
1. Histoire
Le sultanat de Brunei est l‘un des plus anciens royaumes malais. Son existence était déjà attestée sur les documents de voyage arabes et chinois et ainsi les traditions orales malais de Bornéo Nord. Les documents chinois ont noté des noms tels que : Po-li, Po-lo, Poni ou Puni et Bunlai pour qualifier ce royaume.
Tandis que les documents arabes désignent ce royaume en termes Zabaj ou Randj. Et enfin un œuvre littéraire oral le Syair Awang Semaun (SAS) note que le mot Brunei est issu du terme baru nah qui signifie « endroit approprié ». Il y a plusieurs sources étrangères qui ont noté la chronique de Brunei, elles ont constaté plusieurs noms qui qualifiaient le Brunei, par exemple l‘œuvre javanais le Negarakertagama l‘appelle Buruneng ; le document historique européen l‘European Sources for the History of the Sultanate of Brunei in Sixteenth Century l‘appelle en plusieurs termes Bornei, Borneu, Burney, Borneo, Bruneo, Burne, et finalement Sidi Ali bin Husin le désigne Bornui et The Philippines Island a son propre terme Burni (Al-Sufri, 2001).
On peut dire que le Brunei est le seul royaume malais qui a réussi de survivre depuis sa fondation il y a longtemps. En considérant de sa longue histoire, il faut une rédaction totale qui couvrira des temps importants. L‘histoire de Brunei est composée de deux périodes, celle de préislamique marqué par existence du royaume Brunei Tua et celle de l‘islam débuté par le gouvernement du sultan Muhammad Shah qui dirigeait le sultanat de Brunei.
a. Période préislamique ou le royaume de l‘ancien Brunei (Brunei Tua)
Des renseignements sur ce royaume sont peu nombreux. Quelques sources y inclus celles de documents du Centre d‘études historiques de Brunei ne parlent qu‘un peu de choses. Les descriptifs du royaume de Brunei Tua sont consultables dans les manuscrits d‘origine chinoise pourtant ces derniers parlent plus du royaume de Puni. Ce serait normal parce que ce royaume était le dernier avant que le royaume de Brunei ait adopté un système de gouvernement musulman.
D‘après la source chinoise, le royaume de Brunei a existé depuis VIe siècle car entre 502 à 566 ap. J.-C., il y avait une relation de commerce entre Brunei et la Chine sous dynastie Liang. À cette époque Brunei est appelé Po-li. La désignation de Brunei s‘est évoluée en fonction des dynasties qui gouvernaient la Chine.
Po-li restait le terme qui désignait le Brunei jusqu‘à la dynastie Tang (618-906 ap. J-C.). À la période de la dynastie Sung (960-1279 ap. J.-C.), les commerçants chinois ont appelé Po-lo, alors que sous dynastie Ming (1368-1643 ap. J.-C.) Po-ni (Puni) est devenu la désignation courante de Brunei (Al Sufri, 2000).
La localisation du royaume de Brunei Tua selon les documents chinois était au sud-est de la ville de Canton (aujourd‘hui la ville de Guangzhou) à la distance nautique de soixante jours avec le souffle modéré du vent (Al-Sufri, 2000). Néanmoins, un historien chinois Hsu Yun-tsiau a fait un recherche qui a mené à la conclusion que le royaume aurait été à la côte orientale de la péninsule malaise ou plus précisément, la région de Kelantan.
Avant d‘adopter le système gouvernemental que l‘on connaît aujourd‘hui, le Centre historique de Brunei a qualifié le royaume Brunei Tua à l‘opposition des termes chinois tels que Po-li, Po-lo ou Puni qui ne ressemble pas au mot Brunei.
Etant donné que Po-li, Po-lo, puni et le Brunei réfèrent au même endroit, il paraît que les habitants locaux avaient les habitudes identiques. Comme les faits historiques qui racontent du royaume de Brunei Tua sont peu découverts de sorte que la description de la vie de l‘époque serait mal établie sauf quelques activités des habitants du royaume de Puni suivantes.
Vie économique, sociale et culturelle
Les faits historiques qui parlent de la vie quotidienne des habitants de Puni (la désignation de Brunei à l‘époque de la dynastie Ming 1368-1643) ne relèvent que des activités commerciales des Puni. Ils ont fait du commerce avec les commerçants chinois qui ont dû attendre trois jours après leur débarquement sur le port. Et puis le roi de Puni y venait pour estimer tous les marchandises. Pendant la détermination de prix, le roi invitait ses invités de goûter divers repas locaux. Après avoir accordé le prix, on sonne le gong qui marque le début de période de commerce. On dit que avant le gong était sonné personne n‘avait le droit de faire du commerce. Quiconque violait la règle, affronterait une condamnation à mort avec une exception pour un grand marchand qui recevrait une peine moins grave.
Sous la dynastie Ming, on peut citer les marchandises qui sont vendus tels que des nattes d‘or, des poteries, des porcelaines, le plomb, l‘argenterie, l‘or, le tissu de soie, la moustiquaire, des contreforts. Alors que les produits importés de la Chine étaient le camphre la corne de cerf, de l‘étain, des bracelets de l‘ivoire, la peau de la tortue, nid d‘oiseau, la parfumerie, le bois de santal, la cire d‘abeille et des épices.
Outre la Chine, le royaume de Puni avait également un relation commerciale avec Kochin, le Java, Singapour, Pahang, Terengganu, Kelantan et les région autour de Siam.
La vie culturelle des Puni du passé est enregistrée dans un récit qui raconte le traitement des Puni à l‘égard de défunt/e. À cette époque, le/la défunt/e faisait entrer dans un cercueil de bambou et puis les habitants posaient le cercueil et l‘abandonnaient sans plus de traitement dans la forêt. Au bout de deux mois, la famille du/de la défunt/e se mettait à labourer (malheureusement le récit ne raconte pas de manière plus clair la terre où la famille laboure).
L‘autre activité qui manifeste l‘habitude des Puni était le kenduri ou repas cérémoniel qui se déroulait tous les ans pendant sept ans. Dans ce rencontre les invités étaient priés de danser, goûter les repas, chanter avec la voix harmonique des instruments traditionnels tels que le gong, le canang ‘petit gong‘, le tawak-tawak ‘gong d‘alarme‘ et le gulingtangan. Les repas étaient posés sur les feuilles végétales qu‘il jetait après le rencontre.
Les Puni avaient une connaissance traditionnelle dans la préparation des médicaments traditionnels traitant des blessures qu‘ils désignaient pokok. Ce médicament était fait de la racine brûlée sur la poêle à frire et puis on étale la cendre sur la partie blessée du corps. D‘après les Puni bien que la blessure pût mener à la mort, mais ils étaient sûr que ce médicament pouvait la guérir.
Sur le plan religieux, même si les Puni étaient les fidèles de Bouddhisme, mais ils n‘ont pas laissé aucun vestige religieux construit de pierre. En revanche ils ont construit un édifice de plusieurs étages, dont le toit prenait une forme d‘un minaret, qui servait comme maison de prière. Dans le minaret, il y avait deux petites maisons qui contenaient des perles appelées Sen Fu qui signifie Buddha sacré. À l‘occasion de la fête de Buddha, le roi de Puni partait à la cérémonie pour ensemble avec les habitants du pays célébrer le culte de Budhha.
La majorité des Puni étaient bouddhistes pourtant il y en avait les habitants qui embrassaient l ‘islam. Cette situation est attestée par la découverte des tombes au motif islamique et le document qui affirme les Musulmans qui devenaient les membres de la mission commerciale du royaume de Puni à la Chine.
Il est présumé qu‘avant 1368 les souverains de Puni étaient les fidèles du bouddhisme mis à part le roi musulman qui s‘appelait Ma-ha-mo-sha. Cette hypothèse a été dévoilée lors de la découverte d‘un carnet de livraison des produits alimentaires permis pour les Musulmans attribués au roi de Puni, Ma-ha-mo-sha. L‘autre indication, c‘était le mot « Ma » qui, en chinois, réfère aux Musulmans. C‘était Ma-ha-mo-sha qui détenait le trône de Puni à l‘époque de l‘empereur Hung-wu de la dynastie Ming. Selon l‘autre source, il était aussi le premier sultan de Brunei qui s‘appelait Muhammad Shah. Et c‘était le vrai début du gouvernement musulman au royaume de Brunei.
b. Le sultanat de Brunei
L‘histoire de gouvernement musulman au royaume de Brunei a été marquée par la direction du roi Ma-ha-mo-sha en 1363. Sous influence de l‘islam, le royaume islamique de Brunei éprouvait plusieurs faits historiques qui ont marqué sa gloire et sa période obscure. Cette dernière était causée par des conquêtes des autres royaumes et l‘apparition du colonialisme en Asie du Sud-Est qui ensuite influencerait la situation politique intérieure du pays.
Ces faits historiques ont formé plusieurs périodes du royaume. La première était la période de l‘avant-colonialisme qui s‘est initiée par le sultan Brunei I, Muhammad Shah et achevée par le sultan Brunei V, Bolkiah ; la deuxième était la période coloniale qui a commencé sous le règne du sultan Brunei VI, Abdul Kahar ; la troisième était la période de l‘après-colonialisme qui a pris le début lorsque le sultan actuel, Hassanal Bolkiah était au pouvoir en 1984.
1). Période avant-colonialisme
Le développement de l‘islam au Brunei est lié à la présence des voyageurs, des marchands arabes, et effectivement des prédicateurs qui y sont venus successivement depuis 977. À cette année, l‘islam n‘était pas encore la religion officielle du royaume, il n‘a reconnu que sous le règne du sultan Muhammad Shah (1363-1482) (Al-Sufri, 1992 : 2000) et il s‘est bien développé lorsque le sultan Brunei III, Syarif Ali était au pouvoir de 1425 à 1432.
Au règne du sultan Muhammad Shah, Brunei était le pays vassal du royaume de Majapahit (Matassim, 2004). Dans l‘œuvre littéraire Negarakertagama, rédigé par Mpu Prapanca en écriture Kawi, le Brunei est mentionné parmi les autres pays vassaux de Majapahit. L‘autre source, le livre Salasilah Brunei atteste que sous le règne du sultan Brunei I, Muhammad Shah ou le roi Awang Alak Betatar, le royaume de Brunei avait été conquis par Majapahit de sorte qu‘il devait attribuer ce royaume javanais 40 kati ‘une ancienne mesure de poids qui égale à 3 kilogramme‘ de camphre (Al-Sufri, 2001). Cette dépendance a pris la fin lorsque le premier ministre de Majapahit, le mahapatih Gajah Mada est décédé.
La succession au trône du sultanat s‘est déroulée lorsque Muhammad Shah ou Ma-ha-mo-sha s‘est éteint en 1402. Sa dépouille mortelle a été inhumée hors de An Teh Boon Goh à Nankin, Chine. Après l‘inhumation, le roi de la Chine a ordonné aux dignitaires du sultanat de Brunei d‘assigner le pouvoir à Hsia-wang, le fils de Ma-ha-mo-sha. Malheureusement la volonté du souverain chinois ne s‘exécuterait jamais car Hsia-wang était très mineur, celui-ci avait encore 4 ans. Alors le neveu du sultan décédé, Ahmad a accédé au trône à la place de son oncle. Dans l‘histoire de Brunei, le sultan Ahmad est noté comme le sultan Brunei II (Al-Sufri, 2001).
Après avoir occupé le trône pendant 17 ans, le sultan Ahmad est mort et il n‘avait pas de descendants masculines, alors son beau-fils, Sharif Ali a accédé au pouvoir. À cette époque, le royaume de Puni possédait un vaste territoire qui couvrait l‘état actuel de Sabah, le Brunei et Sarawak et un grand changement historique de Brunei Tua s‘est fait lorsque le royaume de Puni s‘est incarné au royaume de Brunei lors de déménagement de la capitale de Brunei Tua à Kota Batu. Ce changement de nom est lié à la rupture de relation commerciale avec la Chine (Al-Sufri, 2000). Selon plusieurs sources, la rupture s‘est produite à la conséquence de l‘accession de nouveau sultan qui a déterminé une nouvelle politique étrangère du sultanat (Al-Sufri, 2001).
Sharif Ali était considéré comme le petit-fils de Sayidina Hasan, le petit-fils du prophète Mahomet et présidait la fonction d‘Amir ‘un ouléma ayant de l‘autorité d‘annoncer un avis juridique‘ de la mosquée Haram de la Mecque. Le sultan Sharif Ali a essayé de diffuser l‘islam aux habitants de Brunei même si l‘islam a déjà existé depuis IXe siècle, il y a encore des influences hindoues qui vivaient dans la société. On dit qu‘il a bâti une mosquée à trois étages et a laissé des traces culturelles grandioses de l‘islam. Il a appliqué une modèle de direction juste et bien gérée qui se reposait sur les principes de l‘islam. Sous son règne, le Brunei était connu de sa sécurité et sa prospérité et en résultat le Brunei a obtenu un nouvel appellatif « darussalam » qui signifie un pays bien protégé.
Le pays bien protégé s‘est précipité au sommet de sa gloire, lors de la dissolution du royaume de Malaka à cause de l‘invasion du royaume de Portugal en 1511, parce que le sultan Bolkiah a pris la présidence de diffusion de l‘islam de Malaka. Le Brunei est donc devenu le centre de développement de l‘islam auprès des pays vassaux et ses pays voisins. Cette époque a marqué sa période d‘or. Sa souveraineté et la reconnaissance des pays voisins à son égard, au règne du sultan Bolkiah est considéré comme l‘apogée de l‘empire de Brunei. Son gouvernement couvrait une vaste territoire, non seulement le tout de l‘île de Kalimantan mais aussi l‘île de Pelalawan, Sulu, Balayan Mindoro, Bonbon, Balabak, Balambangan, Bangi, Mantanai et Saludang. Cette apogée n‘a pas duré longtemps, car lors de décès du sultan Bolkiah en 1524, lorsque le pouvoir était déjà transféré au sultan Abdul Kahar le colonialisme européen a planté ses griffes en Asie du Sud-Est, y inclus le sultanat de Brunei.
2). Période coloniale
Le colonialisme européen a commencé en 1578 sous le règne du sultan Abdul Kahar. Les colonisateurs avaient, en fait, envie de conquérir Brunei dès qu‘ils aient appris la béauté du pays en 1521. En 1578, il y avait une dissolution qui a entraîné le sultan Saiful Rijal et deux princes du sultanat. Cet événement est connu sous nom « la guerre de Kastila ». Pour conquérir le Brunei, l‘empire d‘Espagne a su régler la situation défavorable au sein du sultanat.
La mission de conquête espagnole a été débutée par l‘envoi d‘une lettre de demande à l‘adresse du Sultan Saiful Rijal. Par cette lettre, les Espagnols voulait une autorisation du sultan afin que leurs missionnaires aient pu diffuser la religion chrétienne et que la sécurité des missionnaires ait été garantie, cependant dans la lettre ils ont insulté l‘islam et le prophète Mahomet. On est tenté dire que la lettre espagnole a certainement provoqué la colère du sultan Saiful Rijal. La conséquence, en avril 1578, a éclaté la guerre hispano-brunéienne qui a enlevé beaucoup de victimes dans le camp du Brunei. Comme implication da la victoire, les Espagnols ont confisqué les biens du palais et des dignitaires du sultanat. Même si les Brunéiens avaient éprouvé un événement bouleversant, ils ont encore montré leur élan patriotique en faisant retirer leur ennemi en juillet 1578.
Le sultan Saiful Rijal est mort en 1581 et remplacé par Shah Brunei. Ce dernier ne dirigeait que pour un an, jusqu‘en 1582. Comme son période de règne est très court, il n‘y a aucun document racontant l‘histoire de son gouvernement. Ensuite, le sultan Mohammad Hasan (1582-1598) a accédé au pouvoir et a réussi à rendre la période glorieuse du sultanat.
À cette époque, les domaines de l‘éducation, de la religion et du commerce ont connu une progression importante. Sur le plan éducatif, le sultanat a bâti plusieurs écoles islamiques ainsi que sur le plan religieux où le nombre de dakwah ‘invitation à la foi‘ s‘est accru. Dans le domaine du commerce quant à lui, le Brunei était bien connu pour son réseau commercial.
La période glorieuse a été enlevée lorsque le Brunei était sous contrôle du royaume d‘Angleterre. En 1839, James Brooke, un mandataire anglais, est venu de l‘Angleterre et puis a gouverné sur Serawak. Il a déclenché une attaque contre le sultanat de Brunei qui avait pour conséquence la dépossession de l‘Angleterre sur Serawak. Peu à peu, le territoire de Brunei se diminuait. Avait peur de la menace de James Brooke, en 1888 le sultan Hashim Jalilul Alam Aqamaddin a demandé une protection à l‘Angleterre. Puis le Brunei a signé un Perjanjian Persahabatan dan Perniagaan ‘pacte d‘amitié et de commerce‘ avec l‘Angleterre. Malheureusement ce pacte n‘a donné aucun avantages, alors le Brunei a fait de nouveau un autre accord qu‘on appelait Perjanjian Naungan dan Perlindungan ‘pacte de protection‘ qui n‘a donné aucun profit et au contraire ce pacte a exigé le Brunei de perdre la possession sur Limbang qui a réduit le territoire de Brunei.
Plusieurs pactes ont été successivement fait en 1905, 1906, 1959, 1971 et 1979. Ce dernier était signé pour modifier celui de 1888. Les pactes susdits sont faits pour finir la relation exceptionnelle entre le Brunei et l‘Angleterre qui était en principe contraire aux devoirs d‘un pays souverain (Al-Sufri dkk, 1992).
Pacte intergouvernemental anglo-bruneien 1959, signé sous règne
du sultan Omar Ali Saifuddin
Dans les années 60, il y avait plusieurs événements concernant à la fondation de la fédération de la Malaisie qui couvrait Wilayah Persekutuan Tanah Melayu ou ‘territoire des pays malais‘, Sabah, Sarawak, Singapour et le Brunei. Étant donné dans plusieurs négociations le Brunei n‘est pas arrivé à un accord avec les autres pays, surtout ce qui concerne l‘avenir de Brunei, ce dernier a donc décidé de ne pas faire partie et de former séparément un état.
À l‘objectif de réaliser une souveraineté et un état indépendance, le sultanat de Brunei a organisé pour la première fois un suffrage universel qui a subi un soulèvement d‘un groupe qui s‘appelait l‘armée de Bornéo nord ou Tentara Nasional Kalimantan Utara ayant pour objectif de renverser le gouvernement légitime. Cet événement a provoqué des victimes et a illustré une leçon importante qui serait utile pour le sultanat à l‘avenir.
La situation s‘est améliorée en 1967, lorsque le sultan Haji Omar Ali Saifuddin a abdiqué et mis en fonction son fils aîné Hassanal Bolkiah en tant que le vingt-neuvième sultan de Brunei. En 1970, le nom de la capitale du pays, Brunei Town, a été changé en Bandar Seri Begawan pour commémorer les contributions de l‘ancien sultan qui est décédé en 1986.
3).Période après-colonialisme
Couronnement de Hassanal Bolkiah
en tant que XXIXème sultan de Brunei en 1968 Le sultan Hassanal Bolkiah a accédé au trône en 1967 lorsque le sultanat de Brunei n‘a pas encore obtenir son indépendance. C‘est lui qui a mené le Brunei vers la modernité et a pris l‘initiative de proclamer l‘indépendance de son pays par les accords qu‘il a fait avec le Royaume-Uni.
En 1961, le sultan Hassanal Bolkiah a été désigné comme le prince dauphin ou Duli Pengiran Muda Mahkota à l‘âge de 15 ans. À l‘âge de 21 ans il a officiellement porté le titre le vingt-neuvième sultan de Brunei. Dès qu‘il ait été nommé comme le prince dauphin, il a montré son intérêt au développement du pays sur le plan religieux, économique, éducatif, social, culturel et de défense (Al-Sufri, 1992).
Le 1 janvier 1984, le sultanat de Brunei a obtenu son indépendance et est devenu un état souverain. Les mesures vers l‘indépendance étaient en fait effectuées par son père le sultan Haji Omar Ali Saifuddin Sa‘adul Khairi Waddien qui, après avoir bien réfléchi, a signé un accord qui s‘appelait Perjanjian Perlembagaan Bertulis Negeri Brunei en 1959.
Depuis son accession au trône, il a déconstruit le système ministériel et a essayé de réaliser un système gouvernemental qui se fondait sur la philosophie d‘un état malais qui était certainement en correspondance avec les principes islamiques (propre, véridique, confiant) se transformant en devise « Negara Melayu Islam Beraja » ‘Souveraineté islamique sur état malais‘. Il a construit la plus grande et magnifique mosquée de Brunei qu‘il a nommé Masjid Jami‘ Asr-Hassanil Bolkiah. Construit en 1988 elle peut abriter plus de 3 000 fidèles pour faire la prière ensemble. Outre un édifice de prière, elle est devenue un centre d‘activité des Brunéiens, car elle est munie d‘une bibliothèque, un salon magnifique. Son architecture et l‘intérieur de la mosquée sont le symbole de fierté de la famille royale et les Musulmans. On dit que son architecture concurrence celui de la mosquée Haram de La Mecque.

Pacte d‘amitié et de coopération anglo-brunéien, signé sous règne du
sultan Hassanal Bolkiah.
Actuellement, on peut dire que la période glorieuse de Brunei est revenue depuis la présidence du sultan Hassanal Bolkiah Mu‘izzaddin Waddaulah. Avec la richesse en forme de l‘or noir et l‘application du système de l‘économie musulmane, il paraît que la chance sourit toujours à Brunei.
2. Monarques
Les documents qui parlent des monarques de Brunei ne couvrent que ceux de période de l‘islam qui a commencé depuis 1363. Et même le Centre brunéien de l‘histoire n‘a aucun indice qui au moins pourrait illustrer les souverains de Brunei de la période préislamique. Voici la liste des monarques de Brunei :
- Sultan Muhammad Shah (1363 - 1402)
- Sultan Ahmad (1408 - 1425)
- Sultan Sharif Ali (1425 - 1432)
- Sultan Sulaiman (1432 - 1485)
- Sultan Bolkiah (1485 - 1524)
- Sultan Abdul Kahar (1524 - 1530)
- Sultan Saiful Rijal (1533 - 1581)
- Sultan Shah Brunei (1581 - 1582)
- Sultan Muhammad Hasan (1582 - 1598)
- Sultan Abdul Jalilul Akbar (1598 - 1659)
- Sultan Abdul Jalilul Jabbar (1659 - 1660)
- Sultan Haji Muhammad Ali (1660 - 1661)
- Sultan Abdul Hakkul Mubin (1661 - 1673)
- Sultan Muhyiddin (1673 - 1690)
- Sultan Nasruddin (1690 - 1710)
- Sultan Husin Kamaluddin (1710 - 1730) (1737 - 1740)
- Sultan Muhammad Alauddin (1730 - 1737)
- Sultan Omar Ali Saifuddin I (1740-1795)
- Sultan Muhammad Tajuddin (1795-1804) (1804-1807)
- Sultan Muhammad Jamalul Alam I (1804)
- Sultan Muhammad Kanzul Alam (1807-1826)
- Sultan Muhammad Alam (1826-1828)
- Sultan Omar Ali Saifuddin II (1828-1852)
- Sultan Abdul Momin (1852-1885)
- Sultan Hashim Jalilul Alam Aqamaddin (1885-1906)
- Sultan Muhammad Jamalul Alam II (1906-1924)
- Sultan Ahmad Tajuddin (1924-1950)
- Sultan Omar ‘Ali Saifuddien III (1950-1967)
- Sultan Haji Hassanal Bolkiah Mu‘izzaddin Waddaulah (1967-aujourd‘hui)
Si on remonte plus loin, les souverains musulmans étaient les descendants du roi de Perlak XVIII. Le sultan Brunei I était l‘arrière-petit-fils de la princesse Ratna Kumala, la fille du dix-huitième roi de Perlak (Aceh), qui s‘est marié au sultan Iskandar Shah de Tumasik. D‘après un Salasilah, le roi de Perlak était le descendant du prophète Mahomet de son neuvième descendant Sayid Ali Al-Muktabar (Al-Sufri, 2001).
L‘autre méthode pour vérifier que les souverains sont et étaient les descendants du prophète Mahomet est de retracer l‘arbre généalogique de troisième sultan de Brunei, Sharif Ali, qui était en fait le descendant de Sayidina Hasan, le petit-fils de Mahomet. Ainsi la relation entre le prophète Mahomet et les souverains de Brunei peut être retracée en deux méthodes.
3. Durée de la monarchie
D‘après les documents chinois, la période islamique de Brunei, si on compte de la fin de la période préislamique, est très longue. Elle a 14 siècles parce que un document chinois de la dynastie Liang a attesté l‘existence de Brunei depuis le VIe siècle.
4. Territoire
D‘après les documents chinois, le royaume de Brunei, sous nom Po-li, occupait 136 régions. À son apogée, il prenait entièrement le contrôle sur l‘île de Kalimantan, Zulu et Luzon (actuellement Philippines). Aujourd‘hui, il ne possède que un très petit morceau de l‘île de Kalimantan. Le pays limitrophe de Brunei est la fédération de la Malaisie qui l‘entoure de l‘ouest à l‘est. La mer de Chine méridionale est la limite de nord de Brunei. Actuellement, le territoire de Brunei se partage en quatre districts (Belait, Brunei dan Muara, Temburong et Tutong) et en trente-huit mukim ‘la plus petite subdivision territoriale de Brunei‘.
5. Organisation politique
Sultan Haji Hassanal Bolkiah Mu‘izzauddin WaddaulahÀ l‘époque de passé, ce royaume était dirigé par un souverain que l‘on appelait sultan. Ce dernier avait des assistants, en langue malaise étaient qualifiés « premier wazir » et « menteri », qui facilitaient ses devoirs. Le premier wazir prenait la direction de plusieurs cheteria et quelques agents du sultanat occupant des affaires religieuses. Actuellement, le pouvoir suprême est à la main de sultan qui est à la fois en tête du gouvernement. Le sultan de Brunei préside donc douze ministères parmi eux sont : secrétariat du Premier Ministre, ministère des Affaires étrangères et du Commerce, ministère de l‘Intérieur, ministère des Finances, ministère de la Défense, ministère de l‘Education, ministère de l‘Industrie et des Ressources primaires, ministère du Développement, ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, ministère de la Communication, ministère de la Santé, ministère des Affaires religieuses.
6. Vie socioculturelle
À l‘époque préislamique, les Malais y inclus les Brunéiens embrassaient l‘hindouisme et le bouddhisme. Après la chute de Malaka par le royaume de Portugal, le Brunei était le centre de diffusion de l‘islam pour ses pays voisins, la partie orientale de l‘archipel malais et l‘archipel des Philippines actuels.
Les Brunéiens étaient connus pour leurs bonnes mœurs. Selon les données dans les documents d‘Antonio Pigafetta intitulés Il primo viaggio intorno al mondo ‘le premier voyage autour du monde‘ cité par Al-Sufri (1997), les Brunéiens ont des mœurs civilisées. Elles se sont illustrées lorsque un dignitaire brunéien recevait les invités espagnols. Il a préparé un repas de plusieurs sortes avec des cuillères d‘or qui impressionnaient les Espagnols.
Ils ont également un esprit de nationalisme de haut qualité qu‘ils appelent « semangat kebruneian » ou l‘« esprit de bruneité » (Al-Sufri, dkk., 1999). C‘était avec cet esprit qu‘ils ont réussi à battre les troupes espagnoles et les ont forcé de se reculer lors de leur tentative de l‘invasion de Brunei.
Aujourd‘hui, le sultanat de Brunei, applique la code juridique musulmane qui à l‘application quotidienne s‘appellent « hukum syarak ». Le hukum syarak couvre les lois pénales et les droits civils. Cette application a résulté de la volonté du Sultan Sharif Ali qui voulait islamiser tous les Brunéiens (Al-Sufri, dkk., 1999). Elle a pour résultat à la manière de se comporter des Brunéiens en fonction de la loi musulmane. Le phénomène le plus marquant est l‘usage de baju kurung ‘tenue traditionnelle des femmes brunéiennes‘ qui est effectivement la manifestation de la loi musulmane dans la vie quotidienne.
Sur le plan de l‘interprétation juridique, les Brunéiens adoptent l‘école chaféite tandis que sur le plan des fondements de la croyance religieuse, ils appliquent les interprétations de courant ahlusunna wal jamaa. Depuis que, son indépendance ait été prononcée, le sultanat de Brunei a rendu publique la devise « Melayu Islam Beraja » en tant que philosophie du sultanat qui s‘appliquerait ensuite la mode de vie des Brunéiens jusqu‘aujourd‘hui. (Nanum Sofia/Sej/2/07-08)
Traduit par Arya Seta (1/08-08)
Bibliographie:
Al-Sufri, Haji Awang Mohd. Jamil, Tarsilah Brunei: Sejarah Awal dan Perkembangan Islam. Bandar Seri Begawan, Brunei, Pusat Sejarah Brunei, Kementrian Kebudayaan, Belia dan Sukan, 2001.
___________, Latar Belakang Sejarah Brunei. Bandar Seri Begawan, Brunei, Pusat Sejarah Brunei, Kementrian Kebudayaan, Belia dan Sukan, 2000.
___________, dkk, Masa Silam Sarana Masa Depan: Kumpulan Kertas Kerja Seminar Sejarah Brunei II. Bandar Seri Begawan, Brunei, Pusat Sejarah Brunei, Kementrian Kebudayaan, Belia dan Sukan, 1999.
___________, Tarsilah Brunei II: Zaman Kegemilangan dan Kemasyhuran. Bandar Seri Begawan, Brunei, Pusat Sejarah Brunei, Kementrian Kebudayaan, Belia dan Sukan, 1997.
___________, dkk, Daulat. Bandar Seri Begawan, Brunei, Jabatan Pusat Sejarah, Kementrian Kebudayaan Belia dan Sukan, 1992.
Matasim, Awang Haji bin Haji Jibah, Dokumentasi. Bandar Seri Begawan, Brunei, Pusat Sejarah Brunei, Kementrian Kebudayaan Belia dan Sukan, 2004.
Illustrations photographiques:
Al-Sufri, Haji Awang Mohd. Jamil, 2000, Latar Belakang Sejarah Brunei. Bandar Seri Begawan, Brunei, Pusat Sejarah Brunei, Kementrian Kebudayaan, Belia dan Sukan.
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- www.bruneiresources.com/hm.jpg
- www.galen-frysinger.com
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