Les sept frères
Les sept frères dans ce conte sont les enfants d‘un couple qui habite à la province Nanggroe Aceh Darussalam, Indonésie. Ils sont très misérables car à leur enfance, leurs parents les ont laissés au milieu de la forêt loin de village. Pourquoi leurs parents les ont abandonnés ? Et qu‘est-ce qui s‘est passé après ? Lisez le récit intitulé « sept frères » suivant.
***
Il était une fois, dans un village d‘Aceh, il y avait un couple ayant sept petits garçons. L‘enfant aîné avait 10 ans et le cadet avait 2 ans. Le couple fit de l‘argent en vendant au marché la moitié des légumes qu‘il plante dans leur champ. Bien que ce couple vive de façon très simple, mais il put conduire leur famille en bonne voie.
Un jour, leur village subit une longue sécheresse. Toutes les plantes étaient crevées. Les gens de villages s‘affamaient parce que leurs denrées alimentaires ne restèrent que peu et la saison de pluie n‘arriva toujours pas. En résultat, tous les habitants du village affamèrent, incluant le couple et leurs sept enfants.
À cause de la situation terrible, ce couple était terrifié. Leurs plantes qui leur donna la vie ne poussèrent plus et pire il n‘avait d‘autre travail que cultiver les légumes dans leur champs. Le mari et la femme réfléchirent pour arriver à une solution, mais ils ne trouvèrent pas de réponse. Tout à coup ils arrivèrent à une décision. C‘est d‘abandonner leurs sept enfants au milieu de la forêt située loin du village.
Un soir, lorsque les enfants dormaient comme un loir, ils discutèrent comment déplacer leurs enfants.
« Comment les déplacer sans les gêner ? » demanda la femme à son mari.
« Demain matin, les enfants viennent avec nous dans une forêt qui se trouve très loin d‘ici pour chercher du bois de chauffage, à la pause de déjeuner on fera semblant chercher de l‘eau à la rivière. » expliqua le mari.
« C‘est parfait » répondit la femme en donnant son accord.
Sans qu‘ils aperçoivent, au-delà de la chambre leur troisième enfant qui n‘avait pas encore s‘endormir entendit toute la conversation du couple.
Le lendemain, le père emmena ses sept enfants dans la forêt pour chercher le bois de chauffage. À l‘arrivée dans la plus proche forêt du village, le père dit à ses enfants,
« Les enfants ! Nous sommes censés trouver une autre forêt qui est vaste et au feuillage épais, afin de pouvoir recueillir le bois de chauffage en grand nombre » explique le père.
« Entendu père » répondirent simultanément les enfants.
Après avoir parcouru un long chemin, ils arrivèrent dans une forêt très vaste. Ils furent heureux, car le bois de chauffage était ample. Ils ramassèrent le bois qui s‘éparpillait par terre. À la veille du midi, la mère demanda de prendre la pause après avoir travaillé toute la journée.
Par cette occasion, le couple s‘apprête à exécuter leur plan. Abandonner leurs sept enfants au milieu de la forêt.
« Les enfants ! Restez là un peu. Moi et votre mère allons trouver une cours d‘eau autour de la forêt car il nous reste plus rien d‘eau minérale », déclara le père.
« Bien Père », répondirent les sept enfants en même temps.
« Ne prenez pas de temps, mère, père ! », ajouta le cadet.
« Oui mon fils ! », répondit la mère et elle suivit son mari et s‘en alla.
Pendant ce temps, les sept frères s‘inquiétèrent de leurs parents pourvu que ceux-ci aient eu mal. Comme la réponse, l‘enfant aîné prit une initiative, ayant persuadé ses six frères, de atteindre leurs parents. Mais être sur le point de partir, le troisième enfant prit le parole.
« ‘Bang !‘ Il sera en vain de courir après le père et la mère. Ils nous ont quitté. », déclara le troisième enfant.
« Qu‘est-ce que tu racontes ? » demanda l‘enfant aîné.
« Le soir passé, lorsque vous vous endormiez profondément, j‘ai écouté la conversation de nos parents, ils nous ont laissé ici par exprès car ils ne peuvent plus nous nourrir à cause de la longue sécheresse. », expliqua le troisième enfant.
« Mais pourquoi tu viens de nous raconter tout cela ? », demanda son frère.
« J‘avais peur de nos parents, ils iraient se fâcher contre moi. », supplia le troisième enfant.
Finalement, les sept frères ne partirent pas pour gagner leurs parents, et en plus le soleil allait se cacher. Ils cherchèrent alors un abri permettant leur protéger du souffle de l‘air nocturne. Heureusement pour eux, non loin de là, il y avait une cave creusé sur un tronc d‘un arbre. Puis ils s‘y abritèrent et se reposèrent jusqu‘au lendemain.
« ‘Bang !‘ Qu‘est-ce qu‘on va faire maintenant ? On va aller où ? », demanda le deuxième enfant.
« Vous restez ici, je vais monter sur le sommet de cette grand arbre là. Si jamais je peux voir une volute de fumée qui indique une habitation près d‘ici. », ordonna l‘enfant aînée.
Et celui-ci avait raison, au sommet de l‘arbre, l‘aîné vit une volute de fumée de distance. Il descendit vite de l‘arbre et emmena ses six frères vers la fumée. Après avoir passé un long chemin, ils arrivèrent dans un village. Là bas, ils étaient étonnés d‘une grande maison érigée au bout du village.
« Voyez là ! Qu‘elle est grande, cette maison. », dit le quatrième enfant.
« Non… pourvu qu‘elle est abrite un ogre. », répond le sixième fils.
A peine il finit ses paroles, soudain on entendit une voix forte de la part de la grande maison qui leur demanda d‘y entrer. Peu de temps après, la propriétaire de la maison sortit, elle est une ogresse.
« Hé les enfants d‘homme ! Qui êtes-vous ? », demanda l‘ogresse.
« Nous sommes perdu madame ogresse ! Nos parents nous ont abandonnés dans la forêt », expliqua l‘enfant aîné.
Émue par l‘histoire des sept frères, l‘ogresse secouée par un sentiment humain. Elle les fit entrer chez elle et puis les pria de goûter de quoi à manger et à boire. Attrapé par la faim, les sept frères avalent tous les repas préparés.
« Vite ! Finissez les repas et puis montez au galetas ! Autrement mon mari vous avalera, il arrive dans quelques instants de la chasse. », ordonna l‘ogresse.
Troublé par la peur, ils mangèrent vite et puis montèrent au galetas pour se cacher. Quelques minutes après l‘ogre arriva de la chasse, après être entré chez lui, il sentit un arome suscitant l‘appétit.
« Hmmm que c‘est bon ! », dit l‘ogre en goûtant l‘arome impressionnant.
« Il me semble que tu mets un bon repas dans la maison. Je peux sentir l‘odeur d‘homme. Tu le gardes où ? » demanda l‘ogre à sa femme.
« Je les gardes au galetas, mais ils sont très petit. On peut attendre les attendre à l‘âge mature afin de pouvoir goûter le vrai saveur », convainquit l‘ogresse.
L‘ogre soumit aux paroles de sa femme. Pour le moment les enfants sont en sécurité de la menace de l‘ogre. Le lendemain, lorsque la créature méchante alla à la chasse dans la forêt, sa femme demanda aux enfants de s‘en aller. Mais avant de partir, elle les ravitailla avec de quoi à manger comme le ravitaillement pendant leur excursion. Et même elle donna des bijoux, de l‘or et du diamant.
« Gardez ces bijoux, j‘espère qu‘elle emporte de la chance au futur. », pria l‘ogresse.
« Je vous remercie Madame ! Vous êtes très gentille », remercia l‘enfant aîné.
Après avoir fait un long parcours, en traversant les collines et la forêt, ils arrivèrent dans une plage. Ils décidèrent de construire un radeau de cocotier pour traverser la plaine mer. Après quelques jours de voyage, ils débarquèrent dans un pays dirigé par un roi sage et juste. Dans ce pays, ils vendirent les bijoux assignés par l‘ogresse à un marchand riche. La somme de la cessation serait utilisée pour acheter un terrain de plantation. Chacun obtint la même superficie et laboura le champ de manière travailleuse et ils ne renoncèrent pas à aider les uns et les autres.
Quelques années plus tard, ils grandirent. Grâce au caractère travailleur des enfants, ils possédèrent tellement de la fortune. Ils purent, chacun, construire une belle maison. Les sept frères vécurent en paix et prospérité.
Un jour l‘enfant cadet se souvint à ses parents. Il appela alors ses six grands frères chez lui pour discuter à propos de son souci. Il avait un plan de voir ses parents ensemble avec ses frères.
« Je vous demande de venir ici pour aller ensemble trouver notre père et notre mère. Ils me manquent tellement. Et je suis sûr qu‘ils vivent encore », avoua le cadet à ses frères.
« Tu as raison mon petit frères ! Nous avons un même sentiment que le tien. Nous voulons également rencontrer notre père et surtout notre mère qui nous a donné la vie. », ajouta le sixième enfant.
« D‘accord, que pensez-vous alors si demain on part pour chercher nos parents ? », demanda l‘enfant aîné.
« On est d‘accord. », affirmèrent ses six frères en même temps.
Le lendemain, les sept frères partirent pour chercher leurs parents. Ils prirent la pleine mer pour gagner une île. À l‘arrivée dans cette île, ils cherchèrent d‘un village à un autre. Plus de centaines de villages étaient fouillés, mais ils ne trouvèrent pas leurs parents. Jusqu‘à un jour, dans un village, ils trouvèrent leurs parents en pauvre condition. Ils étaient très tristes à propos de la condition actuelle de leurs parents. Ils décidèrent donc d‘emmener leurs parents avec eux, dans l‘autre partie de la mer.
Depuis lors, la famille séparée pendant des années se réunit de nouveau. Ensuite, ils vivent normalement, les parents se consacrèrent à prier à Dieu et toutes les choses nécessaires à la vie étaient remplies par ses sept enfants qui possédèrent de la fortune.
***
Et c‘est ainsi le conte sept frères qui vient de la province d‘Aceh, Indonésie. Le conte ci-dessus nous assigne des moraux utilisés comme le modèle de pensée et la règle de conduite de la société. Un des moraux du conte est le principe d‘indépendance. Dans le conte, la nature indépendante se manifeste par les faits de sept frères qui ne regrettent pas leurs parents, lors que ceux-ci avaient quitté leurs enfants. Ces jeunes garçons savent se débrouiller en labourant leur terre de manière soigneuse si bien qu‘ils puissent recueillir le résultat de ses travaux et gagner de la fortune. Cette nature conforme à une expression malaise :
Wahai ananda dengarlah manat
Tunjuk dan ajar hendaklah ingat
Bulatkan hati teguhkan semangat
Supaya hidupmu beroleh semangat
L‘autre message du conte est l‘excellence de la nature. Cette nature se manifeste par les faits de sept frères. Même si leurs parents les ont abandonné au milieu de la forêt, ils renoncent à oublier leurs parents qui leur ont donné la vie. Comme le dit une expression malaise :
Apa tanda melayu pilihan
Membalas budi ia utamakan
Le récit est réinterprété d‘un recueil de contes d‘Aceh intitulé Cerita Rakyat dari Aceh.
(Samsuni/sas/100/09-08)
(Arya Seta/ter/4/09-08)
Bibliographie :
L. K. Ara, 1999, Cerita Rakyat Dari Aceh, Grasindo, Jakarta.
Anonymat, “Aceh”, http://id.wikipedia.org/wiki/Aceh (25 septembre 2008).
Effendy, Tenas, 2006, Tunjuk Ajar Melayu, Balai Kajian dan Pengembangan Budaya Melayu en collaboration avec maison d‘édition AdiCita Karya Nusa, Yogyakarta.
Bang = est un appellatif destiné à un grand frère.
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