, ”Museum dan Pustaka Tan Malaka Diresmikan”, http://www.padangkini.com, consulté le 28 avril 2009.

Hari Tri Wasono, “Makam Tan Malaka Batal Dibongkar”, http://www.tempointeraktif.com, 12 Maret 2009, consulté le 28 avril 2009.

Rizal Adhitya Hidayat, “Madilog: Sebuah Sintesis Perantauan”, http://majalah.tempointeraktif.com, consulté le 28 avril 2009.

Rus Akbar, “Makam Tan Malaka Dibongkar 12 Maret?”, http://news.okezone.com, 2 Maret 2009, consulté le 28 avril 2009.

Saiful Arif, “Madilog, Metode Berpikir Kaum Proletar”, http://saifularif.com, consulté le 28 avril 2009.

  1. Raja Ali Haji.
  2. .
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