Le lac Singkarak avec 107, 8 m2 de surface est deuxième lac de l‘île de Sumatra par l‘étendue après le lac Toba de Sumatra Nord. Se trouve 36,5 mètres au dessus du niveau de la mer, Singkarak géographiquement appartient au département (kabupaten) Solok et celui de Tanah Datar, deux départements qui constituent la province de Sumatra Ouest. Selon le récit oral du site, le lac d‘où les eaux de la rivière Batang Ombilin coulent était un vaste étendu d‘eau mais à cause d‘un événement remarquable, les eaux se diminuèrent et il s‘est tourné en lac. La légende suivant narre l‘histoire de la rivière Ombilin et le lac Singkarak.
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Il était une fois dans un bourg à Sumatra Ouest, vécurent les Buyung. Cette famille de trois personnes vécut dans une cabane au bord de la mer. Pour suffire le besoin de la famille, monsieur Buyung et sa femme récoltaient les ressources forestières et pêchaient dans la mer. Tous les matins, ils allaient à la forêt située sur la colline de Junjung Sirih pour récolter les ressources forestières telles que le rotang, le rotin et le bois de damar et puis les vendre au marché. À la saison de pêche, ils capturaient les poissons en utilisant la canne à pêche, le casier à poisson et le filet.
Ils ont un enfant qui s‘appelait Indra. Lorsque celle-ci avait 10 ans, Indra se mit à aider les travaux de ses parents. Ils étaient heureux d‘avoir un enfant travailleur comme Indra. Mais une chose leur gênait. Indra possédait un appétit extraordinaire. Il pouvait finir un panier du riz et des portions d‘accompagnements à un repas.
Un jour, la pénurie de ressources fut arrivée. Tant les ressources forestières que celle de marines furent difficiles à recueillir. Pour répondre à cette manque de ce qui est nécessaire, les Buyung essayèrent d‘économiser les dépenses quotidiens à toute manière. Ils mangèrent avec des aliments de base dont ils disposent. S‘ils n‘eurent plus de riz, ils mangèrent de la tubéreuse. Cette pénurie dura longtemps de sorte qu‘ils obtinrent difficilement des aliments de base. Elle leur força de prendre de souci d‘eux-mêmes et négligea le besoin alimentaire de leur fils. La famine faillit de leur mener vers le désespérément. Ce couple alla rarement à la mer et récolta paresseusement les ressources forestières pour suffire leur besoin.
Depuis quelques jours, les Buyung ne mangèrent que d‘ubi kayu ‘manioc grillé‘. Cet aliment ne satisfit sûrement pas l‘appétit d‘Indra. En conséquence, Indra pleurnicha à ses parents afin de lui donner à manger.
« Tu me donne à manger père ! J‘ai très faim », plaignit Indra.
« Hé, enfant paresseux ! Si tu as faim, tu peux trouver de quoi manger dans la forêt et à la mer. » réprimanda son père avec l‘irritation.
« Le père, tu te rendes compte qu‘il est encore mineur ? Il n‘est pas capable sûrement de à manger tout seul. » dit la mère.
« Oui je sais qu‘il est mineur, mais il mangent de manière très gourmande. » négligea le père.
Après avoir entendu la réponse de son mari, elle se tut. Elle s‘approcha de son fils pour lui conseiller d‘aller tout seul dans la forêt de la colline Junjung Sirih pour trouver les ressources forestières. Indra obéit sa mère. Avant d‘y aller, il donna à manger son coq s‘appelant si Taduang. Si Taduang était un coq intelligent, chaque fois son maître revenait de la forêt, il chantait pour l‘accueillir.
À la veille du midi, Indra revint de la forêt sans résultat. Le lendemain son père lui ordonna de pêcher à la mer. Tandis qu‘Indra accomplit ses travaux, ses parents s‘assirent à paresser dans leur cabane. Il semble que ce couple n‘eut plus de moral à affronter la vie. Ce mode de travail dura un mois qu‘Indra ne le supporta plus. Indra eut l‘intention de prendre la pause pour quelques jours.
De retour de la pêche, Indra se plaignit à son père.
« Père, j‘ai mal partout dans le corps. Puis-je rester pour quelques jours sans travailler ? » demanda Indra.
« Mais qu‘est-ce que tu racontes ? Quel paresseux, tu ne peux pas prendre la pause, il faut que tu ailles à la mer demain pour capturer des poissons. » dit le père.
Sans l‘intention de contester la demande de son père, il partit pour la mer à la pêche. Tandis que sa mère, sans que personne n‘ait aperçut, prit la direction vers un cap. Alors le père alla vers la forêt.
Juste avant midi, monsieur Buyung retourna à sa maison en portant une botte d‘ijuk ‘fibre de palmier‘. À la maison il trouva sa femme fut en train de nettoyer des pensi ‘petite bucarde‘.
« Qu‘est-ce que tu fais là, la mère ? » demanda monsieur Buyung à sa femme.
« Je nettoie des pensi. Lorsque je pêchais à la mer, j‘ai vu des gens du village voisin étaient en train de chercher des pensi. Alors j‘ai fait la même chose. » répondit la femme.
« Est-ce que tu sais comment en préparer ? Tu n‘as jamais le fait non ? » demanda monsieur Buyung.
« Ne t‘inquiètes pas ! Ils m‘ont dit que des pensi seront bonnes si l‘on en prépare avec de pangek. » expliqua sa femme.
« On va manger un plat délicieux cet après-midi non ? » dit monsieur Buyung en caressant son ventre indiquant qu‘il fut vide.
Après avoir nettoyé des pensi, la femme de monsieur Buyung prépara des condiments du bouillon et en mit dans la casserole. L‘arôme du plat se propagea dans la cuisine.
« Comme ça sent bon le plat ! Tu es très doué à la cuisine ! » apprécia monsieur Buyung en s‘approchant de sa femme.
« Ce plat nous suffira pour nous trois ? » demanda lui.
« Mais oui, bien sûr. » répondit la femme.
« Tu ne te rends pas compte qu‘Indra mange plus de la portion normale de l‘homme ? Une portion de ce plat ne lui suffira pas. » dit monsieur Buyung.
« Alors qu‘est-ce que l‘on va faire ? » demanda madame Buyung.
« Qu‘en penses-tu si l‘on en mange tandis qu‘Indra est encore à la pêche ? » conseilla monsieur Buyung.
« Mais je crois qu‘il revint bientôt. » dit madame Buyung.
« Ne t‘en soucies pas on sera averti s‘il revient. » apaisa monsieur Buyung.
« Mais comment ça ? » demanda madame Buyung.
« Taduang chante chaque fois Indra est de retour de la forêt ou de la mer. » répondit monsieur Buyung.
La femme hocha sa tête indiquant son accordance du propos de son mari. Puis, ils en mangèrent avec avidité. Mais à peine de finir quelques bouchées, tout à coup le coq d‘Indra chanta. Ils se dépêchèrent à nettoyer leurs mains et cacher leur repas au-dessus du lit. À l‘entrée de son foyer, Indra vit ses parents furent assis aisément sur un banc. Il semble que ses parents furent très tranquilles comme si rien ne s‘est passé d‘avance.
« Hé Indra, tu gagne quoi aujourd‘hui ? » demanda son père.
« Pardon père ! Je ne gagne rien aujourd‘hui. » répondit Indra en faisant la tête.
« Et alors pourquoi tu oses retourner si tu n‘as rien à vendre ? » demanda monsieur Buyung.
« Pardon père, j‘ai faim et suis très fatigué. » répondit Indra.
« Tu manges quoi alors si tu ne gagne rien ? » demanda son père.
« J‘ai essayé de tout mon effort. » répondit Indra.
« Père, mère, y a-t-il à manger, même pour se caler l‘estomac ? » demanda Indra.
« Non il n‘y a rien à manger pour un enfant paresseux. » dit le père.
« Mais, père j‘ai très faim » plaignit Indra en caressant son ventre.
« D‘accord ! Tu peux manger tout à l‘heure à condition que tu nettoies d‘abord cet ijuk. » dit la mère en cédant l‘ijuk que a apporté son mari de la forêt.
À l‘intention de gagner le dîner, Indra se précipita en direction de la mer pour laver l‘ijuk. Mais, au contraire, ses parents continuèrent leur repas.
« Même si c‘est la première fois que tu as préparé ce plat, mais je peux estimer que c‘est délicieux. » apprécia monsieur Buyung à sa femme.
La femme de monsieur Buyung adressa son sourire à son mari suite d‘une petite appréciation. Ils en mangèrent avec excès. Ils cessèrent d‘en finir lorsqu‘ils furent rassasiés. Puis ils cachèrent de nouveau leur repas au-dessous du lit. Peu après si Taduang, chanta encore accueillant son maître qui vint d‘arriver de la mer. Lorsque Indra entra à la maison, son père et sa mère furent assis sur le banc en se détendant le corps.
« Alors, tu l‘as nettoyé ? » demanda sa mère.
« Oui, mère. » répondit Indra en posant l‘ijuk devant sa mère.
« Mais c‘est encore noir. Il faut que tu le nettoies jusque sa couleur se tourne en blanche. » dit sa mère.
« Je l‘ai lavé plusieurs fois et même j‘ai utilisé du sable mais il reste noir. » contredit Indra.
« Mais quel prétexte tu nous as dit ! Fais-le de nouveau ! » commanda son père.
En traînant ses jambes, Indra prit à nouveau ses pas vers la mer. À la mer, il essaya de le laver encore et encore, mais l‘ijuk qu‘il dut nettoyer est naturellement de couleur noir. À cause de sa minorité, Indra ne rendit pas compte de couleur naturel noir de l‘ijuk. Même à toute force, le nettoyage ne tournera jamais la couleur de l‘ijuk.
Juste avant la tombée du jour, Indra revint à son foyer. Il ne découvrit plus ses parents sur le banc. Alors il avança à la cuisine. Il s‘étonna de ce qu‘il voyait. Ses parents s‘y étaient endormis. Autour d‘eux, il vit des plats, une corbeille du riz vide et une casserole de bouillon de pangek s‘étaient éparpilles. Il ne resta que peu de bouillon de pangek et quelques pensi dans la casserole.
Indra fut très déçu de tout ce qu‘il avait vu. Il ne se rendit compte que ses parents lui avaient menti. Malgré ces mensonges, il ne voulut pas montrer sa colère à ceux qui avaient lui donnés l‘occasion de voir le monde. Alors il sortit de sa cabane en essuyant des larmes qui coulèrent ses joues. Hors du foyer, il prit son coq bien aimé, si Taduang, dans son bras. Et il s‘assit sur une grande pierre à côté de sa cabane en le caressant.
« Taduang, Mes parents m‘ont menti. S‘ils ne m‘aiment plus pourquoi je vis avec eux » dit Indra à son coq.
Comme si le coq comprit l‘épanchement de son maître, il chanta plusieurs fois. Il bat des ailes à toute force. Indra le comprit comme un signe de partir du village. Rapidement, Indra s‘attacha aux pieds du coq qui se mit à décoller. Lorsque le corps d‘Indra décolla, et ainsi la grande pierre sur laquelle il s‘était assise. Plus le coq et Indra s‘envolèrent plus la pierre s‘agrandit. En conséquence, si Taduang ne put plus supporter Indra qui fut suspendu sur ses pieds. Puis Indra donna un coup de talon sur la pierre. Celle-ci tomba et frappa une colline qui s‘érigea près de la mer. Le coup de pierre produisit une longue surface concave. L‘eau de la mer coula rapidement vers la surface concave et pénétra une autre colline de sorte qu‘elle forma un fleuve.
On dit que c‘est l‘origine de la rivière Ombilin qui se jette dans les eaux de la province de Riau. Au cours de temps, le niveau d‘eau de la mer s‘est diminué si bien que la mer se transforma en un lac que l‘on connaît comme lac Singkarak, le symbole de la ville de Solok. Indra et son coq, si Taduang, se sont évanouis dans la mémoire des habitants.
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Ainsi le récit d‘histoire de la rivière Ombilin et du lac Singkarak qui vient de Sumatra Ouest. Le récit ci-dessus peut être classifié en légende ayant des leçons morales. L‘une des leçons est l‘effet mauvais de l‘égoïsme. Dans le récit, monsieur Bujang et sa femme négligent le besoin alimentaire d‘Indra, leur fils, qui malgré sa gourmandise le nécessite vraiment. En conséquence, Indra les quitte. La culture malaise exprime cette leçon en une tunjuk ajar ‘expression de morale‘ :
Kerja beramai,
Makan sendiri
Traduction :
Travailler ensemble,
Manger individuellement
Le récit a été réinterprété d‘un recueil de contes de Solok, Sumatra Ouest intitulé Cerita Rakyat dari Solok.
Bibliograpie et sites de référence :
- Anonymat, « Danau Singkarak », http://www.wisatanet.com/ (22 décembre 2008).
- Anonymat, « Danau Singkarak », http://id.wikipedia.org (22 décembre 2008).
- Ivan Adilla, Cerita Rakyat dari Solok (Sumatra Barat), Jakarta, Grasindo, 2005.
- Tenas Effendy, Ejekan terhadap Orang Melayu Riau dan Pantangan Orang Melayu Riau, Pekanbaru, Bapedda Tingkat I Riau, 1994/1995.
(Samsuni /sas/117/12-08)
Traduit par Arya Seta (4/02-09)
C‘est une sorte de bouillon épicé, préparé avec un condiment composé de noix de bancoul, de la feuille d‘orange et du tamarin. Le bouillon de pangek est extracté de l‘eau sans jus de noix de coco râpée.
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