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Malay Culture

Histoire d`origine du lac Malawen

Le lac Malawen se situe au département (kabupaten) Barito Utara, la province Kalimantan Central. Selon la légende qui vit autour du peuple local, le lac dont la rive est l‘habitat des orchidées fut un cours d‘eau dans lequel plusieurs espèces de poissons vivent. Mais à cause d‘un événement terrible, celui-ci se transforma en un lac. Quel événement pouvant le tourner ? Le récit suivant vous rapportera une réponse.

 ***

Il état une fois vivait un couple pauvre au milieu d‘une forêt de Kalimantan Central. Malgré la pauvreté, le mari et la femme s‘aimaient. Ce couple attendait un enfant. Pour eux, la présence d‘un enfant était très importante parce que cela aurait pu formé une famille dont ils avaient envie depuis longtemps. Pour réaliser leur volonté, ils priaient tous le jours pour que Dieu approuvât leur demande.

Un soir, après avoir prié, le couple alla au lit. Puis dans son rêve, la femme rencontra un vieux.

« Si vous souhaitez d‘un descendance, vous devez effectuer une ascèse dans la forêt. » conseilla le vieux.

Lorsque la femme fut sur le point de poser une question, le vieux disparut de son rêve. Le matin, elle le raconta à son mari.

« Qu‘en penses-tu au vieux dans mon rêve ? » demanda la femme.

« Je ne sais pas, ce serait une indice de notre souhait. » répondit le mari.

« Et qu‘est-ce qu‘on va faire maintenant ? Doit-on suivre ce qu‘il nous a conseillé ? » posa la femme une question à son mari.

« Oui, il faut qu‘on fasse tous les efforts, qui sait ce qu‘il a dit aurait raison ? » répondit le mari.

Le lendemain, avec la provision autant qu‘il soit nécessaire, ils prirent départ pour une forêt loin de chez eux. Après avoir passé une mi-journée de marche, ils arrivèrent au milieu de la forêt calme et épaisse. Puis ils montèrent une cabane de l‘ascèse.

Quand le jour rencontrait le soir, ils commencèrent leur ascèse. En repliant les jambes sur soi, ils fermèrent leurs yeux et s‘imposèrent un effort destiné à Dieu. Les semaines passèrent mais aucun indice n‘apparut. Bien qu‘ils aient été faim, soif et sommeil, leur objectif leur exigea de continuer l‘ascèse. Puis les mois passèrent. Au quatre vingt dix-neuvième jour de l‘ascèse, ils ne trouvèrent aucun indice. Dieu tout puissant en effet les mit en épreuve.   

Au centième jour, le couple en eut assez de cela, ils moururent de faim, de soif et de sommeil. À ce point-là, le vieux qui avait apparu dans le rêve de la femme réapparut dans leur dos.

« C‘est assez ! Vous avez réussi. Bientôt, vous aurez le moment que vous avez attendu depuis longtemps. » dit le vieux.     

Provoqué par la parole du vieux, le couple termina leur ascèse. Ils furent étonnés lorsqu‘ils ne trouvèrent pas la personne qui leur avait ordonné de la finir. Ils décidèrent alors de rentrer chez eux et d‘attendre ce qu‘ils voulaient.

L‘autre jour, ils recommencèrent leur activité quotidienne en attendant que la grâce de Dieu. Après avoir passé les jours d‘attente, ils recueillirent enfin l‘indice de la présence d‘un nouveau membre dans leur famille. Un après-midi, la femme se sentait mal partout dans le corps.

« Mon Chéri ! Pourquoi j‘ai mal aux hanches et envie de vomir ? » se plaignit la femme. 

« Ça ce qu‘on attend ma chérie. Tu es enceinte. » répondit le mari avec le visage brillé.

« C‘est vrai ? » demanda la femme qui n‘eut de l‘expérience à propos de la grossesse car ce fut sa première.

« Mais certain chérie. » affirma le mari.

Depuis lors, la femme demandait à son mari de lui apporter des fruits acides et de lui faire des cuisines pimentées. En voyant de la condition, le mari fut persuadé que sa femme porta son enfant dans le sein. Le mari exprima sa gratitude à Dieu, « Je vous remercie mon Dieu. ».

Il s‘approcha d‘elle et caressa le ventre de sa femme en la demandant, « Chérie ! Bientôt nous recueillons un enfant ! Prends garde de lui » dit le mari.

Le temps passa et la grossesse de la femme eut neuf mois. Une nuit, la femme fit voir le jour à l‘enfant qu‘ils nommèrent ensuite Kumbang Banaung. Ils furent très heureux car l‘enfant qu‘ils avaient attendu depuis longtemps naquit enfin. Ils s‘occupèrent de lui et le grandirent avec tant d‘amour.

À l‘âge adolescent où Kumbang Banaung put distinguer les bienfaits et les méfaits, leurs parents le conseillèrent, avec les expressions malaises comme ci-dessous, de respecter les parents et les plus âgés, de se comporter et de parler bien n‘importe où il soit.

    wahai anak dengarlah petuah,

    kini dirimu lah besar panjang

    umpama burung lah dapat terbang

    umpama kayu sudah berbatang

    umpama ulat lah mengenal daun

    umpama serai sudah berumpun

 

    banyak amat belum kau dapat

    banyak penganyar belum kau dengar

    banyak petunjuk belum kau sauk

    banyak kaji belum terisi

 

    maka sebelum engkau melangkah

    terimalah petuah dengan amanah

    supaya tidak tersalah langkah

    supaya tidak terlanjur lidah

    

    pakai olehmu adat merantau

    di mana bumi dipijak,

    di sana langit dijunjung

    di mana air disauk

    di sana ranting dipatah

    di mana badan berlabuh,

    di sana adat dipatuh

    apalah adat orang menumpang:

    berkata jangan sebarang-barang

    berbuat jangan main belakang

    adat istiadat lembaga dituang

    dalam bergaul tenggang menenggang

 Outre la morale, son père lui apprit chasser. Tous les jours en utilisant une sarbacane le père conduit un exercice de chasse effectuée au milieu de la forêt.

Au cours de temps, Kumbang Banaung devint physiquement un bel homme. Néanmoins ce fut au contraire à propos de son comportement. Moralement, il se dégrada. Il ignora tous les conseils de la part de son père.

Un jour son père tomba malade. Malgré la condition, Kumbang Banaung impose son père de l‘accompagner à chasser dans la forêt.

« Désolé mon chéri ! Je ne peux pas ! Tu vois que je suis tombé malade. » regretta le père à voix douce.

« Ton père a raison mon enfant ! Tu peux y aller seul n‘est-ce pas ? Je vais arranger tous ce dont tu as besoin. » expliqua la mère.

« Avant d‘oublier mon chéri, j‘ai quelque chose à te confier. C‘est une arme de famille, elle s‘appelle piring malawan. Cette arme en forme de disque peut servir à tous les besoins. » ajouta le père en donnant une petite assiette à Kumbang Banaung, son fils.

Kumbang Banaung reçut alors l‘arme de famille et la mit dans sa ceinture. Bien équipé avec sa provision, il partit seul pour la forêt. À l‘entrée de la forêt, il se prépara alors à chasser. Mais à la veille de midi, il ne trouva aucun gibier à chasser. Comme il ne voulut pas rentrer à la main vide, il décida de poursuivre la chasse en parcourant la forêt. Sans qu‘il rendit compte, il marcha jusqu‘au cœur de la forêt et fut perdu dedans.

En essayant de chercher la sortie, Kumbang Banaung arriva dans un village nommé Sanggu. Le village est très animé. La foule attira son intérêt. C‘est parce que le chef du village organise une cérémonie traditionnelle marquant la fin de période de protection de sa fille. Cette cérémonie fut organisée parce que la fille du chef du village fut à l‘âge de majorité. La cérémonie fut animée d‘une mise en scène de danse. Kumbang Banuang se mêla dans la foule et assista la danse. Au milieu du spectacle, ses yeux se dirigèrent vers un beau visage d‘une fille qui fut assis sur le siège de plateau. La personne qui lui plait, fut Intan, la fille du chef du village de Sanggu. Les yeux de Kumbang Banaung restent sans ciller en voyant Intan.

« Comme elle est si belle. » exprima Kumbang Banaung en plein d‘étonnement.

À l‘après-midi, il retourna chez lui en se souvenant la route de départ qu‘il avait pris. Il arriva enfin chez lui.    

« Tu étais où Kumbang ? D‘où viens-tu ? » demanda sa mère qui s‘était inquiétée de lui.

Kumbang Banaung raconta alors qu‘il était perdu mais il n‘exposa pas à propos de sa visite inattendu au village de Sanggu et qu‘il avait vu les belles filles. Le soir à l‘heure de dormir, Kumbang Banaung ne put pas fermer ses yeux, parce que le visage d‘Intan erra dans son esprit.

Le lendemain, il dit à ses parents qu‘il partait pour la forêt. Mais ce ne fut qu‘un prétexte pour dissimuler sa vraie intention. Il revint de nouveau au village de Sanggau pour rencontrer Intan. Là-bas, il fit une connaissance et engagea une conversation avec elle. Dans l‘esprit, Kumbang Banuang tomba amoureux d‘elle. Et de même Intan. Ce jeune homme lui plait beaucoup. Malgré les sentiments les deux célibataires les cachèrent chacun.

Depuis lors, Kumbang Banaung régulièrement visitait le village de Sanggu à l‘intention de rencontrer Intan. Sans qu‘ils rendent compte, leur rendez-vous nourrit une rumeur négative au milieu du village. Selon la société, les faits d‘Intan et Kumbang dépassa la norme traditionnelle du village. En tant que la fille du chef de village, elle aurait dû devenir le modèle pour les autres jeunes filles du village. Avoir peur de mauvaise rumeur poussée par la société, le chef du village prit une mesure, marier un patron de rotin du village et sa fille.

Un jour, Kumbang Banaung exprime son sentiment amoureux à Intan.

« Intan, accepteras-tu mon sentiment d‘amour ? » demanda Kumbang Banaung.

Tremblée par la question, Intan se tut. Elle hésita. D‘une part, elle tombait amoureuse de Kumbang Banaung d‘autre part elle mit une promesse solennelle de mariage avec l‘homme que son père avait choisi. Même si elle fut contre ces fiançailles parce qu‘elle ne l‘aima pas et que le patron du rotin avait trois enfants et que son père avait un caractère fort, elle fut obligée de l‘accepter.

« Désolée Kumbang, je ne peux pas…. » répondit Intan d‘une manière fébrile.

« Mais qu‘est-ce que tu as Intan ? Dis-moi ! » insista Kumbang Banaung.

Après des plusieurs reprises d‘insistance, elle révéla enfin la vraie situation. Elle lui dit son sentiment de lui et la méchante réaction de son père si celui-ci fut au courant de leur relation intime. Pressé par la situation, il rentra chez lui et puis dit à ses parents son intention auprès d‘Intan. Il leur insista de demander la main d‘Intan d‘être sa femme.

« Sache mon fils que nous sommes pauvres ! Ce ne sera pas du tout approprié de demander la main d‘une riche » dit le père.

« Il a raison ton père. D‘ailleurs, les parents d‘Intan n‘accepteront pas notre demande. » ajouta la mère.

« Non maman, moi et Intan nous aimons. Elle devra être mon épouse. » insista Kumbang Banaung.

« Ne fais pas cela mon fils ! Renonce à ton intention sinon tu aurais des malheurs. Je t‘interdis de la voir ! » ordonna le père.

Il ne compte plus à ce que dirent ses parents. Il voulut à tout prix épouser Intan. Une soir de pleine lune, il se glissa dans l‘obscurité vers le village de Sanggu pour voir Intan et lui demander de s‘échapper avec lui et l‘épouser après.

« Intan, qu‘est-ce que tu penses si l‘on part d‘ici pour que je puisse t‘épouser ? demanda Kumbang Banaung.

« C‘est une bonne idée Kumbang, je suis d‘accord. Je ne veux pas être la femme d‘un veuf de trois enfants. » approuva Intan.

Ils décidèrent alors de s‘enfuir du village. Sans un mot d‘adieu, Intan suivit Kumbang qui se faufila dans la nuit. Malheureusement, pas encore être hors de l‘habitation, quelques villageois, qui étaient en cours de surveillance nocturne routine, saisirent leur pas.

« Vous voyez ? Ce sont Kumbang et Intan non ? » demanda un villageois.

« Oui, c‘est vrai ! Il paraît que Kumbang emmena Intan sortir du village. » ajouta un autre villageois.

Attrapé par les villageois, le jeune couple détourna leur direction vers la rivière.

« Il faut que l‘on les attrape ! » dit un villageois.

Kumbang Banaung et Intan précipitèrent leur pas pour s‘échapper des villageois. À la rive de la rivière ils ne trouvèrent aucun voie permettant la traverser.

« Kumbang, qu‘est-ce qu‘on fait maintenant ? S‘ils nous attrapent, ils nous amèneront devant la cour de justice. » demanda Intan étant haletant de fatigue.

Prise d‘une terreur panique, Kumbang Banaung se souvint de l‘armée de famille (piring malawen) que son père lui avait donné. Il la lança dans la rivière et miraculeusement, l‘armée en forme de disque se transforma à un gros récipient. Le jeune couple le sauta sur le récipient pour traverser la rivière. Ils furent content initialement parce qu‘ils sentaient qu‘ils s‘échappèrent du danger. Mais le sort dit inversement. Le ciel semble montrer son hostilité. Il se noircit et les nuages couvrit la lune le temps devint mauvais. Peu de temps après, la pluie tomba et devint de plus en plus forte. Le vent se poursuit à animer le temps. Le tonnerre se gronda, des coups de foudre furent assourdissants. La grosse vague frappa brutalement la piring malawen que celle-ci s‘écrasa. À la fin de tempête, la rivière se transforma peu à peu en un lac. Le jeune couple s‘incarna en deux crocodiles blancs dont gardiens perpétuels du lac. Finalement, les habitants autour du lac en parlent de danau malawen ‘lac malawen‘.

***

Et c‘est ainsi l‘histoire d‘origine du lac Malawen de la province de Kalimantan Central. Le récit ci-dessus comprend des leçons morales que l‘on peut considérer comme modèle à être appris. Il raconte le parcours des jeunes qui ne veulent pas tenir compte les conseils de leurs parents. Le jeune homme transgresse l‘interdiction de voir la fille ayant le statut social plus haut. Tandis que la fille n‘écoute plus son père après avoir persuadé par son amant. Conséquence, Dieu impose alors son tourment au jeune couple et les change en deux crocodiles afin de les sanctionner.

Chez les Malais, l‘obstination et l‘ignorance par rapport aux conseils des parents sont considérées comme les comportements critiquables. Une expression malaise les exprime donc :

kalau sifat keras kepala, Si l‘obstination est adoptée

di situlah tempat beroleh bala La conséquences négatives sera arrivées

 

kalau bapa ibu engkau sanggah, Si les conseils des parents sont ignorés

Tuhan murka, orang pun menyunggah Que Dieu sera fâché

Le récit a été interprété d‘un recueil de contes de Kalimantan Central intitulé Cerita Rakyat dari Kalimantan Tengah 2.

(Samsuni/sas/115/12-08)

Traduit par Arya Seta (7/12-08)

Bibliographie et site de référence :

  • Anonymat, “Kalimantan Tengah”, http://id.wikipedia.org/wiki/Kalimantan_Tengah (9 décembre 2008).
  • Nani Setiawati, Cerita Rakyat dari Kalimantan Tengah 2. Jakarta, Grasindo, 2003.
  • Tenas Effendy, “Ejekan” Terhadap Orang Melayu Riau dan Pantangan Orang Melayu Riau, Pekanbaru, Bapedda Tingkat I Riau, 1994/1995.
  • ____________, Tunjuk Ajar Melayu, Yogyakarta, Balai Kajian dan Pengembangan Budaya Melayu en collaboration avec la Maison d‘édition AdiCita Karya Nusa, 2006.
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