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Malay Culture

Esprit chez les Sakai (Province de Riau, Indonésie)

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Un portrait des Sakai

1. Histoire d`origine

Sakai est une tribu qui habite l`arrière-pays de la province de Riau. Ils peuvent être classifiés dans une communauté nomade placée à l`écart (http://www.katcenter.info/detail_artikel). Sur le plan historique, il y a deux hypothèses qui permettent d`expliquer l`origine de la tribu.

La première hypothèse repose sur un document historique disant que les Sakai est un métis de la race Weddoid et la race Malais ancien. Le document historique décrit que les Weddoid et les Australoïdes, qui occupaient l`archipel nousantarien, sont les races ayant des peaux noires et du physique fort et du corps musclé. Ils gagnent leur vie par chasser des gibiers et en effectuant le système nomade. Environ 2 500 à 1 500 ans avant notre ère, l`autre race nommée les Proto-Malais sont arrivés sur l`archipel nousantarien. Ce premier déplacement en grand nombre a été suivi d`un autre flux migratoire qui s`est déroulé entre 400 à 300 ans avant notre ère. Ce deuxième flux migratoire est désigné une vague de Deutéro-Malais. Grâce à l`amélioration de moyen de la subsistance de vie, les Deutéro-Malais ont forcé les Proto-Malais de se reculer vers les arrière-pays de l`île de Sumatra. Dans leur nouvelle habitation, les Proto-Malais se sont assimilés avec les Weddoid et les Australoïdes. C`est par cette assimilation que les ancêtres des Sakai ont vu le monde (Suparlan, 1995 : 39-40).

Tandis que la deuxième hypothèse propose une autre explication. Selon celle-ci, les Sakai tirent son origine de la région de Pagarruyung et de Batusangkar. Ils occupaient initialement la région de Pagarruyung et puis se sont déplacés vers les bois à l`est de la région. À cette époque-là, la région de Pagarruyung était très dense de sorte que, pour réduire le taux de densité de la population, le souverain de la région a commandé ses 190 hommes de confiance de vérifier la commodité des bois à l`est de Pagarruyung. Une mission de reconnaissance a été menée et a apporté une suggestion d`y construire une habitation près de la rivière Mandau où les ressources naturelles permettaient de suffire les besoins des futurs habitants. C`étaient les premiers habitants de la rive de la rivière Mandau qui ont engendré les Sakai (Ibid : 73-74). Cette explication convient à l`opinion des Sakai qui croit que leurs ancêtres étaient d`origine de Pagarruyung.

Le mot « sakai » est issu des lettres initiales des mots suivants S-ungai `rivière, fleuve`, K-ampung `bourg`, A-nak `enfant`, I-kan `poisson`. Ces mots représentent la vie des Sakai qui peut s`intégrer à la nature ; dans la forêt, dans les rives où ils peuvent pêcher et la provision d`eau est abondante. Ces attributions ont cependant suscité une mauvaise image aux yeux des Malais car ces derniers considèrent que les Sakai sont loin de la modernité (www.katcenter.info).

Autre aspect de vie des Sakai qui gêne les Malais, c`est leur vie spirituelle. La religion des Sakai est bien influencée par l`animisme. Alors même si la plupart d`entre eux a embrassé l`islam, mais cela ne les empêche pas de pratiquer encore les anciens rites ayant des éléments d`animisme et de pouvoir surnaturel et impliquant les âmes errants. L`essentiel de la religion des Sakai est la croyance à l`égard d`antu `âme errant` qui ils considèrent vivre autour d`eux. Les Sakai croient que les antu vivent comme les êtres humains. Selon eux, les antu vivent en communauté et ont leur propre habitat qui se trouve au milieu de la forêt vierge (Suparlan, 1995 : 197). Le chapitre suivant explique comment les Sakai conçoivent la présence des antu qu`ils croient de génération en génération.

2. Esprit aux yeux des Sakai

Bien que les Sakai considèrent que les esprits vivent séparément du monde humain, mais ces esprits cohabitent avec les hommes des endroits que ces dernières effectuent tels que, des arbres, des cours d`eau, des marais, des forêts, des champs, des habitations, etc. Généralement les hommes ne peuvent pas voir la présence des esprits mais non vice versa. Seuls les hommes ayant d`une capacité particulière qui peut exercer une communication avec eux en faisant des rites spéciaux.

Identique aux hommes, les Sakai distinguent les antu `esprit ou âmes errants` en deux groupes ; ceux qui ont de la bonne intention et ceux qui portent l`intention de nuire. Pourtant ils ne peuvent pas expliquer le concept évident de bonnes ou de mauvais d`esprits. Les antu, d`après les Sakai, ont essentiellement des caractères qui restent neutres. La bonne et la mauvaise intention peuvent se susciter en faveur de la situation. Les Sakai considèrent telle action est bonne lorsque les esprits peuvent donner de l`assistance envers eux, au contraire si telle action leur porte des malheurs, de la mort et de la maladie les Sakai attribuent mal aux ces espèces d`antu (Suparlan, 1995 : 199). Cette distinction provoque possiblement une différente définition au sein des Sakai parce que l`un peut définit un esprit bienfaisant tandis que l`autre le définit comme un esprit malin. Ce désaccord se produit fréquemment dans le domaine de divination ou ilmu tenung.

Les Sakai sont persuadés que la maladie et la mort résultent de faits des esprits. Pour cela ils leur demandent de l`assistance à deviner le futur de quelqu`un en prenant des voies voyantes. Ils profitent souvent le pouvoir surnaturel par l`intermédiaire des esprits pour résoudre les problèmes qu`ils possèdent. L`essentiel de la sorcellerie chez les Sakai est de tuer l`adversaire par la force d`antu. En contrepartie des offrandes telles que du beras ketan `riz glutineux`, du `riz`, de l`œuf et du poulet, les antu sont en mesure d`exécuter les désirs de demandeur à condition que les cibles soient des malfaisantes. Ces dernières sont ceux qui ont été jugés coupable d`avoir violé par express des droits coutumiers ou ceux qui ignorent intentionnellement la présence de ces esprits et du pouvoir surnaturel. Les bienfaisantes, quant à eux, ne peuvent pas être tué par les antu, mais ils risquent d`être obsédés par les esprits (Ibid : 200). Néanmoins, la définition de caractères des esprits dépend de la partie compromise dans l`affaire. Pour la famille de la victime de la sorcellerie, l`antu commis le mal serait jugé d`avoir un caractère de nature malfaisante et vice versa.

Chez les Sakai, les âmes des défunts font partie également aux esprits. Sauf les âmes des bébés ou des petits enfants, les Sakai les respectent beaucoup. Ce respect exagéré occupe leur tête parce qu`ils considèrent que ces esprits se rendent souvent leurs membres de famille, même si ces esprits habitent leur monde invisible. À cause de la proximité des relations interpersonnelles avec leur membre de famille au moment où ils étaient vivants, ces esprits les entourent des fois et interviennent fréquemment dans leurs problèmes. Ces interventions ne correspondent pas toujours avec l`envie des membres de famille par manque de la communication. Ils mènent généralement aux malchances pour les membres de famille. En bref, la présence des âmes errantes autour des vivants soulève souvent des effets défavorables. Pour se libérer de la présence d`une âme errante, les Sakai quittent leur maison pour au moins une semaine suite de la mort d`un membre de famille. Si la dernière mesure est présumée n`empêchera pas l`âme errante à poursuivre et prendre part dans la vie de ses membres de famille, ces derniers doivent aller plus loin en traversant un cours d`eau parce que les Sakai sont persuadé que les âmes errantes ne sont pas capables de le traverser (Ibid : 199).

3. Implications sociales

La conception d`esprits qui demeure au cœur de doctrine des Sakai occasionne des implications ayant la nature préventive et curative. Implication préventive signifie que la présence des esprits permet à garantir l`ordre social de la communauté parce que la transgression auprès du droit coutumier risque la vie du transgresseur. Tandis que l`implication curative s`attribue à la présence des esprits parce que après avoir reçu des offrandes, les âmes errantes sont capables de guérir les hommes qui sont attrapés par une maladie. Le modèle de compréhension de tel concept religieux reflète la vie des Sakai concernant leur relation avec la nature. On peut conclure que la religion des Sakai ne couvre que leur entourage ou se dit locale, en termes de la situation géographique et de la cérémonie.

Cette partie exposera les implications sociales de la compréhension des Sakai de leur conception religieuse qui se concentre sur la présence des antu. Comme le dit dans le passage ci-dessus, les implications sont de nature préventive et curative. Celles de préventives sont :

Premièrement, la présence des antu résulte à la création de la loi naturelle dont le principe est d`éveiller les consciences des Sakai afin de conserver la nature. La conservation de la nature est obligatoire parce que si la situation écologique est perturbée les antu qui y habitent seront mécontents et envoieront des calamités par exemple une épidémie et les autres malheurs. Cette loi naturelle a rendu les Sakai de profiter en toute attention les ressources naturelles autour de leur habitation. La mise en vigueur de la partition de terrain est l`une des mesures prise pour conserver la nature. La zone forestière des Sakai est partagée en trois types ; la forêt traditionnelle, la forêt interdite et la forêt cultivable. Le premier type est interdit à l`abattage d`arbre. Mais les autres activités telles que la récolte de miel, de tige du rotin et l`abattage de l`arbre de damar y sont autorisées. La forêt interdite qui se trouve généralement au bord d`un cours d`eau est libre des toutes activités forestières. La forêt cultivable est la zone où les Sakai peut profiter les ressources forestières sous le système de tour à tour. En outre la mise en rigueur de la partition de la zone forestière, la loi naturelle interdit les Sakai d`abattre l`arbre à abeille (pohon sialang), arbre de labuhai, arbre de kapur et de cueillir les fruits (Sulistyawati et Arif, 2007).

Deuxièmement, les valeurs éducatives apparaissent parmi les enfants des Sakai grâce à la présence des antu. Depuis le début, les parents implantent des valeurs écologiques auprès de leurs enfants. Ils inculquent leurs enfants de conserver bien la forêt de manière cohabitée avec les esprits qui y habitent et qui seront mécontents si leur habitat est en état dégradé. De plus, les parents de Sakai utilisent les antu en tant que être incorporel étant capable d`effrayer les enfants afin de prendre plus d`attention à leur temps de jouer.


Les enfants des Sakai

L`implication curative quant à elle se matérialise par des traitements thérapeutiques servant de guérir les maladies causées par les faits des antu. Ce traitement est en réalité le moyen pour contenter les âmes errantes afin de ne pas déranger les hommes. Suparlan (1995 : 202-210) a mentionné trois façons qu`adoptent les Sakai pour traiter les malades. Il s`agit du procédé d`uras, celui de jungkul et celui de dzikir.

Le procédé d`uras est conduit par un bomo ou un guérisseur et effectué par le membre de famille du/de la malade. Le/la malade se rend chez lui et lui donne un anneau d`argent. À la fin du traitement, le guérisseur rend l`anneau et reçoit une somme d`argent de la part de famille du/de la malade. Puis il dit des formules magiques que le/la malade doit prononcer après lui. Enfin il donne une ordonnance de médicament dont les ingrédients viennent de la nature. La liste suivante donne la description brève des ingrédients.

  • Les feuilles des arbres qui poussent dans la forêt telle que la feuille de belum bangun, anuti, papaga et ibu-ibu.
  • Les grains du riz telles que le padi ketan `grain du riz glutineux sauté dont les glumes bien débarrassées`, le beras basah `riz mouillé`, le beras rendang `riz cuit avec du lait de coco`, le beras kunyit `riz trempé au safran`.
  • Une coupe du riz glutineux au safran et un œuf bouilli.
  • Des lilin damar `chandelles de résine`.


Les Sakai en train de recherche des feuilles de médicament

Après avoir préparé tous les ingrédients, le préparatif des matières médicamentaires peut s`effectuer. On bouille les feuilles et puis profite l`eau bouille pour laver le/la malade. Le traitement est effectué au soir. On éteint deux chandelles que l`on mets près du lit du/de la malade. L`une près de la tête et l`autre près du pied. Près de la chandelle, on pose les grains du riz de types divers comme mentionnés ci-dessus. Le/la malade est obligé/e de finir la coupe du riz dite ci-dessus tandis que autres membres de la famille le/la prient. Le procédé d`uras dure trois nuits. Si ce procédé ne traite pas la maladie il faut que le/la malade passe le procédé de jungkul.

Comme le procédé d`uras, celui de jungkul est également mené par un guérisseur. La famille du/de la malade lui demande en remettant un anneau d`argent que l`on nommera le cincin serah `anneau de confiance` qui servira comme talisman. Le guérisseur fait porter l`anneau attaché autour du poignet du/de la malade. Cet anneau est désormais désigné le cincin semangat `anneau d`esprit` et a du pouvoir surnaturel de protéger le/la malade de la maladie à condition qu`il/elle le porte toujours autrement la maladie s`aggravera. La liste suivante énumère des objets que l`on doit préparer dans le procédé de jungkul.

  • Un tressage ressemblant la forme de maison, bateau ou palais en janur kuning `feuille du jeune palme de cocotier` et de bois asam paya. Par l`intermédiaire du guérisseur, la forme du tressage sera correspondue avec le vouloir d`antu.
  • Une grosse torche que l`on éteint lors de la présentation du guérisseur devant le seigneur des antu.
  • Des chandelles.
  • Le beras rendang `riz cuit avec du lait de coco`.
  • Le ketan kuning `riz glutineux au safran`.
  • Les feuilles de la forêt que l`on utilise dans le procédé thérapeutique d`uras.

De même que le procédé d`uras, celui de jungkul a lieu au soir et dure trois nuits. Premièrement, on pose le tressage en janur kuning dont la façade est garnie des poupées évoquant des dayang `servante de palais` et la torche entourée des poupées de dayang près du tressage. Autour du tressage, on installe les chandelles et les graines du riz préparés. Puis on lave le/la malade devant cette présentation avec l`eau bouille des feuilles et alors on le/la place près du tressage. Les chandelles sont installées près de la tête et des pieds. Ensuite, le guérisseur en lisant les formules curatives demande au seigneur des antu de guérir le/la malade et prie celui/celle-ci de manger le ketan kuning. Lorsque le/la malade est guéri/e, on peut délier l`anneau et la famille du/de la malade donne un linge blanc d`un mètre de long en tant que somme de service. S`il/elle ne l`est pas il faut accéder au procédé de dzikir.


Le tambourine que l`on utilise lors du précédé de dzikir

C`est la dernière mesure que le/la malade doit passer pour se libérer de la maladie. Ce procédé dure trois nuits et s`effectue au soir et accompagné des mêmes objets que le procédé d`avant, seul la présence de tambourine qui le différencie de deux autres. La présentation du procédé est différente que celle de jungkul. Dans le procédé de jungkul, le guérisseur fait son métier en s`asseyant en tailleur, alors que dans celui de dzikir, quant à lui, il danse autour du/de la malade avec la voix de tambourin comme la voix de fond. À la fin du traitement, le guérisseur s`en va en donnant symboliquement le/la malade à sa famille. Tous les objets de rite sont débarrassés du lieu du rite et jetés derrière la maison. Si le/la malade ne trouve pas sa forme, il est conseillé de faire de nouveau le dernier procédé. Et s`il/elle reste en état dégradé/e le guérisseur remettre la vie du/de la malade à l`égard des antu. Cette mesure indique la soumission des Sakai devant les antu.

(Afthonul Afif/bdy/06/01-09)  

Traduit par Arya Seta (3/02-09)

Bibliographie et site de référence :

  • Suparlan, Parsudi, Orang Sakai di Riau: Masyarakat Terasing dalam Masyarakat Indonesia, Yayasan Obor Indonesia, Jakarta, 1995.
  • “Pemberdayaan Masyarakat Suku Sakai” dans www.katcenter.info (2 janvier 2009).
  • Sulistyawati, Agnes Rita, et Ahmad Arif, “Runtuhnya Kearifan Masyarakat Sakai”.  Article paru dans quotidien indonésien Kompas, mercredi, 25 avril 2007.
Images : Collection de la maison de recherche et de développement (Photographe : Risman Marah)
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