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Malay Culture

Sabai nan Aluih

À Sumatra Ouest, on connaît très bien depuis longtemps une sorte de prose de Minangkabau, kaba, que les tukang kaba ‘chanteur de kaba‘ émet par le chant. Dans le chant, Sabai nan Aluih est décrit comme une fille de justice, elle est toujours dans le camp de la justesse et se tient hostile à la méchanceté. Comment elle a fait tout cela ? Le récit complet s‘expose ci-dessous.

***

Il était une fois à Padang Tarok, Sumatra Ouest, il y avait un homme et une femme qui vit ensemble. L‘homme s‘appelait Rajo Babanding et la femme s‘appelait Sadun Saribai. Ce couple avaient deux enfants et habitait une maison traditionnelle de Minangkabau près de la rivière Batang Agam. La fille aînée du couple s‘appelait Sabai nan Aluih et le fils cadet s‘appelait Mangkutak Alam. Bien que ces deux enfants soient élevés dans une même famille, chacun avait du caractère distinctif l‘un et l‘autre.

Mangkutak Alam était un paresseux. Une seule chose qu‘il aimait c‘est de lancer des cerfs-volants de sorte que sa peau se bronzait. Tandis que sa sœur était belle et travailleuse. Elle aidait les tâches de sa mère et passait ses temps libres en faisant des broderies et de tressage. Conformément à son nom, qui signifie « Sabai, la raffinée et la douce », la fille avait du caractère distingué, était polie dans ses parlers et toujours obéissante envers ses parents. Elle était donc aimée de tout le monde.

Les comportements et la beauté de Sabai nan Aluih se diffusèrent jusqu‘au village voisin. Un jour, un ami de Rajo Babanding, qui s‘appelait Rajo nan Panjang apprit la « nouvelle » sur la beauté de Sabai nan Aluih. Rajo nan Panjang était un homme d‘affaires riche qui travaillait à Kampung Situjuh. Il était un homme très respecté des habitants environnants à cause de la présence de ses trois gardes du corps, Rajo nan Kongkong, Lompong Bertuah et Palimo Banda Dalam. Cet homme d‘affaires était arrogant, ferme et n‘avaient pas de cœur. Ce qui lui rendit riche était entre autres ses affaires dans le prêt de l‘argent à haut intérêt au détriment des habitants.

Répondant de la nouvelle, Rajo nan Panjang envoya son homme de confiance de présenter sa demande de mariage devant Rajo Babanding, son ami. Il était très certain que celui-ci accepterait sa proposition.

« Mes hommes de garde du corps, je vous commande de rencontrer Rajo Babanding pour présenter ma proposition de mariage. Je suis sûr que Rajo Babanding mon ami sera heureux d‘avoir un riche beau-fils comme moi. » déclara Rajo nan Panjang en plein de conviction à ses gardes de corps.

Les gardes de corps partirent ensuite en direction de Padang Tarok. À l‘arrivée sur le village, ils passèrent la proposition de leur maître au père de Sabai nan Aluih,

 « Alors monsieur Rajo Babanding, nous sommes les émissaires de Rajo nan Panjang de Kampung Situjuh. Notre visite ici est pour présenter la demande de mariage de notre maître à Sabai nan Aluih, votre fille » dit l‘un des grades de corps.

Entendu l‘intention de son ami émis par ses hommes, puis Rajo Babanding répondit,

« Bien monsieur, je n‘ai pas l‘intention de déchirer le cœur de mon ami Rajo nan Panjang. Veuillez-vous présenter mes plus profondes d‘excuses à sa part parce que je ne voudrais pas avoir un beau-fils ayant le même âge que moi. »

Après le refus du père de Sabai nan Aluih, les gardes du corps se retirèrent et retournèrent à Kampung Situjuh pour émettre la réponse de Padang Tarok à leur maître. Entendu le refus, Rajo nan Panjang se déchira la vanité,

« Il a mis son orgueil devant le mien, ce vieil homme ! Par quelle stupidité qu‘il avait attrapé. »

L‘un de ses gardes de corps lui demanda, « Qu‘est-ce qu‘on doit faire ensuite maître ? ». L‘autre ajoute, « On peut le forcer d‘accepter votre proposition, maître ? ».

« Non, ce n‘est pas le moment ! Je vais me rendre visite le demeure de Rajo Babanding pour présenter directement ma demande de mariage à l‘égard de Sabai nan Aluih. Cette fois-ci, je suis très certain qu‘il ne la refuse pas. Il comprendra que je suis un grand homme entouré des gardes du corps de bonne réputation comme vous. » répondit Rajo nan Panjang.

Ensuite, Rajo nan Panjang et ses trois hommes de garde partirent à Padang Tarok. À l‘arrivée dans le village, Rajo Babanding les accueillit de manière chaleureuse. Par cette visite, le père de Sabai nan Aluih se demanda si la demande de mariage présentée par son ami violerait la règle coutumière. Selon la règle coutumière de Minangkabau, l‘homme qui veut se marier ne peut pas émettre la proposition de mariage au père de la femme d‘autre que à l‘oncle maternel ou à la tante maternelle de la femme.

Au fond du cœur de Rajo Babanding, la proposition devait être refusée, mais pour éviter la colère incontrôlable de son ami qui pourrait lui rendre honteux, il le conduisit dehors sa maison, « Qu‘en penses-tu un entretien hors de la maison, mon ami ? »  

Rajo nan Panjang apprit que son ami avait refusé sa proposition et il s‘aperçut que son interlocuteur aurait voulu se battre en duel,

« D‘accord, volontairement. »

« Où on va se parler ? », demanda Rajo nan Panjang acceptant le défi de Rajo Babanding.

« On se retrouvera à Padang Panahunan » répondit Rajo Babanding.

« Quand ? »

« Dimanche te va bien ? » répliqua Rajo Babanding.

 « D‘accord. » dit Rajo nan Panjang en se retirant.

En apprenant Rajo nan Panjang et ses gardes de corps s‘en allèrent de sa demeure, Sabai nan Aluih sortit de sa chambre et s‘approcha de son père et sa mère qui s‘asseyaient dans la salle de séjour. Elle demanda à son père,

« Père ! J‘ai écouté tout ce dont vous et Rajo nan Panjang avez parlé. Si vous et votre ami parlez dans un endroit loin de l‘habitation, je suis certain que vous parlez d‘un duel n‘est-ce pas Père ? »

Le père répondit tout de suite, « Tu as raison ma fille, mais ne t‘inquiètes pas, Je sais comment me défendre. »

Depuis ce jour-là, Sabai nan Aluih fut inquiète de la vie de son père. La nuit, Sabai avait de cauchemar, les biens de la famille s‘en volèrent ; le grenier du riz fut au feu, les buffles furent volés et les poulets furent arrachés par un aigle. Pour sa part, le cauchemar devrait un signe de la malchance, surtout pour son père. Le lendemain, Sabai nan Aluih raconta tous ce qui s‘étaient passés dans son rêve l‘avant-hier pour empêcher le rencontre de son père avec Rajo nan Panjang à Padang Panahunan,

« Père, j‘avais un cauchemar. Je vous prie de ne pas rencontrer Rajo nan Panjang. Je porte mes inquiétudes sur vous, Père. »

« Ma fille, Sabai ! Ton cauchemar reflète un bon signe. Le grenier brûlé signifie la récolte du riz, les buffles volés veut dire le nombre de notre bétail augmentera et les poulets arrachés par un aigle veut exprimer que ton petit frère va se marier. » expliqua le père en consolant l‘état d‘esprit de sa fille.

« Vous pensez ainsi ! Je n‘aurais été plus inquiète si cela serait un bon signe, mais si ce serait l‘inverse ? de qui moi, Mangkutak et la mère, pouvons dépendre ? » demanda Sabai nan Aluih.

« Ne t‘inquiètes pas ma fille, je fais tout cela pour défendre la dignité de notre famille. Je ne voulais pas qu‘elle soit déchirée par ce méchant et orgueilleux homme d‘affaires. » répondit Raja Babanding.

Au jour du duel, Rajo Babanding part pour Padang Panahuan. Cet emplacement était un endroit désert que l‘on utilisait pour se battre. Pour anticiper les faits imprévus de Rajo nan Panjang, le père de Sabai nan Aluih y arriva accompagné de son serviteur qui s‘appelait Palimo Parang Tagok. En plus au cas de son décès, celui-ci put informer sa famille à la maison.

Sur le champ de duel, Rajo nan Panjang et son garde de corps, Palimo Banda Dalam étaient présents. L‘homme d‘affaires avait avancé son arrivée pour mettre en place son tactique malhonnête. Il avait ordonné ses deux autres gardes de corps, Rajo nan Kongkong et Lompong Bertuah de se cacher dans les buissons. L‘un d‘entre eux porte un fusil qu‘il utiliserait à un moment donné.   

En s‘apercevant par distance l‘arrivée de Rajo Babanding accompagné de Palimo Parang Tagok, Rajo nan Panjang avertit ses gardes de corps,

« Mes hommes, vous n‘êtes pas à son niveau, prenez garde qu‘il est fort, Rajo Babanding ! Vous n‘êtes pas ses concurrences. »

« Entendu, maître. » répondit les gardes de corps.

Rajo Babanding et son serviteur s‘approchèrent de Rajo nan Panjang. À la position de duel, ils s‘échangèrent de grossièreté.

« Rajo Babanding, par quel courage que t‘a apporté dans cet endroit pour finir ta vie ? » menaça Rajo nan Panjang.

En plein du calme, le père de Sabai nan Aluih répondit la menace de son adversaire, « On verra qui va périr plus tôt. »

« Ha… ha… ha… !!! Mais c‘est toi, Babanding, qui va mourir par ma force » dit Rajo nan Panjang en éclatant de rire.

« Avance-toi, Panjang ! » défia Rajo Babanding.

Tout à coup, Palimo Banda Dalam attaqua Rajo Babanding en lançant un fort coup de poing, mais l‘homme de Padang Tarok sut bien s‘évader pour esquiver l‘attaque du garde de corps de Rajo nan Panjang. À plusieurs reprises, rien d‘attaques lancées par Palimo Banda Dalam ne frappa le corps de Rajo Babanding. Voyant que son garde de corps serait épuisé dans quelques moments, Rajo nan Panjang s‘apprêta à aider son garde de corps. Comme il se disputa deux personnes en même temps, il laissa sa tactique défensive et se mit à lancer une contre-attaque. Son coup de poing frappa le ventre de Palimo Banda Dalam, et celui-ci tomba par terre. Mais sans aucune conscience de l‘autre adversaire, Rajo Babanding dut affronter une attaque imprévue de Lampong Bertuah.

« Attention maître ! Une attaque par derrière ! », avertit Palimo Parang Tagok qui s‘aperçut l‘apparition subit depuis les buissons.

Entendu le cri de son serviteur, Rajo nan Panjang s‘esquiva en disant,

« Tu m‘as triché hein Rajo nan Panjang ? »

Pour le moment il fut sauvé du péril.

« Ha… ha… ha… !!! C‘est le moment pour toi de périr, Babanding. » cria Rajo nan Panjang.

Apercevant son maître fut triché, Palimo Parang Tagok intervint dans le duel inégal. Maintenant chacun à son adversaire d‘un part Rajo Babanding contre Rajo nan Panjang et Palimo Parang Tagok contre Lampong Bertuah d‘autre part. Le duel des serviteurs ne dura pas longtemps, ils tombèrent par terre et moururent à un kriss pénétra leur corps. 

Entre temps, la bataille entre Rajo Babanding et Rajo nan Panjang continua. Le premier commença en laissant son adversaire lança des attaques. Des fois Rajo Babanding pressa son adversaire, quelque fois ce fut Rajo nan Panjang qui mit son adversaire en mode de défense. À un certain moment, le père de Sabai nan Aluih remarqua le point faible de son adversaire et lui donna un coup de kriss qui blessa son ventre. Rajo nan Panjang ne supporta plus le duel, il tomba par terre et se retira. Pour le finir, il donna à son garde du corps existant, Rajo nan Kongkong, un signe pour tirer l‘homme qui le battit.

« Allez ! Nan Kongkong tu attends quoi ! »

Rajo Babanding vint de se rendre compte que son adversaire avait un autre garde du corps. Mais trop tard, à peine de se préparer pour une autre attaque Rajo nan Kongkong lança contre lui un coup de feu qui pénétrer le sein de Rajo Babanding. Il tomba par terre et perdit la conscience. Vu que l‘adversaire de son maître n‘eut plus de forces, Rajo nan Kongkong sortit des buissons.

Non loin de champ du duel, il y eut un berger de Padang Tarok qui suivit le duel depuis le début. Puis il informa Sabai nan Aluih sur la mort de son père. Sabai nan Aluih fut très choquée par la nouvelle. Son cauchemar se réalisa. Elle joignit son petit frère qui lançait comme d‘habitude des cerfs-volants pour mener celui-ci au champ de duel où leur père fut trouvé mort.

« Mangkutak, tu me suis à Padang Panahunan, le père est mort, une balle avait percé son corps. » prévint Sabai nan Aluih.

« Non ! Tu peux aller tout seul. Je ne veux pas mourir, moi. » refusa Mangkutak.

« Quel lâche ! » répliqua Sabai nan Aluih.

Sabai nan Aluih, qui était très déçu de son frère, se dépêcha monter à la maison et chercha un fusil appartient à son père. Puis, en courant elle prit en direction de padang Panahunan. Mais au milieu de son parcours, elle rencontra Rajo nan Panjang et son garde du corps, Rajo nan Kongkong. L‘homme d‘affaires ouvrit le contact,

« Alors la belle fille, où tu vas ? »

« Vieux crétin déshonoré ! Qu‘as-tu faire à mon père ? », demanda Sabai nan Aluih dont le visage rougit.

Rajo nan Panjang se força de déranger la fille de Rajo Babanding, « comme tu es belle quand tu es en colère, Sabai nan Aluih. »

« Ne me parles de n‘importe quoi, vieux crétin déshonoré ! Réponds à ma question, où est mon père ? » reprit Sabai nan Aluih.

« Il n‘est plus nécessaire de chercher ton père, il t‘a laissé. » répondit Rajo nan Panjang  

« Qu‘est-ce que tu veux dire ? »

« Ton père est mort grâce à ce fusil. » répondit Rajo nan Panjang en indiquant le fusil que porta Rajo nan Kongkong.

« C‘est toi alors qui a tué mon père. Mon père n‘était pas armé non ? Quel vieux tricheur ! » réprimanda Sabai nan Aluih. Elle vise alors son fusil sur la poitrine de l‘homme d‘affaires arrogant.

Celui-ci et son garde du corps se mirent à rire et lui dit de ne pas jouer avec le fusil,

« Ha…ha…ha… !!! Hé ma belle fille ! Cette arme n‘est pas un jouet surtout pour les filles ! »

Sabai nan Aluih qui ne pouvait pas supporter la conduite de Rajo nan Panjang, pressa la détente de son fusil. Et puis une voix de tir au fusil s‘étendit. À cet instant même, une balle pénétra le corps de Rajo nan Panjang et le fit tomber par terre. Regardant son maître n‘est plus en forme, Rajo nan Kongkong s‘enfuit. Après avoir fait tomber l‘assassin de son père, Sabai nan Aluih se rendit à Padang Panahunan pour voir l‘état de son père. Elle était très triste d‘avoir trouvé la vie de son père avait été disparu. Quelques instants après, Sadun Saribai, la mère de Sabai nan Aluih, et des habitants de Padang Tarok arrivèrent sur place pour amener le corps de Rajo Babanding à leur village.

***

Ainsi le récit de Sabai nan Aluih qui vient du pays de Minangkabau, Sumatra Ouest. Pour commémorer l‘audace de Sabai nan Aluih de défendre le bien et d‘éradiquer le mal, les habitants de Minangkabau ont gravé le nom de Sabai nan Aluih dans un kaba,

« …Sabai nan Aluih, une belle fille qui avait de bon cœur. Elle avait du courage pour défier le mal et établir le bien, malgré les dangers qui l‘entouraient. Elle pleura sur son père qui avait tué à Padang Panahunan. Tué d‘un coup de feu par derrière la main de Rajo nan Kongkong… »

Le récit ci-dessus peut-être classifié comme légende qui contient des leçons morales comme modèle à être imité. Il y a au moins deux moralités que l‘on peut tirer du récit, l‘audace est indispensable pour obtenir le bien et qui ne sait pas rendre grâce à Dieu aurait du mal. Deux personnages du récit reflètent les deux moralités.

Sabai nan Aluih a montré son audace en revendiquant la mort de son père même si sa vie était en péril. Une poésie malaise dissimule cette hardiesse,

wahai ananda dengarlah peri,
di atas yang benar hendaklah berani
menghadapi lawan berpantang lari
supaya hidupmu tidak merugi

wahai ananda dengarlah pesan,
gagah berani sifat yang jantan
berlemah lembut sifat perempuan
di atas yang hak engkau berjalan

Rajo nan Panjang, l‘homme d‘affaires qui est très riche et possède du pouvoir profitent sa position et sa fortune pour faire ce qu‘il veut. La position sociale et la fortune au grand nombre ne peuvent pas contenter son désir vif de l‘homme. Si l‘on ne peut pas rendre grâce à Dieu, il est possible que ce sera la misère bouleverse sa vie. Une autre poésie malaise prévient l‘homme de remercier à Dieu à ce qu‘il possède.

Le récit a été interprété d‘un recueil de contes de Sumatra Ouest intitulé Cerita Rakyat dari Sumatra Barat.    

(Samsuni/sas/132/03-09)
Traduction de l‘indonésien par Arya Seta (4/04-09)

Bibliographie:

  • A. A. Navis, 1999, Cerita Rakyat dari Sumatra Barat, Jakarta: Grasindo.
  • Anonymat, « Sumatra Barat » <http://id.wikipedia.org> consulté le 24 mars 2009.
  • Tenas Effendy, 2006, Tunjuk Ajar Melayu, Yogyakarta, Balai Kajian dan Pengembangan Budaya Melayu bekerja sama dengan Penerbit AdiCita Karya Nusa.
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