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Malay Culture

Mariage coutumier chez les Sakai de la province de Riau

1. Origine

Toutes les communautés culturelles ont leur propre manière d’organiser une cérémonie de mariage, de même que chez les Sakai qui habitent la province de Riau, Indonésie. Chez eux, une personne a le droit d’épouser n’importe qui sauf ceux/celles qui appartiennent à sa grande famille. Les interdits à épouser sont la mère, la belle-mère, le père, le beau-père, les frères/sœurs, les enfants et les cousins/es (Suparlan, 1995 : 177).

Ce qui rend unique chez les Sakai est que le mariage se fait généralement entre un homme célibataire avec une fille qui n’est pas marié ou entre un veuf avec une veuve. Il y serait difficile de trouver un homme marié épouse une autre fille/femme ou, en d’autre terme, qui exerce la polygamie. Malgré une absence d’une sévère interdiction à propos de ce régime matrimonial, il est très peu de Sakai qui l’exercent. Un motif économique donne une réponse à cette rare pratique de mariage. Un mari ayant le devoir de suffire les besoins de ses épouses risque de doubler la somme d’argent qu’il doit verser à elles (Suparlan, 1993 : 18-19).

Le mariage chez les Sakai est généralement précédé d’une relation étroite et profonde entre deux personnes. Cette relation se forme par une interaction sociale qui se manifeste par les activités sociales et économiques parmi eux. Pour éviter un mauvais résultat comme la grossesse suite d’un rapport sexuel hors mariage, un contrôle des parents est donc indispensable et strict. Ce sont les parents et la grande famille de la fille qui font généralement le contrôle sévère. La société peut même observer la relation parce que le rapport sexuel hors mariage est en effet un tabou chez les Sakai (Suparlan, 1995 : 178).

La fille et le garçon peut avancer à l’étape suivant lorsque leurs parents et leur grande famille considèrent que leur relation est assez mûre. Les parents de l’homme conseillent leur fils de demander un mariage à la famille de la fille. Si cette proposition est acceptée les deux parents se retrouvent pour discuter le jour propre au mariage. Le jour-j tombe généralement un ou deux mois après la proposition de mariage.

2. Outils de mariage

Ce chapitre consacre à la description des objets nécessaires pour le jour de proposition et celui de mariage. Les objets de la part de la famille du futur marié sont attribués à la famille de la fille (Ibid : 179-181).

a. Outils au jour de proposition de mariage

Les outils que les Sakai doivent disposer selon la tradition au jour de proposition sont différents comparant à ceux du passé. Autrefois, les objets présentés à la famille de la fille sont composés de :

  • Des feuilles de bétel et des noix d’arec.   
  • Un habillement complet.  
  • Un bracelet et un anneau d’argent.
  • Une pièce de monnaie de riyal d’argent.
  • Une erminette.
  • Une pointe de lance.

Au cours de temps et de modernité, les conditions ont changé. Les hommes de Sakai de nos jours qui vont se marier apportent ces objets suivants à la famille de la fille.

  • Un lit nuptial complet fabriqué en fer (y compris le matelas, le drap, l’oreiller, le traversin et la moustiquaire).
  • Un bracelet et un anneau d’argent.
  • Une radio et un magnétophone.

La pointe de lance, l’erminette et la pièce de monnaie de riyal ne sont plus les objets obligatoires présentés dans la cérémonie de proposition de mariage. La profanation et la modernité ont changé d’avis des Sakai envers ces objets. La lance n’est plus importante parce que l’on affronte plus des animaux sauvages. L’erminette, quant à elle, a perdu sa valeur parce que l’on peut l’obtenir facilement au marché. Tandis que la monnaie de riyal est forcément difficile à trouver à nos jours.

b. Outils nécessaires au jour de mariage

La famille de marié est obligée de donner une dot qui est composée de :

  • Une pièce de monnaie de riyal (dans ce procédé elle est de nature obligatoire).
  • Un habillement complet.
  • Un habillement quotidien.
  • Un bracelet et un anneau d’argent.
  • Une somme d’argent (en rupiah) dont le montant est déterminé par les deux camps.

3. Lieu de mariage

La cérémonie de mariage a lieu à la maison de la batin ‘la dame à qui la famille de l’homme donne la confiance de communiquer son intention au jour de la proposition de mariage’.

4. L’ensemble de procédé de mariage

D’après Suparlan (1995 : 179-183), le mariage chez les Sakai est dit complet lorsqu’il passe ces étapes suivantes :

a. La proposition de mariage

Chez les Sakai, la personne qui a le droit de remettre les présents de mariage n’est pas l’un des parents ou les autres membre de la grande famille, mais c’est une vieille dame que l’on appelle « batin ». Avant que la batin remette les présents de mariage aux parents de la fille, elle présente d’abord les feuilles de bétel et les noix d’arec. Cette présentation symbolise la demande de mariage proposée par l’homme. Si la demande est acceptée ces présents seront consignés à la famille de la fille. Et enfin les deux familles discutent le jour propre au mariage.

b. La remise de dot

La remise de dot est dite la première étape d’un procédé de mariage. Juste avant que la cérémonie de mariage soit commencée, la batin en tant que représentante de la famille de l’homme donne les objets désignés comme la dot. Cette remise a lieu chez la batin.

L’officialisation de cérémonie de mariage

Cette étape se fait après la remise de la dot. La batin commence la cérémonie de mariage en gravant un dessin d’un couple de marié en utilisant de la chaux de bétel sur un poteau de sa maison. Après avoir fini le dessin, elle demande aux mariés à propos de leur consentement au mariage. Puis elle demande aux invités s’il y’en a parmi eux qui sont à la disposition d’être les témoins du mariage. Ensuite elle prononce les mariés comme un couple uni d’un lien de mariage et donne lecture des devoirs et des droits du couple. Dans sa lecture elle affirme que le mari est le chef de la famille qui porte la responsabilité de la subsistance de sa future famille et de sa femme tandis que la femme porte la responsabilité des travaux ménagers quotidiens et les soins des enfants (Suparlan, 1993 : 25).

Sur le plan de la tradition, le mariage obtient déjà sa légalité. Comme la plupart des Sakai est devenue les fidèles de la religion musulmane et soumet à la loi civile, le mariage est généralement assisté par un représentant officiel de gouvernement. Dans ce cas, un petugas pencatatan sipil ‘fonctionnaire d’état civil’ du kantor urusan agama ‘bureau local des affaires religieuses’ est présent en tant que témoin officiel de l’état et enregistre le mariage de manière administrative (Suparlan, 1995 : 182). À nos jours, les Sakai considèrent qu’un mariage dit légal si les conditions exigées par le droit coutumier et la loi civile soient remplies.   

Du point de vue de la loi civile, le mariage coutumier comme le cas de Sakai ressemble à un mariage putatif dans la religion musulmane. L’état en réalité n’interdit pas ce genre de l’union, mais à cause de l’inexistence d’un document judiciaire qui permet d’assurer des droits légales de mariage, l’homme ou la femme risque d’en profiter. En plus le mariage coutumier sans intervention de l’état peut être considéré par certaines personnes comme un mariage nul parce que celui-ci tend à négliger les principes de base du mariage. Ces principes sont : (1) La déclaration du statut des époux qui peut servir à affirmer un lien légal afin que les autres personnes ne puissent plus nouer un lien intime avec l’un des époux. Tandis que dans le cas de mariage nul, l’un des partis semble vouloir détenir de manière illicite le statut de son compagnon de vie ; (2) La reconnaissance des droits de la femme. En cas de mariage nul, la femme n’aura pas ses droits tel que la loi de l’état les assure ; (3) Le bien des hommes au sens général. Le mariage nul est susceptible de créer plus des désavantages que du bien. L’enfant qui est issu de cette union affrontera des difficultés dans sa vie administrative, par exemple le problème d’obtenir l’enseignement, le travail faute de documents administratifs. L’autre problème important est la difficulté d’acquérir le moyen pour revendiquer le bien héritier de ses parents (Abdullah, 1991 : 187-188).         

c. La fête de mariage

À la fin de la cérémonie de mariage, on frappe les tambours à plusieurs reprises qui indiquent le commencement de la fête de mariage. Cette fête dont les divertissements sont les danses, le jeu, le repas peut durer trois jours et nuits.

5. Les prières et formules magiques

(en cours de collection de données)

6. Les valeurs

Le mariage coutumier des Sakai comprend au moins trois valeurs humaines. La première est la valeur de procréation, le mariage est une institution la plus adéquate pour exercer une activité de donner la vie à une nouvelle génération.

La deuxième concerne la valeur de convenance. Afin de créer une relation équilibre entre époux dans la vie quotidienne, ils doivent se connaître bien et comprendre l’un et l’autre. C’est pourquoi, la tradition de Sakai autorise une approche personnelle en vue d’éviter des regrets après le mariage. Au cas où la relation ne persiste pas pour toujours, le divorce est autorisé chez les Sakai mais cet acte est rarement pris parce qu’ils sont conscients qu’une connaissance du futur couple avant le mariage permet d’anticiper la rupture de mariage (Ibid : 185-186). Les Sakai, autrement dit, respecte avec plus de valeurs les relations qui se fondent sur une confiance et aboutiront au mariage tandis que les autres relations n’atteignent jamais au lien de mariage.

La troisième est la valeur de responsabilité. Comme le dit dans les passages ci-dessus, un homme et une fille qui noue une relation sérieuse sont obligés de savoir renoncer à la tentation d’un rapport sexuel avant le mariage pour conserver leur dignité et celle de leur famille. Après le mariage, ils sont exigés de supporter leurs propres responsabilités ; le mari doit suffire les besoins de sa nouvelle famille et la femme s’occupe des tâches ménagères.

(Afthonul Afif/bdy/07/01-09)

Traduit par Arya Seta (1/03-09)

Bibliographie :

  • Abdullah, Abdul Gani, Himpunan Perundang-undangan dan Peraturan Peradilan Agama, Jakarta, PT. Intermasa, 1991.
  • Suparlan, Parsudi, “Masyarakat Sakai di Riau”, dans Masyarakat Terasing di Riau. Koenjataringrat dkk. (éd.), Jakarta, Gramedia, 1993.
  • Suparlan, Parsudi, Orang Sakai di Riau: Masyarakat Terasing dalam Masyarakat Indonesia, Jakarta: Yayasan Obor Indonesia, 1995.
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