Mashudul Haq qui veut dire « defenseur de la justice » est le nom original d‘Agus Salim. il est né le 8 Octobre 1884 à Kota Gedang, Bukit Tinggi, Minangkabau, Sumatra-Ouest. Il était originaire d‘une famille bien cultivée dont son père Muhammad Salim, le chef de la magistrature de la province de Riau occupant la fonction pendant cinquante ans. Il était le cinquième des quinze frères et sœurs.
Son éducation primaire est commencé à l‘ Europeesche Lagere School (ELS) ‘école primaire pour européens‘. À cette époque là, il avait de la chance d‘avoir occupé le siège d‘ELS une école néerlandaise réservée aux enfants européens et de hautes fonctionnaires et de noble indigènes. En 1898, il a continué ses études à Hogere Burgerschool (HBS) une école sécondaire néerlandaise à Batavia (Jakarta). Pendant ses études à la capitale des Indes néerlandaises, il vivait dans une famille néerlandaise, plus précisément les parents de Prof. Th. Kock. Là-bas, il a été élevé par une bonne d‘enfant javanaise.
L‘histoire de la désignation de son nom a commencé à Batavia. À cette époque, selon la tradition javanaise la bonne d‘enfant avait l‘habitude d‘appeler son « maître » avec l‘appelatif « gus ». Ainsi Mashudul Haq, avec l‘addition la lettre « A » devant « gus » il aurait le nom Agus Salim et il était possible qu‘il aurait mis son nom de famille « Salim ». Désormais le nom Agus Salim est devenu plus populaire que son propre nom, Mashudul Haq.
Agus Salim ne faisait que ses études à HBS pendant cinq ans. Il a obtenu le titre meilleur diplômé du HBS des Indes néerlandaises. En 1903, pour continuer ses études en médecin, il a sollicité un bourse d‘études à l‘égard du gouvernement colonial, malheureusement celui-ci l‘a réfusé. À propos de ce refus, Raden Ajeng Kartini, une defenseur de la condition des femmes javanais de l‘époque et la fille du régent de Jepara, qui avait un bourse d‘études aux Pays-Bas, s‘est intéressé à recommander Agus Salim au gouvernement colonial pour léguer son bourse à Agus Salim. Elle a fait cela parce que son mariage avec un javanais ne la permettait pas à y aller, et le coutume traditionnel javanais écartait les femmes javanais d‘acquérir une éducation supérieure. Puis elle a écrit une lettre destinée à J.H. Abendanon datée 24 juillet 1903. En principe, le gouvernement néerlandais a accepté sa proposition mais Agus Salim a refusé cette transformation de droit. Il avait de l‘argument que cette occasion lui est arrivée par la bonté de l‘autre non par son effort.
Après avoir essayé de chercher du métier dans plusieurs établissement, en 1906, il avait de l‘occasion d‘occuper la poste d‘interprète au consulat des Pays-Bas à Jeddah, Arabie Saoudite. Au début il n‘avait pas envie d‘en accepter, mais les conseils de sa mère a changé son regard, et il y est allé et a fini son contrat jusqu‘en 1911. Il n‘a pas gaspillé son temps à Jeddah, il a étudié des sciences religieuses – la science de l‘islam enseignée par Sheikh Ahmad Khatib, l‘imam de Masjidil Haram, La mecque, qui était son propre oncle et la langue arabe enseignée par les oulémas locaux – et appris comment faire une bonne diplomation.
En 1911, il est retourné à son pays natale, à Kota Gedang plus précisément. À son retour, son maîtrise linguistique était exceptionnel. Il parlait beaucoup de langues telles que l‘arabe, le néerlandais, l‘anglais, l‘allemand, le français, le turc, et le japonais. Certes sa langue de pays natal était très bien prononcée, son écriture était très attaché à la grammaire de sorte que les lecteurs lisaient aisément ses articles dans les journaux.
Agus Salim aimait bien le monde pédagogique. Son retour à Kota Gedang lui a donné des occasions favorables d‘améliorer la situation éducative. Il a fondé une école Hollandsche Inlandsche School (HIS) qu‘il dirigeait jusqu‘en 1915. C‘était vraiment un dévouement à l‘égard du monde pédagogique.
En 1912, Agus Salim a épousé une fille de son kampong qui s‘appelait Zaitun Nahar. Par la grâce de Dieu, ils ont eu huit enfants Theodora Atia, Yusuf Taufik, Violet Hanisah, Maria Zenibiyang, Ahmad Syauket (mort à l‘époque de la révolution), Islam Basari, Siti Asiah et Mansur Abdurrahman Sidik. Il savait consacrer son temps pour sa famille, même dans les situations très occupées il pouvait mettre son âme au milieu de la famille. Il a obligé sa femme et ses enfants d ‘apprendre des leçons qu‘il effectuait tous les jours. Parmi elles étaient la lecture et la dictée, la langue, la religion et la leçon de la caractère.
Quelques mois après son mariage il a dit a sa femme de lire des livres et reciter les professions de Dieu le plus possible, parce qu‘il a projeté d‘éduquer ses enfants avec ses propres mains, non dans les établissements formels. Et il a réalisé son projet. Il n‘avait pas envie que ses enfants aient reçu des mauvaises influences des colonisateurs et voulait diriger ses enfants vers son propre idéal. Dans son éducation, Agus salim a poussé l‘esprit critique dans ses enfants. Ils se sont entrainés de manifester leur pensée, discuter, faire un débat pour que leur aptitude intellectuelle fussent geniaux. En tant qu modèle de personnage pour ses enfants, Agus Salim ne débatait pas les arguments plausibles.
a. Engagement à la politique
Le retour d‘Agus Salim àpays natal a marqué l‘initiation de sa lutte contre le gouvernement colonial. Il s‘est engagé dans les organisations dont le but était d‘obtenir l‘indépendance politique. Il a débuté sa carrière politique, en 1915, dans une association des marchands musulmans Sarekat Islam (SI) avec H.O.S. Cokroaminoto et Abdul Muis. Cette association revendiquait les intérêts des Indonésiens. C‘était à travers de cette association que lui et ses compatrioites, se sont opposés aux politiques du gouvernement colonial qui ont souvent rendu malheureux les peuples indonésiens. Grâce à ses travaux, il a été nommé dans le Central Sarekat Islam ‘conseil suprême de l‘association‘.
Agus Salim était député de Sarekat Islam au Volksraad ‘assemblée nationale des Indes néerlandais‘. Dans cette institution politique, il a proposé l‘usage de la langue malaise comme la langue de communication principale des séances officielles du Volksraad. À sa première participation parlementaire, il était élu pour résider un des postes de membre du bureau de parlement. Lorsque H.O.S. Cokroaminoto et Abdul Muis se sont rétirés du Volksraad à la suite de leur mecontentement à l‘égard du gouvernement colonial, Agus Salim a ensuite pris leur rôle pendant quatre ans (1921-1924). Mais à la fin, en constatant que sa lutte effectué par le Volksraad n‘avait engendré aucun changement, il a décidé de le quitter et consacrait son temps à SI.
En 1923, la dissolution a divisé Sarekat Islam en deux partis. Le premier, dirigé par Semaun, a choisi le chemin de lutte socialiste, tandis que le duexième, soutenu par Agus Salim et Tjokroaminoto, s‘y est opposé. À la suite du conflit, les deux partis se sont écartés. Semaun et ses partisans a fondé désormais Sarekat Rakyat (développement de SIMerah ‘SI rouge‘) qui était l‘embryon du Parti Communiste Indonésien (PKI), alors que Tjokroaminoto, Agus Salim et leurs fidèles sont resté à SI en autre terme SI Putih ‘SI blanc‘. En 1934, Agus Salim a occupé le fonction laissé par Tjokroaminoto en tant que dirigeant de l‘organisation.
À Sarekat Islam, Agus Salim possédait le surnom « le maître de la tribune » qui manifestait sa capacité dans les débats et sa connaissance exceptionnelle. Il y a un anecdote qui peut montrer son aptitude de discours. C‘était Muso, son adversaire politique, membre de SI le dirigeant de PKI – le cible de son intelligence. Dans une séance, Muso demande aux participants en visant à Agus Salim : « Messieurs, à quoi ressamble-t-il l‘homme barbu ? » et puis les participants disent : « un bouc ! » Muso reprend une autre question : « et un moustachu, ressemble à quoi ? », « un chat » répondent les participants. Agus Salim, l‘homme barbu et à la fois moustachu savait à lancer une contre attaque et alors il pose une question aux participants à son tour de prononcer son discours : « Messieurs, cela vous paraît comme quoi l‘homme sans barbe et moustache ? ». Les participants répondent vivement : « un chien ! ». Et a satisfait alors Agus Salim en constatant la réponse et s‘est flatté de son propre confiance.
Agus Salim a également plongé dans le monde du travail. Lorsqu‘il était à SI, il a érigé une association des mouvements ouvriers avec Semaun en 1919. À travers cette organisation, lui et ses compagnons ont revendiqué au gouvernement néerlandais une fondation une veritable assemblée des peuples. En même façon, il a organisé une grève ouvrière dans plusieurs villes comme à Semarang, Surabaya et Cirebon. En 1929, il a été nommé en tant que conseiller des représentants de la conféderation générale néerlandaise du travail dans la conférence internationale du travail à Genève, Suisse. Sur le plan religieux, il a ainsi marqué une étape considérable lors de la fondation de Jong Islamieten Bond ‘association des jeunes musulmans‘, une des organisations de laquelle les intellectuelles musulmanes ont apparu.
b. Carrière journalistique et rédactionnelle
Agus Salim a initié le journalisme en 1915 au moment où il travaillait dans un quotidien Harian Neratja en tant que rédacteur et il a occupé le fonction de rédacteur en chef quelque temps après. Sa carrière dans ce domaine montait considérablement en 1925 quand il a dirigé Hindia Baroe et a lancé un autre quotidien Fadjar Asia à Yogakarta. Ce journaliste a recueilli une histoire stupéfiante lorsqu‘il travaillait dans ce dernier quotidien. Comme un journaliste, il est sûrement intervenu les endroits – dans les arrières-pays de Java, Kalimantan et Sumatra – pour chercher une histoire à transferer à une nouivelle. Il est devenu le temoigne qui a retenu en memoire le malheur des peuples causé par la politique du gouvernement néerlandais qui avait imposé un système injuste. Celui-ci a décrété un gage très bas pour les coolies au contrat et a loué à long terme les terres des peuples aux investisseurs européens.
Sa carrière journalistique a continué quand il est devenu rédacteur dans le quotidien Moestika à Yogyakarta et a ouvert un bureau de l‘information Advies en Informatie Bureau Penerangan Oemoem (AIPO). Le point culminant de sa carrière marqué par sa nomination, en 1952, en tête de conseil honoraire de la fédération indonésienne des journalistes grâce à son experience.
c. Autour de cercle politique du nouveau état
Outre sa nature revolutionnaire, Agus Salim était le personnage important parmi les fondateurs de la republique indonésienne. Au seuil de la fin de l‘occupation japonaise en Indonésie, il a été nommé dans le panitia 19 ‘les 19 formateurs‘ du comité pour l‘investigation sur les efforts de préparation de l‘indépendance de l‘Indonésie BPUPKI (Badan Penyelidik Usaha Persiapan Kemerdekaan Indonesia) et dans le comité de préparation de l‘indépendance de l‘Indonésie PPKI (Panitia Persiapan Kemerdekaan Indonesia). Ces deux comité avait pour objectif de préparer l‘indépendance et composer la constitution de la future république. On dit dix-neuf parce que le membre était dix-neuf et dirigé par Soekarno, le premier président de l‘Indonésie. Il était également avec Djajadiningrat et Soepomo le membre du comité de composition de la constitution indonésienne UUD 1945 et le correcteur de la langue du contenu de la constitution Batang Tubuh UUD 1945.
Après la déclaration de l‘indépendance de l‘Indonésie, Agus Salim a occupé le fonction du ministre des affaires étrangères de Kabinet Sjahrir II ‘gouvernement de Sjahrir II‘ (1946) et de Kabinet III (1947) et de Kabinet Amir Sjarifuddin (1947) et de Kabinet Hatta (1948-1949) et de Kabinet Presidentil.En 1947, il a fait une démarche importante en initiant une relation diplomatique avec des pays arabes notamment l‘Égypte. Depuis 1950 jusqu‘à son disparition il était nommé comme le conseiller du ministre des affaires étrangères.
De 1946-1950, Agus Salim a obtenu un autre surnom orang tua besar ‘grand vieux-homme‘ qui était issu de sa contribution à l‘égard de la fondation de la nation et l‘état de l‘Indonésie. L‘appelation vieux homme était bien approprié parce que les autres membres comme Soekarno et Hatta avaient chacun 39 et 38 ans. Mais ce surnom n‘était pas un sorte de moquerie car il était très bien respecté à cause de sa capacité intellectuelle. Même Hatta l‘a appelé « Salim op zijn best ‘Salim a son meilleur‘».
d. Son rôle dans la société
Lorsque le congrès du Partai Syarikat Islam Indonesia (PSII) se déroulait en Mars 1950, l‘un des décisions était de demander la disposition d‘Agus Salim de devenir le président du parti néanmoins Agus Salim a réfusé cette demande avec ses arguments (lire ses pensées). Quelques années avant, en 1936 plus précisément, il était également l‘homme de politique qui dirigeait un parti, Partai Penyadar. L‘objectif principal du parti était d‘attirer les gens de revenir et suivre le Coran et Le Hadith. Les autres objectifs étaient de promouvoir les aptitudes des groupes de société par la formation des associations des professions. Ses efforts ont montré sa souci à l‘égard des peuples.
Agus Salim a fréquenté souvent des conférences scientifiques organisées par les universités de l‘Indonésie et etrangers. En 1953, il a parlé de l‘Islam à l‘Universté Cornell et Université Princeton, États-Unis. Dans cette occasion, il a remarqué sur le principe de l‘islam dans la vie des Musulmanes. Son discours a été conservé dans un livre publié par l‘Université Cornell, l‘établissement supérieur très connu et était le centre de recherche de l‘islam aux États-Unis. De cette manière, la pensée d‘Agus Salim a été reconnu par le monde international.
Au seuil de sa disparition, il a été nommé pour occuper le fonction de directeur de établissement supérieur pour les études islamiques ou en indonésien Perguruan Tinggi Islam Negeri à Yogyakarta, malheureusement, sa disparition lui est venue avant sa désignation officielle, il est décédé le 4 novembre 1954 et a inhumé au Cimétière des Héros Kalibata à Jakarta.
2. Ses pensées
La pensée d‘Agus Salim était tellement vaste et intacte. Elle couvrait le socialisme de l‘islam, la démocratie, le droit de l‘homme, la relation de l‘état et la religion, la pluralité, et l‘égalité des sexes. Même Soekarno l‘a appelé « le grand vieux-homme Haji Agus Salim est un ouléma et un intellectuel à la fois ». Agus Salim était un mélange complet ; intellectuel religieux et intellectuel scientifique. Voici les explications brèves sur ses pensées.
a. Sosialisme de l‘islam
Agus Salim était intellectuel musulman qui propagait l‘importance de la doctrine du socialisme de l‘islam en Indonésie. Il en a parlé devant les participants du congrès Al-Islam à Garut, Jawa-Ouest en 1924. À propos de cette idée, il en a souvent défendue dans les débats dans les forums de discussion entrainant des personalités nationaux.
Au milieu du mois de février en 1920, Muhammad Hatta, Bahder Johan et Amir Sjarifuddin a rencontré Agus Salim pour discuter sur l‘islam, le socialisme et le capitalisme. Amir a posé d‘abord une question comment associer le capitalisme avec l‘islam en constatant que le socialisme de Karl Marx est matérialiste et neglige la présence de dieu. Hatta et Agus Salim ont répondu en expliquant que le socialisme du prophet Mahomet était certes quatorze siècles plus avancés que le marxisme et le communisme de Marx. Le terme socialisme n‘a qu‘apparu au XIXe siècle. Néanmoins le socialisme du prophet Mahomet qui reconnaît sûrement la présence de Dieu et met l‘accent sur l‘égalité absolu pour atteindre la prospérité collective des membres de la société est extrêmement différent que celui de Marx qui expulse l‘existence de Dieu.
La sommet du débat sur le socialisme de l‘islam a pris la place dans le quatrième Congrès National de Sarekat Islam en octobre 1921 à Surabaya. Le groupe de Semaun et Tan Malaka qui était le courant communiste a essayé de mener Sarekat Islam vers la gauche. Mais Agus Salim a opposé ce mouvement en abordant de nouveau son argumentation que le prophet Mahomet a mis en œuvre le socialisme mille deux cents ans plus tôt que Marx. Cette scène s‘est notée dans le buku putih (littéralement signifie livre blanc ou livre publié par le régime au pouvoir pour exliquer une question de l‘état) G.30-S Pemberontakan PKI (page 11), un livre d‘explication officielle du régime publié par le Secrétariat de l‘État en 1994.
On peut conclure de scènes ci-dessus qu‘Agus Salim avait un conception progressive car ili a essayé de tirer les avantages entre l‘islam et le socialisme. Il n‘aimait pas du tout le terme communisme parce que celui-ci signifiait « gauchiste non croyance ». Sa conception en fait un peu plus pareil à celle de H. Misbach, un personnage considérable de Sarekat Islam de Solo. Celui-ci préférait le terme communisme, qui d‘après lui devait s‘associer à l‘islam. Il a ajouté que l‘islam et le communisme avait le même objectif ; c‘était de reconstruire la situation sociale de l‘homme partout dans le monde où l‘exploitation et l‘opression de l‘homme par l‘homme s‘effectuait encore. Autrement dit, le trait identique entre la perception de socialisme d‘Agus Salim et H. Misbach se trouvait dans leur perception de l‘objectif du socialisme et de l‘islam. Quant à la différence se reposait sur le recours vers le marxisme. Agus Salim ne voyait aucun importance de recourir en arrière vers le marxisme, parce que l‘un des fins de l‘islam qui avait l‘intention de liberer les pauvres et rendre la justice (considérés comme le socialisme) a suffit pour être la doctrine.
b. Démocratie
Agus Salim était un homme de politique dont sa pensée se reposait sur la democratie et ses valeurs. Cette petite histoire pourrait être le modèle. En mars 1950, il a rejeté la proposition du Congrès du Parti Syarikat Islam Indonesia qui lui a demandé d‘être le président du parti. Il a posé deux arguments pour expliquer son refus. Le premier, comme dans sa lettre datée 26 mars 1950 qu‘il a envoyé à M. Zein Arief, il s‘en souciait de la situation de politique indonésienne de l‘époque où les partis politiques n‘étaient que le moyen des politicens pour remporter le pouvoir. Les partis politiques étaitent capable d‘organiser une manifestation en masse pour exprimer la légitimité de leur pouvoir. Le seconde, Agus Salim n‘était pas d‘accord à la situation des partis politiques qui tendait à élargir le nombre des nouveaux adhérents sans constater à l‘amélioration de la qualité leurs adhérents existés. D‘après lui, l‘accroisement des nouveaux adhérents ne servait qu‘à atteindre le nombre des ministres dans le gouvernement. Alors il s‘inquiétait à la vie du peuple.
Dans la conception d‘Agus Salim, la democratie était la voix du peuple (du peuple et pour le peuple). La politique devait être diffusé au peuple. Les partis politiques n‘avaient pas aucun droit de penser à leur propre intérêt, ils devaient relever la vie du peuple en diffusant l‘éducation politique pour le peuple de sorte que les objectifs communs des individus ou des groupes pourrait être réalisés. En principe les partis politiques aurait du être « le catalyseur » et l‘initiateur dans la réalisation du programme commun du peuple.
c. Droit de l‘homme
Agus Salim avait une pensée inébranlable sur le droit de l‘homme. Dans l‘avant-propos du livre intitulé Seratus Tahun Haji Agus Salim, deuxième édition (1996), Emil Salim, le ex-ministre indonésien de l‘écologie, exprime la pensée d‘Agus Salim sur le droit de l‘homme : « Avant que le monde occidental propagent le droit de l‘homme, Haji Agus Salim l‘a fait déjà par sa lutte revendiquant la liberté en tant que le droit naturel de l‘homme et même le droit de tous les nations. »
La citation ci-dessus était l‘interprétation individuelle d‘Emil Salim à l‘égard de la pensée d‘Agus Salim sur le droit de l‘homme. Si on remonte à sa lutte pour l‘appication des valeurs de droit de l‘homme, on peut tirer une conclusion que sa lutte était inaltérable. Sa contribution dans la rédaction de la constitution indonésienne UUD 1945 a montré son marque considérable dans le préambule de l‘UUD 1945 qui contient tous les éléments de droit de l‘homme ; le domaine politique, social et économique. Il a même souligné que le droit commun d‘une nation d‘être libéré de la colonisation soit cité dans la constitution de l‘état.
Agus Salim était un penseur progressif concernant la liberté de foi et le droit de l‘homme. Comme le dit Siti Musdah Mulia, une enseignante de sociologie, Agus Salim en fait a encouragé la liberté de foi. Selon lui, les cinq principes (le fondement de l‘état indonésien) en indonésien Pancasila, garanti la liberté de tous les citoyens d‘embrasser n‘importe quelle religion et les liberer à la fois d‘être non-croyant.
Le maintien de droit de l‘homme, selon Agus Salim, se reposaient evidemment sur le maintien de l‘ordre judiciaire qui devait être juste parce que le droit de l‘homme concerne tout le monde. Agus Salim a écrit un article s‘est intitulé « Polisi dan Rakyat » dans le journal Fadjar Asia le 29 novembre 1927. Voici le morceau de l‘article « Les actions de police à l‘égard de peuple ne change pas. La cruauté et la sévérité de police se manifestent lors de l‘interrogation des individus suspects. Tous les jours devant le landraad il y a tellement d‘accusés qui retirent leur plainte devant la police. Ils ont fait tout cela par l‘intimidation non par la volonté. » Selon l‘article on peut concevoir que Agus Salim a critiqué sévérement la police qui aurait dû maintenir l‘ordre non violer le droit de l‘homme.
Agus Salim a également observé le rôle des juges. Dans son article paru sur le journal Fadjar Asia le 26 juin 1928, il a écrit en manière littéraire : « si on voudrait que le pays soit en ordre, le palais de justice doit créer une bonne image devant le public. Et les juges, qui président les palais du justice doit montrer leur qualité ; le caractère humble qui pourrait montrer au public que sa fonction juridique marche en odre et que son « balance judiciaire » soit en état stable sans intervention de l‘état émotionnel qui pourrait faire pencher la balance en faveur de quelqu‘un. » Il voulait rapeller tout le monde que le maintien de l‘ordre judiciaire, y compris la defense du droit de l‘homme, ne pourrait que atteindre ses fins à condition que les métiers de l‘organisation judiciaire surtout le juge fonctionne son rôle comme il faut.
d. Islam et état
C‘est très intéressant de parler la pensée d‘islam d‘Agus Salim. Fachri Ali, un chercheur achiais, le considère comme le personnage musulman cosmopolite parce qu‘il pensait également aux idées de l‘islam et celles de l‘occident. En d‘autre terme, il est parvenu à associer l‘islam et la doctrine de nationalisme.
On peut remonter dans la décennie vingtaine où le débat des penseurs était en cours dans les forums des dicussions pour voir la conception d‘Agus Salim sur la relation entre l‘islam et l‘état. Il a contesté l‘argument de Soekarno qui développait le doctrine de nationalisme pour atteindre l‘indépendance de l‘Indonésie. À cette occasion, Agus Salim a prévenu Soekarno et les autres politiciens indonésiens que l‘on pouvait développer le nationalisme afin de ne pas déchirer des valeurs de l‘humanité. Il a constaté que celui-ci était un capital décisif, mais il pourrait être détourné des valeurs de l‘humanité. On peut rappeler les faits de Hitler avant la seconde guerre mondiale qui ont violé les valeurs de l‘humanité. Or il était un veritable nationaliste, mais au milieu de son parcours politique il a transformé son type de gouvernement en dictature.
Agus Salim a voulu installer le nationalisme dans sa propre place. Autrement dit, le nationalisme serait le moyen de pousser le sentiment d‘appartenance vers le pays mais en autre côté il faut le diriger pour atteindre les objectifs de la lutte d‘indépendance et de formation de l‘état moderne. Pour lui, cette espèce de lutte était uu symbole de dévouement à l‘égard de Dieu. De cette manière, il a essayé d‘associer le nationalisme et des valeurs divins qui est devenu l‘âme de la lutte. En se reposant sur cette association, au moment où il deveneait le membre de Panitia 19, il a proposé une phrase « Republik Indonesia berdiri atas berkat rahmat Allah Yang Maha Kuasa. » ou en français « La république indonésienne se fonde grâce à la bonté de Dieu le tout puissant. » à être mentionné dans le préambule de la constitution du futur état Indonésie UUD 1945 en tant que la forme de la gratitude des Indonésiens.
Bien que les pensées d‘Agus Salim fussent influencées par l‘idéologie musulmane, mais il a refusé en manière sévére la forme de gouvernement du futur état indonésien, la théocratie (se base sur ls volonté divine). Dans son discours de l‘islam à Ithaca, il a clairement contesté les idées des oulémas indonésiens qui voulaient mentionner les versets du Coran et le Hadith dans l‘ébauche de la constitution UUD 1945. Dans ses discours suivants toujours à Ithaca, il a dit : « Je pense que les Indonésiens a surmonté ce problème. » En d‘autre terme l‘idée de mener l‘Indonésie vers la théocratie était impossible.
e. Pluralité
Agus Salim est bien connu pour sa conception philosiphique qui met en priorité des valeurs de la pluralité et de l‘égalité et cela s‘est manifesté dans ses idées et ses comportements. Lors de la séance de discussion sur la future constitution, Agus Salim a fait une critique à un groupe ayant la volonté d‘implanter les symboles de l‘islam dans la discussion. Wahid Hasyim soutenu par Sukiman a proposé la mention de la phrase « La président de l‘Indonésie est un autochtone et musulman. ». Agus Salim les a prévenu de respecter des valeurs de la pluralité. Il a demandé à ses associés à revenir à l‘accord fait entre le groupe nationaliste et le groupe islamiste de proteger les religions minoritaires. Grâce su conseil d‘Agus Salim, la phrase en question a été mis à l‘écart de la discussion sur la future constitution.
Un autre cas sur le pluralisme d‘Agus Salim s‘exprime lorsqu‘il était le membre du parti Sarekat Islam Indonesia (PSII). Il a refusé tout les idées qui ont favorisé l‘emploi du principe islamique dans les partis politiques indonésiens, même si la majorité des Indonésiens sont musulmans. Il a illustré un exemple aux membres de PSII qu‘il y a des musulmans qui se sont adhérés dans les partis non musulmans, amis dans sa vie privée il a gardé sa foi. C‘est-à-dire, les symboles de l‘islam n‘ont pas reflété la personnalité de membre du parti, car d‘après lui ce qui était plus important c‘est le comportement de membre. À cause de la différence de conception, il a décidé d‘abandonner son poste à PSII en donnant un pretexte qu‘il a cherché plus d‘occasion pour pouvoir éclairer la conception collective de la société. Il a présenté à la société l‘islam tolérant et l‘éducation de la democratie.
On peut revenir à ses discours effectués à Ithaca pour nous permettre saisir ses idées du pluralisme. Comme Buddy Munawar-Rachman a écrit (dans le quotidien Kompas, 24 août 2004) Agus Salim avai pour opinion que l‘islam avait présenté le pluralisme avant les Occidentales l‘a appris et développé. Selon son point de vue, sauf les Chrétiens, les autres étaient privés du pluralisme, par exemple l‘antisémitisme, qui a connu son essor lors de l‘apogée de Nazi, a empêché les Juïfs d‘accepter des nouvelles conceptions.
f. La question de l‘inégalité de rôle chez les femmes
Agus Salim avait des point de vues progressifs sur l‘inégalité de rôle de sexe et la famille. Selon lui, le texte du Coran serait interprêté dans un contexte intégral. Par exemple, il faut bien savoir le contexte de la transmission sur la question de jilbab ‘voile‘ mentionné dans la sourate Al-Azhab le verset cinquante-neuf. Le verset veut dire que l‘usage de voile à cette époque était un tradition ou l‘habitude des Arabes et même avant l‘arrivée de l‘islam.
Agus Salim a fait un reforme sur la conception de l‘islam considéré conservative par la plupart des Indonésiens. Le deuxième Congrès de Jong Islamieten Bond ‘Association des Jeunes Musulmans‘ à Yogyakarta en 1927 pourrait devenir l‘exemple sur son idéal à propos de la question de l‘inégalité de rôle des femmes. Cette association a engendré des intéllectuels musulmans qui après l‘indépendance se sont regroupés au sein du parti Masyumi. Dans le congrès, il a demandé de l‘application des règles concernant le droit égal entre les hommes et les femmes. Il a demandé aux organisateurs de baisser le rideau de tissu qui a séparé les participants et les participantes lors de discussion. Alors il a approché l‘un des organisateurs, et puis il lui a demandé : « monsieur, je vous demande de baisser le rideau s‘il vous plaît. » Et puis l‘organisateur lui a répliqué : « impossible, sauf à votre propre main. » « d‘accord » a bougé Agus Salim vers le rideau pour le retirer et le jeter.
Pourquoi Agus Salim a fait tout cela ? Parce que pour lui, le rideau était un tradition des Arabes qui n‘appartenait pas à l‘islam. Cette tradition était l‘heritage de celle des croyances avant l‘arrivée de l‘islam, par exemple le judaisme et le christianisme qui avantl‘époque de l‘islam constataient la femme comme la subordonnée de l‘homme. L‘apparition de l‘islam a justement reformé la situation de la femme parce que cette dernière religion s‘est présenté pour lutter contre l‘inégalité. Agus Salim a affirmé lors de la séance de Jong Islamieten Bond : « Je n‘hesiterai pas d‘agir demonstrativement pour faire disparaître le rideau qui séparer les participants et les participantes. »
Agus Salim a écrit un article dans le quotidien Neratja paru le 4 Septembre 1917, sur son refus à propos des points de vue des gens qui négligeaient le droit des femmes à acquérir l‘éducation supérieure. Il a souligné que ce point de vue était vraiment mal interprêté. Il a ajouté que l‘éducation pour les femmes était très important bien qu‘elle ne travaillent pas après leur mariage. Il a posé un argument qui a montré l‘importance de l‘éducation au sein de la vie conjugal et familial. En principe, tant qu la femme et l‘homme a le même droit d‘obtenir le niveau d‘éducation.
Sa vision de la direction effectuée par la femme était progressive. D‘après lui, la femme pourrait diriger une institution politique à condition que celle-ci avait la capacité intellectuelle bien admise. Si la condition requise démeure chez les femmes, il a cru que un jour il y a une chef.
3. Ses œuvres
En fait Agus Salim a publié davantage d‘œuvres, mais nous avons recueilli ses trois ouvrages.
Bagaimana Takdir, Tawakal dan Tauchid harus dipahamkan?, le titre a été reformuléKeterangan Filsafat Tentang Tauchid, Takdir dan Tawakal (1953).
Ketuhanan Yang Maha Esa (l‘an de l‘édition inconnu).
Il écrivait à Het Licht (1925-1926), Pedoman Masyarakat (1936-1938), Pandji (1939), dan Hikmah (1953).
4. Mérites
Sur les services d‘Agus Salim à l‘égard de l‘état et la nation, la république indonésienne l‘a récompensé le titre héro national par le décret de la Président de la République Indonésienne No 657 / 1961 le 27 décembre 1961. Les autres récompenses sont la décoration honorifique Bintang Mahaputera Adipurna (1960) et la décoration Satyalencana Peringatan Perjuangan Kemerdekaan (1961). Le gouvernement a autorisé l‘utilisation de son nom en tant que le nom de la rue dans les villes en Indonésie. (HS/tkh/29/11-07)
(AR/ter/8/06-08)
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Bibliographie :
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M. Faliqul Isbah, “Wacana Kiri dalam Sejarah Indonesia” (Critique du livre), www.ruangbaca.com.
Siti Musdah Mulia, “Hak Asasi Manusia dan Kebebasan Beragama”, www.icrp-online.org.
Winarno, Sejarah Ringkas Pahlawan Nasional, (Jakarta: Erlangga, 2006).